
Agathe et Alban s’apprêtent à se marier en août 1914 quand la guerre éclate et les sépare. Tout ce qu’il leur reste, ce sont ces lettres qu’ils échangent, lui depuis le front, elle à l’arrière. Mais comment décrire l’indicible ? La violence de la guerre d’un côté, et la difficulté du quotidien de l’autre ?
Le contexte En juillet 1914, après l’attentat de Sarajevo, une succession d’ultimatums et de déclarations de guerre en Europe étend le conflit à l’Allemagne puis à la France.
Le hasard des alliances ? Pas seulement. La guerre contre l’Allemagne était attendue depuis longtemps. En France, les affiches donnant l’ordre de mobilisation générale étaient imprimées depuis 1904. Seule la date avait été laissée en blanc. Le jour même de la décision, elles peuvent ainsi être envoyées dans toutes les communes de France.
Pour la population, passé l’effet de surprise, la conviction est qu’il faut défendre le pays contre l’agression allemande. Les hommes partent avec le sentiment d’un devoir à accomplir. « Ils n’étaient pas enthousiastes, ils étaient résolus, ce qui vaut mieux », écrit l’historien Marc Bloch, lui-même mobilisé.
Les conséquences ? 1914-1918, c’est pour la France 8 millions de combattants sur les quatre ans, 3 millions et demi de blessés dont certains à plusieurs reprises, et 1 million et demi de morts. Le drame historique Par-delà les tranchées évoque, à la fois à l’arrière et sur le front, les neuf premiers mois d’une guerre qui va durer quatre ans.
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