Jean la Chance

Ménilmontant , Paris

Du 21 novembre au 09 décembre 2017
Durée : 1h15

CONTEMPORAIN

,

Comédie dramatique

L’extraordinaire histoire d’un fermier naïf et empathique qui, un jour, part à l’aventure sur les routes.
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Jean la Chance

De

Bertolt Brecht

Mise en scène

Constant Vandercam

Avec

Benjamin Assayag

,

Lou Guyot

,

Théo Navarro-Mussy

,

François Raüch de Roberty

  • Le conte inachevé de Bertolt Brecht

Jean, fermier naïf et empathique, connaît une vie paisible aux côtés de sa femme, la ravissante Jeanne. Jusqu’au jour où un certain Monsieur Feili abuse de l’hospitalité du jeune couple.

S’en suit un véritable « road trip » d’un an. Jean traverse les collines, une fête foraine, les berges d’une rivière, des champs de taureaux, les quartiers mal famés de la ville. Et à chacune de ses rencontres, il échange ce qu’il possède. Malheureusement, les trocs effectués semblent rarement être à son avantage.

Avec cette comédie dramatique, adaptation magistrale du conte homonyme des frères Grimm, Bertolt Brecht nous fait réfléchir sur le lien entre la possession et le bonheur.

  • La presse

« Les quatre comédiens, Benjamin Assayag, Lou Guyot, Théo Navarro-Mussy et François Raüch de Roberty, se partagent les quatorze personnages avec un enthousiasme touchant de sincérité et d’ardeur à conter. Ils jouent tous les quatre avec une vive intensité et une belle harmonie. Un beau temps de théâtre brechtien, réflexif, rusé, rageur et plaisant. » Spectatif

« Nous sentons véritablement l’osmose entre les différents comédiens. Nous sommes conquis par l’intensité de leur jeu ! La notion de plaisir est présente. Nous avons beaucoup ri. Nous avons beaucoup aimé et nous avons beaucoup réfléchi. C’est une réponse à notre époque consumériste où la possession semble être à la base du bonheur. » United States of Paris

  • Note d'intention

Nous souhaitons raconter à tous, petits et grands, « bourgeois et prolétaires », l’extraordinaire histoire de ce fermier naïf et empathique qui, un jour, part à l’aventure sur les routes.

Notre travail s’effectue autour de quatre axes forts : faire jouer les quatorze personnages par seulement quatre comédiens : Jean, Lui, Elle et L’Autre. Immerger Jean dans un univers étrange, inspiré par Tim Burton, Federico Fellini et les expressionnistes allemands. Jouer la pièce avec coulisses apparentes et sans 4ème mur. Tout sera fait à vue, à la manière du théâtre de tréteaux. Créer l’ensemble de notre scénographie à l’aide de deux « flight-cases ».

Notre projet sera réussi si chaque spectateur quitte notre univers le cœur rempli et le cerveau en ébullition. Avec cette question pour obsession : la possession est-elle à la base de notre bonheur ?

  • Extraits

Une comédie de malentendus
Jean : Asseyez-vous donc à côté de moi !
La jeune fille : Et puis quoi encore ? Je suis une jeune fille honnête.
Jean : Ça ne vous empêche pas de vous asseoir. Une jeune fille honnête n’a pas de derrière ?
La jeune fille : Si vous dites des choses pareilles, je vais devoir m’en aller !
Jean : C’est seulement parce que je ne comprends pas !
La jeune fille : Les hommes dépassent toujours tellement vite les bornes !
Jean : Comment ça ?
La jeune fille : Ça ne leur suffit pas de rester assis à causer.
Jean : Pourquoi ?
La jeune fille : Ils ont toujours de mauvaises pensées.
Jean : Moi non. Vous pouvez vous asseoir sans crainte.
La jeune fille : Nous ne pourrions pas au moins nous mettre dans la voiture ? On va nous voir ici !

Un drame poétique
Jean : Elle est partie dans le soir qui était si beau, avec ses cheveux, ses yeux et tout ce qui m’appartenait, et aussi mon cœur. On ne la voit plus nulle part, elle n’existe plus. Le vent ne la sent plus, mais il souffle encore, le soleil ne la voit plus, mais il éclaire encore, elle s’appelait Jeanne, elle n’est plus là, et je ne peux pas la rattraper, elle n’a plus de pieds. Je marche, je vois les arbres, le soleil et l’herbe, des gens aussi. Mais déjà son visage disparaît en devenant plus parfait. Il se confond avec les nuages, le vent et le soleil. Les nuages l’enveloppent, le vent l’emporte et la lumière brille au travers.

Une réflexion politique
Jean : Et puis il y a les taureaux ! Les uns veulent aller à droite, les autres à gauche, mais le chemin va tout droit. Ça demande un gros effort.
L’ami : Comment est-ce que tu fais ?
Jean : J’ai trouvé un système ; je les attache à des cordes et je tire.
L’ami : Et tu avances tout droit.
Jean : On voit bien que tu n’y comprends rien. Mais ce n’est pas étonnant, c’est nouveau pour toi tout ça. Si j’allais tout droit, je serais écartelé. Alors je conduis les taureaux dans la direction où la majorité veut aller.
L’ami :Je vois, c’est de la politique. Je n’y comprends rien.
Jean : Il n’est pas trop tard pour apprendre. Tu n’as qu’à essayer une fois avec des bœufs.

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JEAN R. (2 avis) 28 juin 2017

Très bon moment Une première de première
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