
Dans cette célébration pratiquée par les communautés autochtones, Nacera Belaza reconnaît deux éléments fondamentaux de son langage, le cercle et le rythme. Elle observe leur confrontation qu’elle-même n’a jamais osé mettre en scène, tant « les imaginaires et les états qu’ils génèrent » lui semblaient différents.
« D’un côté, la force du cercle dans l’espace, traçant sa propre orbite autour d’un centre immuable et donnant l’impression d’organiser le désordre de vies disparates ; de l’autre, le rythme creusant le temps en soulevant les corps pour leur accorder une fulgurante liberté… » Nacera Belaza
En résidence aux États-Unis en 2022, Nacera Belaza est témoin d’une célébration autochtone, le pow-wow de Mendota, non loin de Minneapolis. Dans une grande ronde, toutes les générations de la communauté circulent ensemble, chacune apportant sa danse et son histoire. Moment collectif décisif, cette cérémonie célèbre un héritage culturel partagé et resserre les liens entre les âges et entre les groupes.
Saisie par la force de ce spectacle, Nacera Belaza y isole deux principes déjà à l’œuvre dans son propre travail : le cercle et le rythme. Si la chorégraphe les avait jusqu’alors explorés de façon disjointe, il s’agit désormais de conjuguer. C’est vers cet horizon que s’élance La Nuée : comment nouer la révolution du corps et ses mouvements giratoires avec la pulsation et le battement ?
Dans un dispositif bifrontal, le public est invité à une intense traversée sensorielle. Congédiant tout symbolisme facile, toute recherche de métaphore, La Nuée se déploie comme une expérience perceptive, où le mouvement est rendu à l’énigme de sa contemplation. Poursuivant son travail sur l’obscurité, la chorégraphe organise un temps suspendu où huit corps en orbite gravitent selon différentes modalités rythmiques, traversés de souffles, de voix et de chants : l’occasion de retrouver l’émotion première de la ronde, la force du tempo et de la vibration.
À propos de cette chorégraphie, dont l’idée est issue d’un pow-wow amérindien, Nacera Belaza parle de la conjugaison du cercle et du rythme. Ses danseurs, habillés de noir, se déplacent dans une quasi-obscurité, glissant comme des fantômes ou se mouvant comme des derviches tourneurs. C’est simple et c’est beau.
Réservé via Theatreonline
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À propos de cette chorégraphie, dont l’idée est issue d’un pow-wow amérindien, Nacera Belaza parle de la conjugaison du cercle et du rythme. Ses danseurs, habillés de noir, se déplacent dans une quasi-obscurité, glissant comme des fantômes ou se mouvant comme des derviches tourneurs. C’est simple et c’est beau.
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1, rue André Suarès 75017 Paris
Entrée du public : angle de la rue André Suarès et du Bd Berthier.