Résister

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Théâtre Suresnes - Jean Vilar , Suresnes

Le 19 novembre 2017
Durée : 1h20

CONTEMPORAIN

Au nom d’idéologies des hommes sombrent dans la barbarie, recouvrant l’espace du froid de la tyrannie, répandant le sang de leurs frères. Les idéologies changent, les hommes passent… Reste le devoir de mémoire au nom de tous les hommes sacrifiés qui ont lutté et luttent chaque jour.
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Résister

De

Guy-Pierre Couleau

Mise en scène

Guy-Pierre Couleau

Avec

Anne Le Guernec

,

Nils Ohlund

,

Antoine Régent

Impressions de la Résistance
La résistance au théâtre
Se souvenir
Pour qui oeuvrent les martyrs

« Pour qui oeuvrent les martyrs ?
La grandeur réside dans le départ qui oblige.
Les êtres exemplaires sont de vapeur et de vent. »
René Char

« Ceci est un spectacle d’impressions.
Impressions de la Résistance.

Il ne s’agit pas pour moi de rendre compte d’une réalité historique de la Résistance en France, de 1939 à 1945, pendant l’occupation nazie sur le sol de notre pays et je ne veux pas composer un panorama ou un état des lieux de ce que fut la Résistance. Je ne veux pas faire de reconstitution historique, car elle serait fausse.
Il est question ici de ce sentiment, de cet esprit de Résistance.
Le courage, la fraternité, le refus de l’aliénation, le désir de penser et d’agir en liberté, la volonté de léguer un futur positif, l’amour de la paix, le respect de l’autre, des droits de l’homme, l’horreur du totalitarisme, du fascisme, de la destruction de l’homme par l’homme... toutes motivations, secrètes ou exprimées, qui poussaient des hommes et des femmes, (parfois presque des enfants), à se révolter contre l’injustice, la violence et la barbarie. «La véritable justice, ce n’est pas la vengeance, c’est la mémoire.» (Robert Badinter).

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Il semble impossible aujourd’hui de traverser cette épopée de façon réaliste et il serait vain, ou injuste, de vouloir incarner ces personnes sur une scène de théâtre. Pourtant, le théâtre est encore le seul lieu où il soit possible et juste de vouloir rendre vivante la mémoire de ceux qui ont refusé l’asservissement, parce que le théâtre est non seulement le lieu de la représentation de la vie, mais il est aussi le lieu de la parole, et la parole est l’instrument de la liberté.
Depuis Antigone, nous savons bien que l’esprit de résistance parle la langue du théâtre.
Il n’est possible de rendre aujourd’hui visibles aux yeux d’un public, que des impressions, des fragments de ces millions d’actes quotidiens, obscurs ou glorieux, héroïques ou anonymes. Et c’est pourquoi je ne citerai pas tel ou tel plutôt que l’autre. Il n’y aura pas de palmarès de la résistance dans le travail que je construis avec les comédiens. Non. Seulement des impressions, respectueuses de ce que furent ces années-là, ces heures à attendre, ces secondes à agir.
Il y a ces mots d’autrefois qui ont fait notre liberté de paroles et de mouvements d’aujourd’hui : courage, héroïsme, honneur, espoir.

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Où sont-ils inscrits à présent, ailleurs que sur quelques monuments aux morts et dans les esprits d’une poignée de survivants ?
Où partiront-ils lorsque aucun des acteurs de ce passé ne sera plus en vie ?
Comment ignorer, que par la force de nos mémoires, nous puissions perpétuer le souffle et la générosité de ces femmes et ces hommes ?
Comment ne pas se souvenir de ce que fut leur esprit ?
Comment effacer ce qui nous construit tous les jours ?
Comment passer sous silence les morts qui nous regardent encore aujourd’hui  ?
Comment ne pas vouloir transmettre cela à nos enfants ?
Comment ne pas vouloir leur dire qu’ils sont une partie de nous et que nous avons besoin de leur regard respectueux ?  »

Guy Pierre Couleau
septembre 2001

D’après des textes de :
Danielle Casanova, Jean Cassou, René Char, Marianne Cohn, Bernard Courtault, Raymond Kojitsky, Annie Kriegel, Lise Lesèvre, Jean Moulin, Missak Manouchian, France Péjot, Madeleine Sabine,...

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«Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté.
L’action qui a un sens pour les vivants n’a de valeur que pour les morts, d’achèvement que dans les consciences qui en héritent et la questionnent.
Pour qui oeuvrent les martyrs ? La grandeur réside dans le départ qui oblige. Les êtres exemplaires sont de vapeur et de vent. »

René Char
de Feuillets d’Hypnos 1943-1944

Je trahirai demain, pas aujourd’hui.
Aujourd’hui, arrachez-moi les ongles
Je ne trahirai pas !
Vous ne savez pas le bout de mon courage,
Moi, je sais.
Vous êtes cinq mains dures avec des bagues,
Vous avez aux pieds des chaussures avec des clous.
Je trahirai demain. Pas aujourd’hui ;
Demain.
Il me faut la nuit pour me résoudre.
Il ne faut pas moins d’une nuit
Pour renier, pour abjurer, pour trahir,
Pour renier ses amis,
Pour abjurer le pain et le vin,
Pour trahir la vie,
Pour mourir.
Je trahirai demain. Pas aujourd’hui.
La lime est sous le carreau,
La lime n’est pas pour le bourreau,
La lime n’est pas pour le barreau,
La lime est pour mon poignet.
Aujourd’hui, je n’ai rien à dire.
Je trahirai demain.

Marianne Cohn

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