Le train zéro

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TGP - CDN de Saint-Denis , Saint-Denis

Du 08 au 26 janvier 2020
Durée : 1 heure

CONTEMPORAIN

,

Russe

Voilà des années que le TGP partage sa passion pour la littérature et le théâtre russes. Cette saison, c’est Iouri Bouïda qui ouvre les pages de son Train Zéro. La metteuse en scène Aurélia Guillet adapte ce récit crépusculaire et le confie au comédien bulgare Mirglen Mirtchev.
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Le train zéro

De

Iouri Bouïda

Mise en scène

Aurélia Guillet

Avec

Miglen Mirtchev

La représentation du 19 janvier sera suivie d'une rencontre avec l'équipe artistique du spectacle.

Après cette rentrée marquée par les auteurs anglais, le retour en terre slave s’imposerait presque. Voilà des années que le TGP partage sa passion pour la littérature et le théâtre russes : Tchekhov, Pouchkine, Dostoïevski, Boulgakov, Erdman, Andreïev, Blok, Harms, Akhmatova ont hanté, par-delà les siècles, toutes les salles du théâtre. Leurs illuminations, leurs fulgurances, un peu de leur âme, nous sont parvenus.

Cette saison, c’est Iouri Bouïda qui ouvre les pages de son Train Zéro. Né dans la région de Kaliningrad en 1954, il vit actuellement à Moscou. Depuis 1992, il a publié de nombreux livres en Russie où son oeuvre jouit d’un grand prestige. En France, certains de ses ouvrages sont traduits et publiés. Il reste pourtant à découvrir.

La metteuse en scène Aurélia Guillet adapte ce récit crépusculaire et le confie au comédien bulgare Mirglen Mirtchev. Il incarne Ivan Arbadiev, le dernier habitant d’une colonie ferroviaire située à la lisière du monde. Pendant des années, avec une petite communauté de femmes et d’hommes, il a attendu le passage quotidien du Train Zéro, contrôlé par l’armée, dont les portes plombées et un secret absolu protègent le contenu. Resté seul, il convoque des souvenirs empreints de l’obsession de servir un système dont il est le pur produit.

Ce texte puissant et dense évoque le régime concentrationnaire soviétique mais il se déploie plus largement. Les personnages sont tellement pris par leur désir de vie, d’amour, de compréhension ou d’acceptation, que leur humanité saisit bien au-delà du contexte historique. Le Train Zéro peut être une métaphore de ce qui fait sens ou non, de ce qui fait vivre ou mourir.

Traduit du russe par Sophie Benech.

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