Le Prince

Théâtre Suresnes - Jean Vilar , Suresnes

Du 12 au 14 novembre 2014
Durée : 1h30

CLASSIQUE

,

Coups de coeur

Laurent Gutmann puise dans les écrits de Machiavel pour révéler la nature du pouvoir, les moyens de son acquisition et de sa conservation et les causes de sa perte. Une mise en pratique, ludique et interactive, dans le monde contemporain.
Continuer la lecture

Spectacle terminé depuis le 14 novembre 2014

 

Photos & vidéos

Le Prince

De

Nicolas Machiavel

Mise en scène

Laurent Gutmann

Avec

Thomas Blanchard

,

Cyril Dubreuil

,

Maud Le Grévellec

,

Shady Nafar

,

Pitt Simon

  • Laurent Gutmann d'après Machiavel

Conquérir le pouvoir ? Rien de plus simple, pour ceux que la fortune favorise et qui acceptent d’être des créateurs d’États. Mais le conserver, voilà qui exige de la vertu. Il faut conduire les hommes selon la nécessité d’un temps toujours incertain. En anatomiste de la chose politique, Machiavel louvoie avec l’art de gouverner en bon prince dans un texte qui fit sa gloire.

« Comment les princes doivent tenir parole », « Comment doit-on fuir les flatteurs », autant de conseils machiavéliques, matière au jeu et à adaptation contemporaine. Laurent Gutmann puise dans ces écrits pour révéler la nature du pouvoir, mettre à nu les moyens de son acquisition et de sa conservation jusqu’aux causes de sa perte. Il met en scène une micro-société où chacun de ses cinq comédiens rêve de devenir prince ou princesse et, une fois parvenu à ses fins, vit dans l’angoisse de déchoir. De ces recettes renaissantes, il extrait une réflexion sagace sur la pensée et les actes politiques modernes.

  • La presse

« Le Prince à l’heure de la téléréalité. Avec beaucoup d’humour, Laurent Gutmann met en scène un stage de formation aux préceptes du célèbre Florentin. Drôle et percutant. » Hugues Le Tanneur, Les Inrocks

« Au-delà des attendus dramaturgiques (...) et de la gaieté du spectacle interactif (...), se dessine une vraie pédagogie du propos politique. Il n’est guère besoin que les comédiens insistent pour que les propos sur les impôts, la réputation morale du prince, la nécessité de déclarer la guerre à un ennemi extérieur pour impressionner le peuple ne fassent écho à l’actualité immédiate ou récente. L’efficacité du dispositif perd parfois en finesse et en profondeur (...), mais la plaisanterie est bien menée (avec de beaux contrastes entre la langue châtiée de Machiavel et les uppercuts lestes du parler contemporain) et la transmission de la pensée du Florentin est vivante et enlevée. » David Larre, Au poulailler, janvier 2014

« Laurent Gutmann (...) porte sur scène ce texte fondateur de la pensée politique : plutôt qu’une adaptation, une mise en pratique amusée pour le monde contemporain de la vingtaine de chapitres que comporte l’essai. (...) [Un] spectacle inspiré, drôle et trépident. » Cédric Enjalbert, Philosophie magazine, janvier 2014

  • Avant propos

Le Prince est un texte vieux d'exactement 500 ans que tout le monde pense plus ou moins connaître mais qui est finalement assez peu lu. En le lisant aujourd'hui, on est frappé par sa force scandaleuse, force qui tient sans doute moins à ce qu'il dit qu'au fait même qu'il nous le dit. C'est un texte fondamentalement ambivalent : en même temps qu'il a pour objet l'éducation politique des princes, il porte à la connaissance du peuple l'art du gouvernement, et par là même fait prendre conscience à ce même peuple les opérations de domination dont il est l'objet.

Au cœur du texte de Machiavel, il y a donc la notion d'éducation politique. La situation que développe notre spectacle est celle d'un stage de formation pour futurs princes. Face à deux formateurs, dont l'un est dépositaire de la parole de Machiavel, trois stagiaires sont confrontés à un certain nombre de mises en situations censées leur enseigner comment prendre le pouvoir et comment le garder. Ce qui ressort de ces jeux, c'est que le pouvoir est par nature instable, qu'on est toujours assuré de le perdre un jour.

Machiavel est habituellement considéré comme un cynique, théoricien d'un pouvoir qui n'aurait d'autre finalité que lui-même. J'espère que le spectacle donnera à entendre que sa parole est d'abord celle d'un homme qui a foi dans la force du politique, et que c'est au nom de la nécessité de l'action politique qu'il refuse catégoriquement toute forme d'idéalisme : « Mon intention étant d’écrire des choses utiles à qui les écoutent, il m’a semblé plus
pertinent de suivre la vérité effective des choses que l’idée que l’on s’en fait. »

Laurent Gutmann

Pourraient aussi vous intéresser

Avis du public : Le Prince

1 Note

1 avis

1
2
3
4
5

Excellent


(0)

Très bon


(0)

Bon


(1)

Pas mal


(0)

Peut mieux faire


(0)
Donnez votre avis
Excellent
Très bon
Bon
Pas mal
Peut mieux faire
Vous pouvez consulter notre politique de modération
UTILES + NOTES + NOTES - RÉCENTS ANCIENS
1
2
3
4
5
Par

Claudine A. (30 avis) 15 novembre 2014

Le prince Évidement le texte de Machiavel est formidable d'actualité, mais pour y arriver les liaisons sont un peu longues malgré les comédiens .excellents.
0
0

Spectacles consultés récemment