
L’amour peut-il survivre quand tout autour il n’y a plus que violences et destructions ? Le message est l’adaptation théâtrale du Roman éponyme d’Andrée Chedid.
Fidèle à la belle langue de l’autrice et à sa volonté de dénoncer l’absurdité des conflits, le spectacle donne à voir la lutte pour maintenir l’espoir en l’humanité. C'est une histoire d'amour en temps de guerre. Marie est reporter de guerre. Elle n'a pas fui quand le conflit a dévasté son pays. Mais aujourd’hui, elle a décidé de tout quitter pour rejoindre Stéphane avec lequel elle vit une passion tumultueuse depuis plusieurs années. Il l'attend de l'autre côté de la ville. Il lui a écrit que lorsque tout est détruit, il reste l'amour. Elle y croit. La balle d'un sniper va l'arrêter dans son élan. Son unique obsession devient alors de faire parvenir un message à Stéphane, de lui dire qu'elle l'aime et qu'elle venait. Trouvera-t-elle au milieu des ruines un peu de compassion, de solidarité ?
« Une écriture, une mise en scène et une interprétation remarquable. (…) Impressionnant de réalisme par ses interprètes, et fort en émotion dans son évocation scénique minimaliste, Le Message est à découvrir ! » France Info Culture
« Adapter Le Message, classique d’Andrée Chedid, relève autant de l’audace que du respect. (…) Il y a dans cette pièce une gravité lumineuse. » La Provence
« Assister à cette libre adaptation du « Message » c’est participer à un moment de grâce, entre terreur et amour. » La Revue du Spectacle
« L’adaptation de Réjane Kerdaffrec et les comédiens présents nous ont livré́un petit bijou, rendant hommage, par leurs talents conjugués, à la grande Andrée Chedid. » L'Echo du Mardi
« Un spectacle saisissant, entre chaos visuel et émotion pure. Une pièce forte, accessible et profondément actuelle. » Culture Mag
Quelque part sur cette terre… le lieu n’est pas identifiable. L'action se déroule dans une ville dont il ne reste plus que des immeubles détruits et des rues désolées, encombrées d'objets divers abandonnés par les habitants dans leur fuite. L’occupation du plateau reproduit de façon minimaliste les différentes zones de la ville en ruine, comme autant de théâtres de scènes de guerre, à l’image de ce que vivent les personnages, prisonniers de leur environnement. Une petite fenêtre s’ouvre parfois dans cette atmosphère claustrophobe : le film des souvenirs de Marie. La seule chose que l’ennemi ne peut pas détruire tant qu’il y a un souffle de vie. La mise en scène s’attache à créer une symbiose entre différents modes d’expression en mobilisant la musique, la chorégraphie, la projection de photographies et d’images filmées, accompagnant le jeu sincère et sobre des comédiens. Le beau et l’atroce, la quiétude et la fureur, la lumière et la nuit, l’immobilité et le mouvement, l’enfermement et l’horizon, la solitude et la foule, la brutalité triviale et les élans poétiques et doux se confrontent en permanence dans une structure esthétique que nous avons voulu particulièrement soignée.
7 rue Véron 75018 Paris