Le Crocodile trompeur / Didon et Enée

Cartoucherie - Théâtre de l'Aquarium , Paris

Du 15 juin au 04 juillet 2021
Durée : 2h10

MUSIQUE & DANSE

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Coups de coeur

,

Opéra

,

Festival

,

Molières 2014

A la frontière du théâtre et l’opéra, une adaptation jazz et contemporaine de l’œuvre baroque d'Henry Purcell. Le drame amoureux mis en scène par Samuel Achache et Jeanne Candel est tour à tour poétique, burlesque et bouleversant. A voir  ! Dans le cadre de BRUIT, Festival du Théâtre de l’Aquarium — Théâtre et Musique.

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Photos & vidéos

Le Crocodile trompeur / Didon et Enée

De

Henry Purcell

Mise en scène

Samuel Achache

,

Jeanne Candel

Avec

Matthieu Bloch

,

Anne-Emmanuelle Davy

,

Vladislav Galard

,

Florent Hubert

,

Clément Janinet

,

Olivier Laisney

,

Léo-Antonin Lutinier

,

Thibaud Perriard

,

Jan Peters

,

Marie Salvat

,

Jeanne Sicre

,

Marion Sicre

,

Lawrence Williams

Molière 2014 du Théâtre Musical

  • Opéra jazz

Tous les chemins mènent à Rome... Avec l’opéra baroque Didon et Enée, Henry Purcell en appelle, pour son livret écrit en 1689, à la légende du héros fondateur de la nation romaine. L’odyssée du troyen Enée passe par Carthage où il tombe dans les bras de la reine Didon. Pressé par les dieux d’accomplir son destin, Enée devra quitter la belle mais ce faisant, il la condamne à se laisser mourir de chagrin.

Samuel Achache et Jeanne Candel remettent sur le métier l’œuvre de Purcell en la questionnant dans toutes ses composantes. A travers de multiples résonances avec des matériaux puisés à la littérature et à la peinture, au cinéma et au documentaire, l’acte jubilatoire de « bricoler » l’opéra à l’aune des temps présents s’avère alors le plus passionnant des défis.

Sous la direction musicale de Florent Hubert, c’est avec des musiciens venus du jazz que ce projet s’affirme comme une création collective dont les co-auteurs sont aussi des acteurs et des actrices qui ont accepté de se métamorphoser en chanteurs. La mise en perspective d’un monument de l’opéra qui se reconstruit sous nos yeux à travers la belle énergie d’une jeune troupe témoignant d’un art vivant qui se réclame très naturellement de l’ici et du maintenant.

« Le Crocodile trompeur / Didon et Énée est composé d’un discours sur l’harmonie des sphères, d’une chute dans un corps amoureux, d’une brûlure au troisième degré, des bras de Didon, d’une grappe de raisin, d’un chagrin incommensurable, d’un tas de gravats, d’un mouchoir, de la mélancolie d’une biche, d’une machine célibataire, d’un harmonium, de sauvagerie et de petites morts, de contrepoints et de résonances, de non-sens et de basse continue, d’un abandon et d’une tragédie. » Samuel Achache et Jeanne Candel

D’après Didon et Énée de Henry Purcell et d’autres matériaux.

  • L'histoire

Énée, défait à Troie, s’enfuit vers l’Italie où selon l’arrêt du Destin, il doit fonder une nouvelle nation. Il fait escale à Carthage, Didon en est la reine. Elle est en deuil de son mari. Elle tombe amoureuse d’Énée mais lutte contre cet amour car elle a juré fidélité à son mari mort. Elle finit par céder à sa passion. Les sorcières dont « le mal est le régal et la méchanceté leur talent » envoient sous la forme de Mercure, un esprit qui vient rappeler Enée à son destin et le presser de quitter Carthage. Enée obéit à contrecoeur, il prévient Didon puis promet sans conviction d’ignorer les Dieux et de rester mais Didon lui ordonne de partir, ce qu’il fait. Didon meurt de chagrin.

  • La presse

« Des morceaux de théâtre, burlesques ou poétiques, dans une scénographie bizarre, créent un décalage avec l'œuvre lyrique, en faisant alterner le rire et le tragique (...). Le baroque de l'œuvre prend un sens contemporain, original et excentrique, et le jeu des contrastes nous surprend, même si l'on ne comprend pas toujours le pourquoi de certaines scènes. Un décalage qui, étrangement, rend bouleversantes les scènes lyriques chantées par des acteurs-chanteurs magnifiques, notamment Judith Chemla, dirigés par Florent Hubert. » Sylviane Bernard-Gresh, Télérama

« (...) Un " mix " entre théâtre et musique que l'on aura rarement vu aussi poussé, aussi fondu qu'ici. Il faut dire qu'il réunit de jeunes artistes qui font partie de la fine fleur du spectacle vivant d'aujourd'hui. (...) Les acteurs, qui sont aussi chanteurs et musiciens, Judith Chemla en tête, sont tous hyperdoués. (...) Quant à Judith Chemla, comédienne excentrique, libre, incandescente, ténébreuse, elle est aussi une excellente soprano, qui chante merveilleusement bien les airs de Didon. Et quelle tragédienne ! » Fabienne Darge, Le Monde, 27 février 2013

  • Note des metteurs en scène

Le processus de répétition s’appuie sur les provocations et cadres formulés par les metteurs en scènes : les questions porteront tant sur la musique que sur la représentation (la posture de jeu/de chant, le rapport à l’espace, les transpositions et reformulations musicales, le rapport à la convention, le traitement de la tragédie, la réécriture du mythe et de ses thèmes...).

Il n’y a pas de séparation entre la musique et l’action théâtrale, tout est mis en chantier dans le même temps et le même espace ; l’écriture, le montage de l’oeuvre se feront « au plateau ». Un des points d'ancrage de notre recherche est le contre-point : l'oscillation entre le minimalisme et le spectaculaire, le fantastique et le réalisme de la représentation.

L'espace sera librement inspiré d'un tableau de Brueghel : L'ouïe. La scénographie en reprendra les lignes, la construction en utilisant des leurres scénographiques, des matériaux bruts pour citer l'oeuvre de Brueghel. Ce dispositif est envisagé comme un vivarium, un espace allégorique mais concret qui anatomise l'oeuvre de Purcell et les autres supports sur lesquels nous travaillons, et qui joue avec les conventions opératiques.

Se confronter directement à la tragédie et à sa représentation, aux sentiments extrêmes et aux thèmes qu’elle implique : aimer – quitter – dévorer – se laisser mourir. Trouver le point d'équilibre où musique et action théâtrale sont indissociables, où la musique est action.

Jeanne Candel et Samuel Achache

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S X. (152 avis) 26 décembre 2013

critique France culture En réécoute ici : http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4576601
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S X. (152 avis) 19 février 2013

RE: Le Crocodile Trompeur / Didon et Enée Magnifique ! Une adaptation très moderne de l'opéra baroque, qui surprend, éclaire sous un jour nouveau ce drame tragique. On rit, on prend des chemins de traverse, et puis on est ému aux larmes, quand Judith Chemla chante. Brillant.
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Philippe H. (1 avis) 17 février 2013

Le Crocodile Trompeur / Didon et Enée Très bon spectacle, déroutant et attachant, servi par de bons acteurs. attention ce n'est en rien un "opéra jazz" comme l'indique le site ( qui a sans doute interprété un peu vite le fait que "les musiciens viennent du jazz" ), mais un mélange de tragédie, de burlesque et de musique.
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