
Coup de cœur de la rédaction Le 1er octobre 2025
Dans ce « conte médiéval afro queer », Anthony Martine mêle danse, chant, maquillage live, performance et archives personnelles pour mener une réflexion sur la construction d’un jeune adulte noir et queer ayant grandi et rêvé en blanc et hétéro.
Les deux années de prépa littéraire d’Anthony Martine au Lycée Henri IV constituent le point de départ de ce seul-en-scène et révèlent un constat : que ce soit dans les films ou dans les chansons de son enfance, toutes ses idoles étaient blanches et hétéro.
En reprenant les codes d’un genre traditionnellement blanc, le conte médiéval, il choisit de s’en délester progressivement et de créer un nouveau mythe dans lequel il aura enfin sa place. Le bouffon du roi y côtoie « Paris Ardant », version drag de Fanny Ardant, sa marraine la mauvaise fée qui le suit dans toutes ses premières fois parisiennes. Au plateau, sa soeur Mérèndys Martine, muse énigmatique, accompagne elle aussi le déroulé du conte.
« Anthony Martine propose son premier (presque) seul en scène, une autofiction abracadabrante, drôle poétique et militante. » L'Humanité
« Quand on dort on n’a pas faim explose les codes théâtraux traditionnels grâce à un « conte médiéval afro-queer » qui produit un mélange des genres drôle et audacieux. » Sceneweb
« Quand on dort on n'a pas faim révèle avec beaucoup de justesse la prégnance de systèmes racistes, classistes et hétéronormés. » Coup d'œil
« Avec ce spectacle-performance si personnel, Anthony Martine tue ses démons avec panache. » Pleins Feux
« Grandir en France hexagonale en tant que personnes noires et/ou afrodescendantes, c'est grandir avec un malmènement de nos vécus et de nos représentations : tantôt invisibilisés, tantôt misérabilistes, ghettoisés ou transposés aux États-Unis. En effet, il est intéressant de remarquer que la question de l’esclavage et de la traite négrière est constamment transposée aux USA dans les programmes d’histoire ; tant que le gouvernement français ne reconnaîtra pas réellement son passé colonial et toutes les dominations qui en découlent aujourd’hui en en faisant état dans sa manière d’enseigner l’histoire, nous continuerons à patauger dans ce malaise si français. »
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