Le nain / L'enfant et les sortilèges

Paris 9e
du 23 janvier au 13 février 2013
2h40 avec entracte

Le nain / L'enfant et les sortilèges

De Zemlinsky à Ravel, deux opéras pour un même regard lucide et impitoyable sur les ombres de l’enfance. Le nain et L'enfant et les sortilèges sont mis en scène par Richard Jones et Antony Mcdonald et dirigés par Paul Daniel.
  • Deux opéras pour un même regard sur les ombres de l’enfance.

Refusant de faire ses devoirs, un enfant s’en prendà son chat et maltraite son écureuil. Mais voici que prennent vie le fauteuil et l’horloge, que le feu se fait menaçant et que l’ombre envahit la pièce. C’est le début d’un voyage merveilleux et inquiétant : Colette – qui signe le livret de L’Enfant et les sortilèges – sait bien que tout désir a son revers, et qu’il faut apprendre à le dompter pour grandir. Assoiffée de liberté, la musique de Ravel mêle avec bonheur les styles – de la polyphonie à la valse, du ragtime à la polka – et trouve les notes justes pour exprimer les sortilèges de l’inconscient.

Le Nain pose ce même regard lucide et impitoyable sur les ombres de l’enfance. Il fallait l’esprit brillant et assassin d’Oscar Wilde pour imaginer l’histoire de l’Infante d’Espagne à qui l’on offre, en guise de jouet, un nain qui se croit noble chevalier et finira terrassé en découvrant son reflet dans le miroir. Zemlinsky compose une musique d’une concision et d’une efficacité dramatique redoutables, qui rend bouleversante cette tragédie de la cruauté.

Direction musicale : Paul Daniel
Mise en scène, décors et costumes : Richard Jones et Antony Mcdonald
Lumières : Matthew Richardson
Chorégraphie : Amir Hosseinpour
Chef du Choeur : Patrick Marie Aubert

Avec l'Orchestre et choeur de l'Opéra national de Paris
Avec la Maîtrise des Hauts-de-Seine / Choeur d’Enfants de l’Opéra national de Paris

  • Le nain

Conte tragique en musique en un acte (1922)
Musique d'Alexander Von Zemlinsky (1871-1942)
Livret de Geirg C. Klaren d'après The birthday of the infanta d'Oscar Wilde

Le Nain est né de la volonté de Zemlinsky d’écrire un opéra « sur la tragédie d'un homme laid ». Lui-même souffrait d’un physique disgracieux et Alma Schindler, qui fut le grand amour de sa vie, mais qui préféra épouser Mahler, le décrivait comme : « comique, petit, sans menton, les yeux protubérants ». Dans un premier temps, il s'adressa à son ami Franz Schreker pour lui demander d'écrire un livret sur le sujet. Schreker s'y attela, mais il fut tellement conquis par l'histoire qu'il écrivait qu'il décida d'en composer lui-même la musique – l'opéra devint Die Gezeichneten (Les Stigmatisés). Zemlinsky se tourna alors vers l'écrivain Georg Klaren, qui était en train de travailler à une étude sur le psychanalyste Otto Weininger. Celui-ci opta pour le conte d'Oscar Wilde, L'Anniversaire de l'Infante, mais l'adapta de telle manière qu'il réponde aux exigences autobiographiques de Zemlinsky. Ainsi peut-on reconnaître dans la description qui est faite de cette Infante capricieuse et cruelle les traits négatifs d'Alma Schindler et dans celle du Nain à qui on a révélé sa laideur ceux, bien sûr, du compositeur lui-même.

  • L'enfant et les sortilèges

Fantaisie lyrique en deux parties (1925)
Musique de Maurice Ravel (1875-1937)
Poème de Colette

L’Enfant et les sortilèges résulte d’une commande de Jacques Rouché, le directeur de l’Opéra de Paris de l’époque, à Colette pour une féerie-ballet. Le livret, terminé en moins de huit jours, a valeur de parcours initiatique. Il met en scène un enfant puni par sa mère qui, se révoltant contre les objets qui l’entourent, subit leurs réactions. Ravel, que Rouché et Colette choisirent comme compositeur, mit près de dix ans pour en écrire la musique. Dans son esquisse biographique, il déclare avoir voulu traiter l’œuvre « dans l’esprit de l’opérette américaine » et, de fait, il a introduit dans sa partition des rythmes appartenant au jazz ou à la musique noire américaine. A la différence du Zwerg, L’Enfant et les sortilèges ne transpose pas des éléments de la vie de Ravel. Mais quand on connaît les rapports affectifs que le compositeur entretenait avec sa mère, on imagine très bien les résonances autobiographiques que le livret a pu éveiller en lui.

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Spectacle terminé depuis le mercredi 13 février 2013

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