
« Les peurs que l'on ressent ne sont rien auprès des terreurs que l'on imagine. » Ce que Shakespeare dit de façon radicale, c'est que ce qui n'est pas, ce qui est de la seule étoffe de nos rêves, des songes, des désirs – c'est cela seul qui est et fait la trame secrète de notre vie.
« Les peurs que l'on ressent ne sont rien auprès des terreurs que l'on imagine. » Ce que Shakespeare dit de façon radicale, c'est que ce qui n'est pas, ce qui est de la seule étoffe de nos rêves, des songes, des désirs – c'est cela seul qui est et fait la trame secrète de notre vie.
Cette citation opère un renversement fondamental : Macbeth cesse d'être une pièce sur un roi assassin pour devenir le portrait d'un homme dévoré par l'avant-coup de ses actes. Comme le souligne A. C. Bradley, Macbeth possède une « imagination de poète » : c'est elle qui transforme l'ambition en visions hallucinées, rendant le poignard flottant ou le spectre de Banquo plus réels que le trône lui-même. Coleridge abonde en ce sens, notant que « la culpabilité dans son germe est antérieure à la cause supposée » – le désir précède et dépasse l'acte.
Cartoucherie - Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Navette : Sortir en tête de ligne de métro, puis prendre soit la navette Cartoucherie (gratuite) garée sur la chaussée devant la station de taxis (départ toutes les quinze minutes, premier voyage 1h avant le début du spectacle) soit le bus 112, arrêt Cartoucherie.
En voiture : A partir de l'esplanade du château de Vincennes, longer le Parc Floral de Paris sur la droite par la route de la Pyramide. Au rond-point, tourner à gauche (parcours fléché).
Parking : Cartoucherie, 2ème portail sur la gauche.