Le nombril

Dans le style mordant et drôle dont il est passé maître, Jean Anouilh narre dans sa dernière pièce l’histoire d’un auteur à succès se sentant sur une pente descendante, face à l'arrivée du nouveau théâtre d’avant-garde. Un pièce quasi testament qui interroge avec humour et légèreté sur le sens de la vie. Avec Francis Perrin.
  • Une pièce testament...

Dans son style mordant et drôle, dont il est passé maître, Jean Anouilh nous raconte dans sa dernière pièce, Le Nombril, l’histoire d’un auteur à succès, mais se sentant sur une pente descendante, à cause de la menace du nouveau théâtre d’avant-garde. Accablé par une crise de goutte, il se met en tête d’écrire une pièce sur les nombrilistes.

Or sa vie, minute après minute, devient un défilé sans fin de nombrilistes acharnés ; que ce soit un ami de toujours, sa famille, sa maitresse, son médecin, ses filles, tous viennent réclamer ce dont ils estiment mordicus avoir droit. Dans cette pièce, hommes et femmes ne cessent de se regarder le nombril pris dans un tourbillon narcissique où se perd le sens la vie.

 " Le Nombril, dernière pièce de Jean Anouilh, quasi testament, est une comédie de caractère et de moeurs, plus actuelle que jamais et assez moliéresque, dans laquelle se dessine le désarroi de l’auteur quant à sa véritable identité. A la fois en tant qu’homme, face aux choses de la vie, et en tant qu’auteur, face au théâtre d’avant-garde dont il a parfois ridiculisé, à juste titre, la prétention et l’amateurisme, et du théâtre de l’absurde, qu’il a par contre souvent défendu et admiré, notamment Ionesco et Beckett. Cela donne une oeuvre comique bien sûr, mais forte sur les éléments essentiels de la vie : l’amitié, les enfants, la famille, l’amour, l’argent, la notoriété. Telle la fin du Formidable Bordel, on peut se demander si la vie elle-même n’est pas un théâtre de l’absurde. " 
Michel FAGADAU

  • La presse en parle

 " On peut s'agacer de ses côtés réactionnaires, de ses jeux de mots grivois faciles. Mais, en « se lâchant » dans cet ultime opus, Anouilh, accouche d'une sorte d'ovni : un manifeste nihiliste sous la forme boulevardière. L'auteur dramatique brocarde l'avant-garde, mais introduit une dose d'absurde (...) Perrin parfait. " Les Echos

Sélection d’avis du public

RE: RE: Le nombril Le 13 février 2011 à 20h07

Une raison de plus de ne pas rater "Le nombril" d'Anouilh (superbe réflexion sur le travail de création dramaturgique, sur fond d'histoires de famille et d'amitiés, embrouillées et caustiques) : le talentueux Fagadau a signé là sa dernière mise en scène - il vient en effet de décéder (le 10 /02/11).

RE: Le nombril Le 13 février 2011 à 19h35

Parfaitement d'accord ! Michel Fagadau met à nouveau superbement en scène Anouilh à la Comédie des Champs-Elysées, après l'excellente "Colombe" de la saison dernière. Cette fois-ci c'est Francis Perrin qui mène la danse (après Anny Duperey dans "Colombe"), et avec un brio et un métier comparables. Toute la troupe d'ailleurs sert ici avec bonheur un vrai texte de théâtre : que les "auteurs" actuels aillent y prendre des leçons !

Le nombril Le 13 février 2011 à 17h40

Ah le beau spectacle ! Drôle, très drôle. Pointu, méchant, intelligent, super bien écrit. Et les comédiens, quels numéros ! Perrin, Bergé, Borde, Bouillette, Laugerias, Sardou, Ansidey. Tous justes et drôles. Belle salle art deco confortable. Une super soirée.

Vous avez vu ce spectacle ? Quel est votre avis ?

Note

Excellent

Très bon

Bon

Pas mal

Peut mieux faire

Ce champ est obligatoire
Ce champ est obligatoire

Vous pouvez consulter notre politique de modération

RE: RE: Le nombril Le 13 février 2011 à 20h07

Une raison de plus de ne pas rater "Le nombril" d'Anouilh (superbe réflexion sur le travail de création dramaturgique, sur fond d'histoires de famille et d'amitiés, embrouillées et caustiques) : le talentueux Fagadau a signé là sa dernière mise en scène - il vient en effet de décéder (le 10 /02/11).

RE: Le nombril Le 13 février 2011 à 19h35

Parfaitement d'accord ! Michel Fagadau met à nouveau superbement en scène Anouilh à la Comédie des Champs-Elysées, après l'excellente "Colombe" de la saison dernière. Cette fois-ci c'est Francis Perrin qui mène la danse (après Anny Duperey dans "Colombe"), et avec un brio et un métier comparables. Toute la troupe d'ailleurs sert ici avec bonheur un vrai texte de théâtre : que les "auteurs" actuels aillent y prendre des leçons !

Le nombril Le 13 février 2011 à 17h40

Ah le beau spectacle ! Drôle, très drôle. Pointu, méchant, intelligent, super bien écrit. Et les comédiens, quels numéros ! Perrin, Bergé, Borde, Bouillette, Laugerias, Sardou, Ansidey. Tous justes et drôles. Belle salle art deco confortable. Une super soirée.

Informations pratiques

Comédie des Champs-Elysées

15, avenue Montaigne 75008 Paris

À l'italienne Accès handicapé (sous conditions) Bar Champs-Elysées Salle climatisée Vestiaire
  • Métro : Alma - Marceau à 183 m
  • Bus : Alma - Marceau à 68 m, Marceau - Pierre 1er de Serbie - Place de Beyrouth à 330 m
Calcul d'itinéraires avec Apple Plan et Google Maps

Plan d’accès

Comédie des Champs-Elysées
15, avenue Montaigne 75008 Paris
Spectacle terminé depuis le dimanche 12 juin 2011

Pourraient aussi vous intéresser

Partenaire
Le Montespan

Théâtre Actuel La Bruyère

La Danseuse

Théâtre de Belleville

- 16%
Music-Hall Colette

Tristan Bernard

La réunification des deux Corées

Théâtre de la Porte Saint-Martin

Spectacle terminé depuis le dimanche 12 juin 2011