L'homme fatal

18 avis
Paris 5e

du 6 mars au 28 août 2026 1h10

L'homme fatal

CONTEMPORAIN Seul(e) en scène Offre adhérent 22,5 - 29,5 €

Une femme, un homme, une rencontre. Il est tel qu’elle l’avait rêvé, mais le rêve tourne mal. Pervers Narcissique, existe-t-il ? À partir de 18 ans

L'homme fatal - Photographies

À partir de 18 ans

« Avant de l'avoir rencontré, aurais-je jamais pu penser que ça existait ? Est-ce une réalité ou juste un concept pour consoler les cœurs blessés, soigner la blessure ? Si je l'avais rencontré par hasard ou si quelqu'un m'aurait montré sa photo, qu'aurais-je dit ? Serais-je tombée amoureuse, si follement, si incroyablement, si improbablement ? Comment répondre avec certitude à quelque chose qui n'a pas eu lieu ? Pourtant, je ne crois pas que je l'aurais trouvé à mon goût. Trop lisse, trop propre, trop bourgeois. »  Etcha Dvornik, L’Homme Fatal /Emprise 

Une femme, un homme, une rencontre. Lui, très entreprenant, plein de promesses au départ - puis se dérobe. Elle, amoureuse, se croit coupable, ne sachant ni comment, ni pourquoi, s'épuise dans la recherche d'une réponse, dans l'écriture, dans l'ambiguïté de cette relation toxique. Sous l'emprise durant des années, ne parvenant pas à s'en détacher, jusqu'au jour où elle découvre un article sur la « Perversion Narcissique »…

« Aller voir Etcha Dvornik, ce n'est pas simplement s'installer dans une salle de spectacle, et recevoir la parole intense et nécessaire d'une créatrice, parole jamais complaisante et toujours vibrante. C'est inévitablement aussi aller au-devant d'un soi, intime, profond, blessé ou pas, guéri ou pas, exprimé ou pas, mais un soi toujours bien vivant, et que l'artiste vient comme rallumer au feu de sa présence incandescente. Ce qui touche, c'est comment en quelques mots, mouvements, regards, respirations, et dans un arpentage toujours énergique et virtuose du plateau, une femme nous emmène dans le tourbillon de sa funeste passion. Homme fatal : euphémisme pour décrire un amour toxique. Elle vit, revit, décortique, les mécanismes à l'œuvre dans l'état de grâce de la rencontre, suivi de l'état de chute de la relation mal consommée, la dépendance, la manipulation, les cris silencieux ou sonores jaillis du fond du ventre, les lueurs infernales d'un attachement dévié de sa lumière première, voué aux sombres recoins de la souffrance. C'est magistral. Et l'écriture est parfaite, comme pétrie de la chair du mouvement dansé de l'autrice interprète, danseuse et comédienne accomplie, ce qui la rend aigüe, perçante, habitée de souffles courts et de vertiges cachés. S’il n'y avait que le texte, cette pièce serait déjà pleinement une réussite, les mots sont justes et puissants, une simple lecture eut déjà accompli cet homme fatal. Mais il y a en plus l'incarnation brute de l'artiste, ses gestes, son regard, sa voix, qui nous prend par la main et nous permet une vraie traversée du feu. Jusqu'à la sortie de ce fatal tunnel amoureux, où l'on se retrouve sonné, soulagé et comme incrédule d'en être sorti. Magnifique leçon de vie, d'abandon et d'amour, pour mieux se retrouver. » Un spectateur

Sélection d'avis des spectateurs - L'homme fatal

Comme une algue... Par Rose S. - 29 juin 2026 à 21h49

« Comme une algue accrochée à un rocher et ballottée par toutes les vagues. » C’est l’un des nombreux temps forts de ce spectacle : Etcha Dvornik, après être allée d’un mur à l’autre, s’y être réfugiée et en avoir été comme repoussée, roule maintenant de droite et de gauche contre l’un d’eux, debout, jouet d’une force qui la malmène. Cette force, c’est l’emprise d’un amant avec qui les débuts ont été presque idylliques (presque…) mais qui se révèle vite manipulateur, froidement égoïste, cruellement habile à chosifier sa maîtresse qui, elle, croit mourir quand il s’absente. « L’homme fatal », oui. Un thème banal aujourd’hui mais qui ne l’était pas en 2004, quand la pièce a été créée dans le Off d’Avignon. Ce qui n’est nullement banal, vingt-deux ans après, c’est l’écriture d’Etcha Dvornik pour raconter crûment cette passion-prison jusqu’au moment même où l’écrire devient possible (ce qui ne veut pas tout à fait dire qu’on en est maintenant indemne). C’est aussi son art de la mise en scène, avec de rares mais percutants effets d’accessoires, d’éclairage, de voix off. Suggérer la nudité en se revêtant d’un épais manteau ! Et puis, bien sûr, elle est pleinement comédienne ET danseuse, inscrivant avec force dans l’espace du plateau la trajectoire de son personnage et laissant dans l’esprit du spectateur des arrêts sur image dignes des héroïnes baroques du Caravage ou d’Artemisia Gentileschi. Guillaume

le tragique retrouvé Par Rose S. - 27 juin 2026 à 13h28

Elle est une proie qui se meut dans le carré magique du sacré. La danseuse parle, la comédienne danse, le corps incarne celui d'une femme qui ne s'appartient plus. Le mouvement d'une chair qui n 'a plus comme répit que le moment où elle se retourne sur les cendres incandescentes de sa passion. La parole roule sous le supplice des souffrances infligées par marionnettiste diabolique, qui sait tout des abîmes de l'amour, celui qui n'appartient qu'à la femme. Elle ne l'a pas vu venir, et le piège s'est refermé. Et c'est dans sa danse qu'elle se libère sous nos yeux fascinés, c'est dans ce jeu de la parole que la suppliciée par possession s'échappe de sa danse de mort. et rejoint ses grandes ancêtres de l'Epidore. Ce spectacle sans second, écrit par l'artiste, nous emporte par son souffle tragique et sa force expressive en beauté dans ce que la danse et la parole enchâssées ont de plus émotionnellement puissants. Eric C.

L'homme fatal Etcha Dvornik Par Christine C. - 12 juin 2026 à 13h13

Un voyage intime, émouvant, personnel et universel. Une rencontre avec la femme, la féminité et l'homme fatal. Un spectacle où la présence de la comédienne nous envoûte, nous bouscule. Une voix, un corps, des mots, du mouvement... On ressort de ce spectacle chamboulé et ému. Allez y !!! Un grand merci Etcha Dvornick

SENSUELLE ET AUDACIEUSE Par Rose S. - 6 juin 2026 à 11h25

Etcha Dvornik poursuit, de spectacle en spectacle, une œuvre singulière et audacieuse dans laquelle elle s’expose avec une pudique impudeur. Dans L’Homme fatal, si les mots racontent une relation toxique, le corps garde la mémoire de cette passion vieille de vingt-cinq ans. Par éclairs, des mouvements chorégraphiés nous rappellent qu’Etcha Dvornik est danseuse. Mais même quand elle ne danse pas, Etcha danse son texte. C’est de bout en bout un spectacle d’une sensualité entêtante, enveloppante, comme si elle nous emmenait avec elle dans sa tête, dans son corps. Car l’écriture, si elle permet le dépassement du trauma, est aussi, inséparablement, remémoration, au présent, du désir. La scène devient alors le lieu où celui-ci s’accomplit. Joseph Danan Écrivain, dramaturge. Professeur d'études théâtrales, Institut d'études théâtrales, Université de la Sorbonne nouvelle, Paris

L’audace d’une mise en scène où le corps et la parole respirent à l’unisson Par Arianne P. - 2 mai 2026 à 12h15

Puissante et prоfоndément réfléchie, Etcha Dvоrnik transfоrme l’espace scénique en un vоyage intériеur. Sa présеnсe сaptivantе, sa prоnоnciatiоn d'Eurоpe сentrаle, la préсisiоn saisissante de ses mоuvеmеnts et lа prоfоndеur émоtiоnnellе de sоn jеu оffrent une ехpériеnсе presque еnvоûtantе. La pаssiоn, lе désir, l’eхil, la dépendаnсе affective, еt les sоuvеnirs familiauх. Tоut cеla est sоutеnu par une сhоrégraphie d’unе eхpressivité remarquablе. La mise еn scène sе révèle аudacieusе, sensuelle et d’une grandе subtilité artistiquе, sans jamais verser dans la prоvоcatiоn gratuitе. Chaquе geste témоignе de déсenniеs de pratique cоrpоrellе ainsi que d’une véritаble réflехiоn intеllectuelle sur l’аmоur et la sоumissiоn. C'est un spеctaclе qui аlliе pоésie, physicаlité et philоsоphie, tоuсhant à la fоis lе сœur et l’esprit. À ne pаs manquеr.

Magnifique performance Par Rose S. - 11 avril 2026 à 23h53

𝐌𝐚𝐠𝐧𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝’𝐄𝐭𝐜𝐡𝐚 𝐃𝐯𝐨𝐫𝐧𝐢𝐤 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞 𝐞𝐧 𝐬𝐜è𝐧𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐮𝐣𝐞𝐭 𝐠𝐫𝐚𝐯𝐞. 𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐲 𝐞𝐬𝐭 ! 𝐉𝐞 𝐧’𝐚𝐢 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐭𝐬… 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐮𝐩𝐞𝐫𝐛𝐞. 𝐎𝐧𝐳𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐱 !

SPECTACLE UNIQUE Par Rose S. - 11 avril 2026 à 23h42

Spectacle unique, actrice merveilleuse, originale , magnifique gestuelle , texte fort, authentique, riche et sensible . C'est émouvant, captivant, poignant à en avoir des frissons , plein d'émotions et de profondeur. J'ai adoré ! A ne pas rater surtout

FATAL Par Annie P. - 7 novembre 2025 à 19h52

ll y a quelque chose de spectral dans L'Homme Fatal d'Etcha Dvornik, peut-être la Toussaint seule dans ce théâtre ? En sortant je me redisais le poème de Verlaine "Dans le vieux parc solitaire et glacé deux spectres ont évoqué le passé..." C'est le récit douloureux d'une plongée dans un amour destructeur pour un pervers narcissique. Nous sommes dans un film noir, une superbe musique expressionniste et la diction monocorde à l'accent d'Europe centrale de l'actrice, les lèvres rouges dans le visage immobile. C'est le corps qui raconte, qui danse l'attraction, la passion, la violence, la soumission, la déchéance et la solitude de cette femme qui finira par comprendre l’emprise en écrivant. On entend la voix séduisante, autoritaire et sexy du prédateur, on en a tous et toutes connu. J’aime le parti pris stylistique de la danseuse actrice on se croirait dans un film de Murnau ou Fritz Lang, l’épisode grandguignolesque du couteau dans le cœur crée une distance bienvenue ! Allez voir Etcha Dvornik c’est fatal ! Annie P

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Comme une algue... Par Rose S. (9 avis) - 29 juin 2026 à 21h49

« Comme une algue accrochée à un rocher et ballottée par toutes les vagues. » C’est l’un des nombreux temps forts de ce spectacle : Etcha Dvornik, après être allée d’un mur à l’autre, s’y être réfugiée et en avoir été comme repoussée, roule maintenant de droite et de gauche contre l’un d’eux, debout, jouet d’une force qui la malmène. Cette force, c’est l’emprise d’un amant avec qui les débuts ont été presque idylliques (presque…) mais qui se révèle vite manipulateur, froidement égoïste, cruellement habile à chosifier sa maîtresse qui, elle, croit mourir quand il s’absente. « L’homme fatal », oui. Un thème banal aujourd’hui mais qui ne l’était pas en 2004, quand la pièce a été créée dans le Off d’Avignon. Ce qui n’est nullement banal, vingt-deux ans après, c’est l’écriture d’Etcha Dvornik pour raconter crûment cette passion-prison jusqu’au moment même où l’écrire devient possible (ce qui ne veut pas tout à fait dire qu’on en est maintenant indemne). C’est aussi son art de la mise en scène, avec de rares mais percutants effets d’accessoires, d’éclairage, de voix off. Suggérer la nudité en se revêtant d’un épais manteau ! Et puis, bien sûr, elle est pleinement comédienne ET danseuse, inscrivant avec force dans l’espace du plateau la trajectoire de son personnage et laissant dans l’esprit du spectateur des arrêts sur image dignes des héroïnes baroques du Caravage ou d’Artemisia Gentileschi. Guillaume

le tragique retrouvé Par Rose S. (9 avis) - 27 juin 2026 à 13h28

Elle est une proie qui se meut dans le carré magique du sacré. La danseuse parle, la comédienne danse, le corps incarne celui d'une femme qui ne s'appartient plus. Le mouvement d'une chair qui n 'a plus comme répit que le moment où elle se retourne sur les cendres incandescentes de sa passion. La parole roule sous le supplice des souffrances infligées par marionnettiste diabolique, qui sait tout des abîmes de l'amour, celui qui n'appartient qu'à la femme. Elle ne l'a pas vu venir, et le piège s'est refermé. Et c'est dans sa danse qu'elle se libère sous nos yeux fascinés, c'est dans ce jeu de la parole que la suppliciée par possession s'échappe de sa danse de mort. et rejoint ses grandes ancêtres de l'Epidore. Ce spectacle sans second, écrit par l'artiste, nous emporte par son souffle tragique et sa force expressive en beauté dans ce que la danse et la parole enchâssées ont de plus émotionnellement puissants. Eric C.

L'homme fatal Etcha Dvornik Par Christine C. (1 avis) - 12 juin 2026 à 13h13

Un voyage intime, émouvant, personnel et universel. Une rencontre avec la femme, la féminité et l'homme fatal. Un spectacle où la présence de la comédienne nous envoûte, nous bouscule. Une voix, un corps, des mots, du mouvement... On ressort de ce spectacle chamboulé et ému. Allez y !!! Un grand merci Etcha Dvornick

SENSUELLE ET AUDACIEUSE Par Rose S. (9 avis) - 6 juin 2026 à 11h25

Etcha Dvornik poursuit, de spectacle en spectacle, une œuvre singulière et audacieuse dans laquelle elle s’expose avec une pudique impudeur. Dans L’Homme fatal, si les mots racontent une relation toxique, le corps garde la mémoire de cette passion vieille de vingt-cinq ans. Par éclairs, des mouvements chorégraphiés nous rappellent qu’Etcha Dvornik est danseuse. Mais même quand elle ne danse pas, Etcha danse son texte. C’est de bout en bout un spectacle d’une sensualité entêtante, enveloppante, comme si elle nous emmenait avec elle dans sa tête, dans son corps. Car l’écriture, si elle permet le dépassement du trauma, est aussi, inséparablement, remémoration, au présent, du désir. La scène devient alors le lieu où celui-ci s’accomplit. Joseph Danan Écrivain, dramaturge. Professeur d'études théâtrales, Institut d'études théâtrales, Université de la Sorbonne nouvelle, Paris

L’audace d’une mise en scène où le corps et la parole respirent à l’unisson Par Arianne P. (1 avis) - 2 mai 2026 à 12h15

Puissante et prоfоndément réfléchie, Etcha Dvоrnik transfоrme l’espace scénique en un vоyage intériеur. Sa présеnсe сaptivantе, sa prоnоnciatiоn d'Eurоpe сentrаle, la préсisiоn saisissante de ses mоuvеmеnts et lа prоfоndеur émоtiоnnellе de sоn jеu оffrent une ехpériеnсе presque еnvоûtantе. La pаssiоn, lе désir, l’eхil, la dépendаnсе affective, еt les sоuvеnirs familiauх. Tоut cеla est sоutеnu par une сhоrégraphie d’unе eхpressivité remarquablе. La mise еn scène sе révèle аudacieusе, sensuelle et d’une grandе subtilité artistiquе, sans jamais verser dans la prоvоcatiоn gratuitе. Chaquе geste témоignе de déсenniеs de pratique cоrpоrellе ainsi que d’une véritаble réflехiоn intеllectuelle sur l’аmоur et la sоumissiоn. C'est un spеctaclе qui аlliе pоésie, physicаlité et philоsоphie, tоuсhant à la fоis lе сœur et l’esprit. À ne pаs manquеr.

Magnifique performance Par Rose S. (9 avis) - 11 avril 2026 à 23h53

𝐌𝐚𝐠𝐧𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝’𝐄𝐭𝐜𝐡𝐚 𝐃𝐯𝐨𝐫𝐧𝐢𝐤 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞 𝐞𝐧 𝐬𝐜è𝐧𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐮𝐣𝐞𝐭 𝐠𝐫𝐚𝐯𝐞. 𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐲 𝐞𝐬𝐭 ! 𝐉𝐞 𝐧’𝐚𝐢 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐭𝐬… 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐮𝐩𝐞𝐫𝐛𝐞. 𝐎𝐧𝐳𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐱 !

SPECTACLE UNIQUE Par Rose S. (9 avis) - 11 avril 2026 à 23h42

Spectacle unique, actrice merveilleuse, originale , magnifique gestuelle , texte fort, authentique, riche et sensible . C'est émouvant, captivant, poignant à en avoir des frissons , plein d'émotions et de profondeur. J'ai adoré ! A ne pas rater surtout

Belle écriture Par Rose S. (9 avis) - 17 mars 2026 à 23h04

L’homme fatal de/par Etcha Dvornik Théâtre de la Comédie Saint-Michel Paris jusqu’au 3 juillet 2026 C’est lui. C’est comme elle le rêvait. Il a beaucoup donné. Si vite. Trop vite. Il voulait tout savoir d’elle. Ses promesses la séduisent, l’attachent. Puis des silences répétés entre ses retours exaltés de désir pour elle. Ballotée entre son mépris et son impatience de la revoir, elle ne sait plus. Puis elle y croit de nouveau. Doutes et culpabilité s’insinuent dans l’attente de le retrouver. Pourtant, elle devient prête à tout pour lui. Etcha Dvornik, autrice, comédienne et metteur en scène interprète sans détour la chute d’une femme tombée dans la nasse d’un pervers narcissique. Un travail artistique abouti porté par une belle écriture, poignante, sans cri, sans colère comme les détresses étouffées. La comédienne nous raconte l’humiliation et l’errance d’un corps suspendu au désir de l’autre. Également danseuse et chorégraphe, Etcha Dvornik incarne ses mots dans une chorégraphie qui rend palpable l’hésitation, la tentation, la peur, le désir, le sacrifice. On reconnait la signature d’Etcha Dvornik, douce et percutante, pudique et directe, chaleureuse et dérangeante. Un seule-en-scène émouvant, amené comme une confidence qui ne touche pas que les autres.

FATAL Par Annie P. (4 avis) - 7 novembre 2025 à 19h52

ll y a quelque chose de spectral dans L'Homme Fatal d'Etcha Dvornik, peut-être la Toussaint seule dans ce théâtre ? En sortant je me redisais le poème de Verlaine "Dans le vieux parc solitaire et glacé deux spectres ont évoqué le passé..." C'est le récit douloureux d'une plongée dans un amour destructeur pour un pervers narcissique. Nous sommes dans un film noir, une superbe musique expressionniste et la diction monocorde à l'accent d'Europe centrale de l'actrice, les lèvres rouges dans le visage immobile. C'est le corps qui raconte, qui danse l'attraction, la passion, la violence, la soumission, la déchéance et la solitude de cette femme qui finira par comprendre l’emprise en écrivant. On entend la voix séduisante, autoritaire et sexy du prédateur, on en a tous et toutes connu. J’aime le parti pris stylistique de la danseuse actrice on se croirait dans un film de Murnau ou Fritz Lang, l’épisode grandguignolesque du couteau dans le cœur crée une distance bienvenue ! Allez voir Etcha Dvornik c’est fatal ! Annie P

RAVISSEMENT Par Muriel A. (3 avis) - 29 avril 2025 à 17h12

Etcha DVORNIK Sur Scène La nuit tombe quand les lumières du théâtre baissent d'intensité. On voit son corps plongé dans le bonheur. La comédienne Etcha DVORNIK, commence à raconter... Le public est pris en otage, le silence est absolu. La comédienne est dotée d'un adorable corps qui parle, elle danse ; Un long silence pour contempler cette œuvre sur scène : Voix, corps, mouvements. Incroyablement désirée, alerte, captivante, mouvement de serpent assommé sur la musique du Nay oriental. Le public est devant une fresque de Botticelli. Je ne veux pas être l'esclave de mes émotions, j'ai assisté à la Comédie Saint Michel en 2018 où Etcha a joué " La passe imaginaire ". J'ai suivi l'aventure en 2025 à la création de " L'homme fatal " sur la scène du théâtre Darius Milhaud. La comédienne Etcha Dvornik a présenté l'élégance, la grâce pour one-woman-show. Le clair-obscur (tableau de Rembrandt), l'ondulation du corps sculpté, c'est un mélange subtil de bonheur. Elle a interprété " L'homme fatal " d'une finesse toute féminine avec une grande simplicité, dominant l'ensemble de ses atouts. La ravissante Etcha Dvornik est une comédienne qui possède les conditions nécessaires et captivantes pour attirer l'attention de son public. Je regrette qu'il n'y ait pas d'autres scènes où Etcha Dvornik nous impressionne par ses choix de théâtre, mais nous avons un rendez-vous prochainement... C'est difficile de s'en détacher ! Mona Gamal

Etcha Dvornik sur scene Par Muriel A. (3 avis) - 28 avril 2025 à 19h22

Membre du Lion's Club Membre de l'Académie Léopold Cedar Senghor Membre de l'Académie Arts-Sciences-Lettres Docteur en sciences de l'art - La Sorbonne Paris Membre de Cercle Universel des Ambassadeurs de la paix (Genève/Paris) Sociétaire des Poètes Français Présidente de l'association ISIS Arts & Cultures

L'homme fatal Par Muriel A. (3 avis) - 31 mars 2025 à 12h44

Un texte puissant, cathartique, vertigineux et complexe. Une incroyable interprétation qui brise les codes. À ne rater sous aucun prétexte.

Le serpent destructeur Par Brigitte S. (945 avis) - 26 février 2025 à 08h33

L'approche d'une relation avec un pervers narcissique est, malheureusement, un sujet d'actualité, que l'on aborde maintenant clairement. Etcha Dvornik apporte à ce sujet une implication évidente mais je n'ai pas compris la chorégraphie étrange de son spectacle (peut-être stigmatisation de son errance ?) ainsi que son positionnement sur le bureau (corps offert au sacrifice?) ; mais rien n'est moins certain… Tout ceci était bien obscure pour moi et m'a semblé bien long.

Réservé via Theatreonline

La Tragédie retrouvée Par Jean C. (2 avis) - 19 février 2025 à 04h48

Le titre dit bien le genre : nous sommes dans la tragédie, telle qu'elle parcourt le théâtre depuis l'Antiquité grecque. Le dieu de l'amour et du sexe l'enchaîne telle une esclave aux volontés d'un homme dont le ressort n'est que la quête souffrance et l'ineffable jouissance du pouvoir absolu. Elle a cru entrer de plain-pied dans l'amour, elle s'est jetée à corps perdu dans la mort  Elle est dans sa toile, engluée dans l'irrépressible désir. Comme la tarentule, il prend son temps ; les années passent et la piqûre demeure avec la servitude supra-volontaire d'une paralysie acceptée. Etcha est donc avant tout une tragédienne, comme le furent Rachel ou Sara Bernard.

EMOTIOIN RARE Par Rose S. (9 avis) - 5 février 2025 à 16h39

Il est rare de ressentir une telle émotion. Le texte est fort, le jeu de l'actrice est fort, l'emprise de l'homme fatal est palpable. Je recommande à 100%.

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