La mort de Tintagiles

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Cartoucherie - Théâtre de la Tempête , Paris

Du 21 septembre au 22 octobre 2017
Durée : 1h15

CONTEMPORAIN

C’est un univers de conte, avec île, tour et château, sur lequel plane la figure du Destin : la reine toute puissante a fait revenir son petit-fils Tintagiles que ses sœurs, Ygraine et Bellongère, accueillent avec joie. Mais tous partagent le pressentiment qu’une menace pèse sur la vie de Tintagiles et que l’amour est la seule force qu’on peut opposer à la fatalité. À partir de 14 ans.
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La mort de Tintagiles

De

Maurice Maeterlinck

Mise en scène

Géraldine Martineau

Avec

Sylvain Dieuaide

,

Evelyne Istria

,

Ophélia Kolb

,

Agathe L'huillier

À partir de 14 ans.

  • Un conte

C’est un univers de conte, avec île, tour et château, sur lequel plane la figure du Destin : la reine toute puissante a fait revenir son petit-fils Tintagiles que ses sœurs, Ygraine et Bellongère, accueillent avec joie. Mais tous partagent le pressentiment qu’une menace pèse sur la vie de Tintagiles et que l’amour est la seule force qu’on peut opposer à la fatalité.

Ce théâtre poétique, à fleur d’âme, ouvre un champ de perception bouleversant, à la fois infime et infini.

Avec les voix de Anne Benoit, Christiane Cohendy, Claude Degliame.

  • La mort

Maeterlinck place la mort, sujet tabou de notre société, au centre de son œuvre : violente, soudaine et inéluctable, annoncée dès la première réplique : « Ta première nuit sera mauvaise, Tintagiles ». Mais il dépeint aussi un amour fraternel plein de lumière, un lien qui semble indestructible, un amour d’une puissance si grande qu’il constitue une arme : « La mort est une force extérieure qui empêche tout mouvement qui s’oppose à elle et l’amour est une force intérieure qui incite à agir contre la mort. » La menace qui pèse sur Tintagiles déclenche des réactions très diverses : un grand courage et une capacité à lutter chez Ygraine : « Il est temps qu’on se lève à la fin... On ne sait pas sur quoi repose sa puissance et je ne veux plus vivre à l’ombre de sa tour... » Ygraine va découvrir une force insoupçonnée qui va la pousser au-delà de ses limites physiques et émotionnelles. Son élan vital est un phare dans la nuit et incite les autres à agir. Tintagiles, qu’on ressent sans défense et très affaibli, fera preuve d’un fort instinct de survie : « Elle n’a pas pu me retenir... Je l’ai frappée, frappée...» Bellangère, elle, voudrait combattre par amour pour son frère : « Ma sœur, je ne sais pas ce qu’il faut que l’on fasse, mais je reste avec toi.»

Elle s’évanouira, comme empêchée et immobilisée par ses peurs. Aglovale ne veut pas briser l’espoir des deux sœurs et participe au combat qu’il juge vain : « Nos mains ne servent à rien et n’atteignent personne. » Sa résignation interroge la nôtre : faut-il se battre contre ce qui semble une fatalité ou faire le choix de l’acceptation ? Maeterlinck nous confronte intimement et émotionnellement à notre rapport à l’amour, la vie et la mort. Cette dernière veillée est pleine de douceur, de tendresse, de musique, de grâce, de partage et d’empathie. Le texte, d’une grande puissance poétique, porte les mouvements de l’âme, les forces invisibles, leur relation à l’inconnu. Cette densité donne à la pièce, pourtant très courte, mystère et puissance. Cette bienveillance lumineuse et délicate pour repousser la mort est ce qui me touche le plus profondément dans cette pièce.

La Mort de Tintagiles est un conte initiatique et métaphysique. J’aimerais proposer aux spectateurs une expérience sensorielle et émotionnelle qui leur permettra, je l’espère, d’en sortir eux aussi légèrement transformés. »

Simon Dalmais mettra en musique des poèmes de Maeterlinck tirés des recueils Serres Chaudes et Quinze chansons : les thèmes et les rythmes évoqueront la tradition populaire flamande qui a marqué l’enfance de l’auteur. Ces chants seront interprétés par les acteurs eux-mêmes, a capella ou accompagnés à l’harmonium par Sylvain Dieuaide, l’interprète de Tintagiles. D’autres moments musicaux suggéreront des variations de sentiments et les mouvements d’âme, car « il y a en l’homme des régions plus profondes et plus intéressantes que la raison et l’intelligence ». Géraldine Martineau

« Le silence est l’élément dans lequel se forment les grandes choses, pour qu’enfin elles puissent émerger, parfaites et majestueuses, à la lumière de la vie qu’elles vont dominer. La parole est trop souvent, non l’art de cacher la pensée, mais l’art d’étouffer et de suspendre celle-ci, en sorte qu’il n’en reste plus à cacher. Dès que nous avons vraiment quelque chose à nous dire, nous sommes obligés de nous taire ; et si, dans ces moments, nous résistons aux ordres invisibles et pressants du silence, nous faisons une perte éternelle que les plus grands trésors de la sagesse humaine ne pourront réparer, car nous avons perdu l’occasion d’écouter une autre âme et de donner un instant d’existence à la nôtre.» Maurice Maeterlinck, Le Trésor des humbles

  • Maurice Maeterlinck, Confession de poète

Il y a dans notre âme une mer intérieure où sévissent les étranges tempêtes de l’inarticulé et de l’inexprimable, et ce que nous parvenons à émettre en allume parfois quelque reflet d’étoile dans l’ébullition des vagues sombres. Je me sens attiré avant tout par les gestes inconscients de l’être, qui passent leurs mains lumineuses à travers les créneaux de cette enceinte d’artifice où nous sommes enfermés.

Je voudrais étudier tout ce qui est informulé dans une existence, tout ce qui n’a pas d’expression dans la mort ou dans la vie, tout ce qui cherche une voix dans un cœur. Je voudrais me pencher sur l'instinct en son sens de lumière, sur les pressentiments, sur les facultés et les notions inexpliquées, négligées ou éteintes, sur les mobiles irraisonnés, sur les merveilles de la mort, sur les mystères du sommeil, où malgré la trop puissante influence des souvenirs diurnes, il nous est donné d’entrevoir, par moments, une lueur de l’être énigmatique, réel et primitif ; sur toutes les puissances inconnues de notre âme ; sur tous les moments où l’homme échappe à sa propre garde ; sur les secrets de l’enfance, si étrangement spiritualiste avec sa croyance au surnaturel, et si inquiétante avec ses rêves de terreur spontanée, comme si réellement nous venions d’une source d’épouvante.

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