Le monde septembrisait en octobrisant lentement vers novembre

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Deux Rêves , Paris

Du 24 au 26 février 2007
Durée : 50 minutes

MUSIQUE & DANSE

,

Coups de coeur

Au palmarès des 10 spectacles qui ont marqué l'année 2006 : sélection de la revue Danser. "Proposition parfaitement radicale (...) l'expérience est passionnante" d'après Philippe Verrièle. Cécile Pégaz, "une Lolita au regard sombre qui tente de s'arracher à ses obsessions" nous livre un solo intimiste.
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Spectacle terminé depuis le 26 février 2007

 

Le monde septembrisait en octobrisant lentement vers novembre

Mise en scène

Stanislaw Wisniewski

Avec

Cécile Pégaz

La revue Danser a sélectionné le spectacle dans son palmarès des 10 spectacles qui ont marqué l'année 2006.

  • Un solo intimiste

"C'est dans un même mouvement que la répétition comprend la différence, non pas comme une variante accidentelle et extrinsèque, mais comme son cœur." Gilles Deleuze, Différence et répétition

Féminin ou masculin à l'impersonnel du singulier, un et multiple : un semblable anonyme… Sur un air de notre temps, une chanson entraînante délivre les bribes de son histoire en filigrane. Les mots sont déjà là, étrangers ou assimilés, et affluent sans repos.

L'individu interroge fébrilement du regard son image dans le public, miroir sans tain. Mais l'image se fige, se brouille. Une main au contact de son front vient en délimiter le dedans et les dehors. Et déjà d'autres reflets en surfaces, au sol, balisent ses pas, dans une direction puis une autre. Il se replie en ressentis, ou s'érige en défis, et se remet en marche pour réunir le bout à bout de ses actions découpées.

Le présent s'étire, se rétracte, déjà vu, ou déjà vécu, s'immobilise, s'éternise, et enfin advient. Gare à l'Autre croisé au détour d'un geste fatal. Arrêter la vie une infraction de secondes, certitude vaine au parfum d'absolu. Et la vie poursuit son cours, la balade continue… comme en ritournelle… ou en film… Une boucle.

Le titre de cette pièce est extrait du roman de Witkacy L'unique issue.

  • Extraits de presse

"La rencontre entre Stanislaw Wisniewski et son interprète Cécile Pégaz témoigne d'audace. Dans un solo intimiste... Une Lolita au regard sombre tente de s'arracher à ses obsessions... se dilate, se rebelle, et continue telle une Wilis, si intense et si sincère qu'on la découvre toujours... C'est minimaliste, et c'est immense." Thomas Hahn, Danser, janvier 2007, palmarès des 10 spectacles qui ont marqué l'année 2006 : les coups de cœur de la rédaction…

"Interprétation hors pair de la peur... La danseuse se transforme en une icône vivante… Transfigurée par la scène et galvanisée par la musique enivrante, elle délivre un flux incessant d''émotions contenues... Ici opèrent la sensualité, la présence et la "défonce" du corps en représentation, et en interactivité avec le public... Une empathie qui saisit le spectateur et ne se relâche jamais… médusé par une telle performance… Ici tout est vrai, rien n'est simulé." Geneviève Charras, Turbulences Vidéo n°53, octobre 2006

"Proposition parfaitement radicale… Quelque chose de dramatique et de troublant naît de la répétition elle-même et ce quelque chose est délibéré... pas sans changement… une danseuse exceptionnelle… une danse retenue et exigeante... L'expérience est passionnante…" Philippe Verrièle, Les Hivernales, juillet 2006.

"Stanislaw Wisniewski conjugue avec bonheur rigueur formelle et propos dans une approche empreinte d'une grande sensibilité. Ses chorégraphies touchent par leur justesse et par la place qu'elles offrent à l'imaginaire de chacun… Il possède l'intelligence de la musique et qui plus est, de la musique d'aujourd'hui. Il embrasse avec courage des oeuvres contemporaines, leur redonne sens sans tomber dans les travers de la tautologie ou de la négation. Stanislaw Wisniewski est un chorégraphe aux qualités rares qu'il ne faut pas manquer." Pierre Alain Jaffrennou, compositeur, Directeur du GRAME

"Une forte concentration ambiante…. Un vaste répertoire de mouvement… Wisniewski fait la preuve de sa capacité à concevoir des compositions élaborées à travers un espace limité…" Terry Grimley, The Birmingham Post

"Stanislaw Wisniewski est presque un chorégraphe à suspense. Ce qui ne signifie pas qu'il utilise effets spéciaux et grosse machinerie. Au contraire… Il exerce son art avec une maîtrise qui tient le spectateur en haleine. Un peu comme un bon vieux roman de la Série noire… Gestuelle inventive, écriture complexe, mais limpide, servie par une solide interprétation…" Anne Masson, Danser

"… Nous renvoyant au monde de l'image toute puissante... avec une liberté d'interprétation laissée au danseur et au spectateur… Wisniewski nous invite à co-produire du sens… " Nass. Hassani, Le Progrès

"…Il met en scène notre histoire par le corps, notre devenir intime et collectif à la fois… des jeunes gens à la découverte de leur subjectivité face à une époque moderne et fonctionnaliste…" Françoise Chaumet, Le Progrès

"…Une danse où l'intimité du mouvement cherche des êtres humains entre la violence et la douceur du non-dit… Chaque mouvement juste et précis afin de transmettre l'univers de l'intime, de l'intériorité… Martine Pullara, 491

A l'occasion de la reprise de la chorégraphie Portraits en avril 2006, le parcours transfrontalier de Stanislaw Wisniewski… France Culture /"Double Culture" avec Tewfik Hakem

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