La mémoire des arbres

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Théâtre Jean Vilar à Vitry-sur-Seine , Vitry sur Seine

Le 20 novembre 2019

CONTEMPORAIN

Le voyage fait partie intégrante de la démarche artistique de Fabrice Murgia. Le cycle Ghost Road l’a mené dans des endroits singuliers où caméra à l’épaule, il captait les visages, les témoignages, les rencontres. La mémoire des arbres (Ghost Road III) s’inscrit dans ce processus. L’équipe du spectacle a foulé ces terres hostiles et avec Josse De Pauw en conteur/historien, elle livre l’inavouable en musique et poésie.
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À partir de 13,50 €

Prix tous frais inclus


 

La mémoire des arbres

De

Fabrice Murgia

,

Dominique Pauwels

Mise en scène

Fabrice Murgia

Avec

Josse de Pauw

Le secret de maintenir en respect une ville entière. Non pas une ville fantôme car la vie anime cette cité mystérieuse. Mais le silence enveloppe jusqu’à son nom, ses écoles, ses parcs, ses hôpitaux. Il s’étend à ses champs, à sa rivière, à ses rires d’enfants.

Au coeur de ce lieu que nulle carte ne recense, des milliers de personnes nourrissent, contraintes et forcées, ce vaste secret. Et celles qui esquissent l’ombre d’une trahison le payent de leur vie. D’autres, manipulées, ont l’intime conviction de protéger le pays en cautionnant le mensonge. Ensemble, elles préservent une industrie d’état d’envergure et taisent une catastrophe environnementale inouïe.

On pourrait croire cette histoire tout juste sortie d’un roman d’anticipation. Il n’en est rien. Cette ville secrète fait partie de notre monde et ses dérives aussi. Mais si les hommes cherchent à museler la vérité, demeure la mémoire des arbres, celle des consciences qui se dressent et dénoncent cette chape lourde de plusieurs décennies.

Le voyage fait partie intégrante de la démarche artistique de Fabrice Murgia. Le cycle Ghost Road l’a mené dans des endroits singuliers où caméra à l’épaule, il captait les visages, les témoignages, les rencontres. La mémoire des arbres (Ghost Road III) s’inscrit dans ce processus. L’équipe du spectacle a foulé ces terres hostiles et avec Josse De Pauw en conteur/historien, elle livre l’inavouable en musique et poésie.

  • Note artistique

« Pour le troisième volet du cycle Ghost Road, notre attention se portera sur la ville d’Oziorsk, en Russie. Oziorsk s’appelait à l’origine Tcheliabinsk-65, et fut construite à la fin de la seconde guerre mondiale, dans le contexte de la course à l’armement nucléaire.

À l’origine, c’est une ville secrète, un complexe militaro-industriel conçu afin de fabriquer et raffiner le plutonium pour les têtes nucléaires. Il s’agit néanmoins d’une ville et d’une organisation sociale ordinaire, avec des immeubles, des écoles, un hôpital, des supermarchés.

Le 29 septembre 1957, une catastrophe nucléaire survient dans l’usine de retraitement de combustibles. Classée au niveau 6 sur l’échelle internationale des événements nucléaires, c’est, avec la catastrophe de Tchernobyl et celle de Fukushima, l’un des plus graves accidents nucléaires jamais connus.

Et pourtant, jusqu’en 1993, les autorités soviétiques parviennent à maintenir cet évènement secret, laissant les habitants d’Oziorsk gérer cette contamination radioactive, qui menace alors le monde entier de son nuage radioactif. Officiellement, il ne s’est rien passé… pourtant, 23 villages sont détruits.

Si Oziorsk est toujours officiellement une « ville fermée », il ne nous est pas impossible d’y entrer. Environ 80 000 personnes y résident. La plupart des villages alentours ont été évacués mais, il en reste quatre où 5.000 habitants continuent de vivre et de puiser l’eau contaminée de la rivière pour arroser leurs champs. Près de 40 millions mètres cubes d’eau radioactive auraient encore été déversés dans la rivière entre 2001 et 2004, selon la Justice russe.

Ici, il est question de partir sur les traces d’individus qui sont prêts à témoigner de leur enfance dans la ville interdite. Ces personnes furent des enfants tenus de garder le secret sur l’existence de leur ville, même après la guerre froide.

En arpentant la ville, en longeant la rivière et au travers de ces rencontres, les acteurs apprendront progressivement l’existence de la catastrophe, et en comprendront les conséquences. Ils mélangeront les histoires récoltées à Oziorsk et les transposeront à un monde poétique, une ville fictive, tout aussi secrète, qui ressemble aux nôtres et qui serait la conséquence d’un monde où l’humain n’aurait pas pris conscience des dangers du nucléaire. Nous jouerons sur la différence de génération entre les deux comédiens pour évoquer deux perspectives pour l’humanité, la planète et le futur. Comme si, au milieu des cendres radioactives, il nous fallait continuer à rêver, passer le monde, lever le voile sur des vérités afin de poser des actes. »

Fabrice Murgia

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