Ich bin Charlotte

La Scène Libre , Paris

Du 05 octobre 2019 au 04 janvier 2020
Durée : 1h10

CONTEMPORAIN

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A ne pas manquer

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Biopic

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Coups de coeur

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Pièce historique

Tirée d’une histoire vraie, la pièce retrace l’enquête troublante menée par son auteur, Doug Wright, pour tenter de percer le mystère d’une figure du transgenre qui a survécu aux régimes nazi et communiste en Allemagne. Avec Thierry Lopez, fascinant, dont la prestation a suscité l'enthousiasme du public et de la presse.
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Ich bin Charlotte

De

Doug Wright

Adaptation

Marianne Groves

Mise en scène

Steve Suissa

Avec

Thierry Lopez

  • Quand un travesti bouscule l'Histoire

Il est Charlotte. Une femme piégée dans un corps d’homme. Un travesti allemand qui a survécu aux deux régimes les plus brutaux du XXe siècle : le nazisme et le communisme. élégant, excentrique, il a passé sa vie à sauver les meubles de la destruction… habillé en femme.

Tirée d’une histoire vraie, la pièce retrace l’enquête troublante menée par son auteur, Doug Wright, pour tenter de percer le mystère d’une figure du transgenre qui a survécu aux régimes nazi et communiste en Allemagne. Entre fascination et scandale, la société contemporaine s’empare d’une existence libre, subversive et la juge dans le chaos de l’Histoire.

Sur scène : un seul comédien – Thierry Lopez –, et plus de trente personnages. Avec ses faux-semblants et ses non-dits, l’insaisissable Charlotte von Mahlsdorf questionne la vérité, l’identité et la liberté. Comment devenir et rester soi, face à d’impossibles choix ?

Le texte magnifique de Doug Wright, primé dans le monde entier, demande une interprétation et une scénographie poétiques et élégantes. L’époque et l’Histoire, d’une grande brutalité, doivent être contrebalancées par l’humanité de ce personnage multiple et émouvant. Dans une atmosphère confi née comme celle d’un musée où chaque objet, chaque pas mènent à la narration, l’acteur Thierry Lopez va nous faire voyager avec vérité et sincérité dans son monde. Celui de Charlotte. Une histoire incroyable. Un destin rare, qui réunit l’intime et l’universel.

Prix Pulitzer 2004 du texte dramatique.
Nomination aux Molières 2019 dans la catégorie Seul en scène.

  • La presse

« Un de nos dix coups de cœur du Festival d’Avignon 2018. A la fois joueur, rieur, fin, délicat, Thierry Lopez est fascinant et phénoménal. » Le Parisien

« Thierry Lopez impressionne, secoue les codes habituels du théâtre. » La Provence

«  Une magnifique performance d’acteur à ne pas rater. » Vaucluse matin

« Une mise en scène limpide. Une interprétation hypnotique. On ne peut que s’incliner face à un tel travail et un tel don de soi. » Le Monde du ciné

« Un texte en or. Thierry Lopez est éblouissant de virtuosité et de talent. » Artistik Rezo

« C'est le comédien Thierry Lopez qui, sous la direction de Steve Suissa, relève le defi d'incarner le rôle. Une partition éclatée en plus de vingt protagonistes complémentaires dont il interprète les voix, les accents, les postures. Inattendu dans ce registre grave, on le devine passionné par son personnage. (…) Un rôle physique à la hauteur de son talent. » François Varlin, Théâtral Magazine

  • Note d'intention

Le texte magnifique de Doug Wright, primé dans le monde entier, demande une interprétation et une scénographie poétiques et élégantes. L’époque et l’Histoire, d’une grande brutalité, doivent être contrebalancées par l’humanité de ce personnage multiple et émouvant.

Dans une atmosphère confinée comme celle d’un musée où chaque objet, chaque pas mènent à la narration, l’acteur Thierry Lopez va nous faire voyager avec vérité et sincérité dans son monde. Celui de Charlotte.

Une histoire incroyable. Un destin rare, qui réunit l’intime et l’universel.

  • Entretien avec Thierry Lopez pas Stéphanie Tesson

Comment vous est venue l’idée de jouer ce texte ?
Marianne Groves, la traductrice de la pièce de Doug Wright l’a traduite en pensant à moi. Elle nous l’a proposée à Steve et à moi, et j’ai tout de suite été séduit par ce projet.

Ce texte n’avait jamais été monté en France ?
Non, il a eu beaucoup de succès à Broadway depuis sa création et a été traduit en plusieurs langues. Ce qu’on en a fait avec Steve a quelque-chose de moderne, de frontal, qui résonne avec la société dans laquelle on vit. Steve a évité les filtres qui pourraient rendre la pièce caricaturale.

Par exemple ?
Par exemple l’accent. On n’a pas essayé de camper un personnage, mais on s’est plutôt intéressés à l’acteur qui joue cet homme qui joue à être une femme. C’est plus troublant de voir un être qui ne se déguise pas, qui garde son aspect corporel propre, qui ne triche pas. Et personnellement, je souhaitais rester au plus proche de qui je suis, sans travestissement. Nous avons d’abord cherché un état intérieur. Il existe finalement autant de Charlotte qu’il y a d’interprètes…

Vous vous êtes tout de même intéressé à la vraie Charlotte, à l’original ?
Oui, beaucoup. J’ai d’abord lu sa biographie : I am my own Wife, écrite par Charlotte von Mahlsdorf elle-même, et éditée en 1992. Doug Wright a fait des recherches poussées autour de sa vie, que j’ai décortiquées, et puis j’ai vu le film sur elle, très touchant. C’est une figure transgenre très commune en Allemagne. Elle a survécu au régime nazi, au communisme, et elle est tombée de son piédestal à cause de la presse, qui a dénoncé ses rapports privilégiés avec la Stasi. Elle a dû fuir Berlin pour la Suède, avant de revenir y mourir d’une crise cardiaque en 2002.

De quoi vivait-elle ?
Elle était antiquaire, et vivait dans l’adoration et l’obsession des objets. Elle habitait dans une sorte de musée composé de toutes ses acquisitions – parfois opérées grâce à ses relations favorables avec le système en place. Elle récupérait des objets ayant appartenu à des êtres réprouvés, réprimés par le système en place. Cette collection était un moyen pour elle de résister et de s’évader. Sauver des meubles, c’était sa mission, comme d’autres s’appliquent à sauver des vies.

Son musée est toujours ouvert ?
Oui, il se visite à Berlin, ainsi qu’en Suède, où elle en a ouvert un autre durant le séjour qu’elle a fait là-bas.

Mais elle n’a jamais voulu devenir un personnage public, se montrer sur scène ?
Pas du tout ! C’était un être d’une grande pudeur. Mais à vrai dire assez paradoxal. A la fois discrète et exhibitionniste. Son spectacle, elle le faisait dans son musée, pour les visiteurs. Le public venait la voir dans son lieu. Là elle aimait provoquer, surprendre, susciter la curiosité ; elle jouait le guide. Son musée a d’ailleurs servi de refuge aux homosexuels allemands et aux artistes de l’époque, qui s’y retrouvaient. Marlène Dietrich y est passée. C’était comme un cabaret clandestin.

Et vous, comment avez-vous abordé cette incarnation ?
Justement en évitant l’incarnation. Nous sommes partis de l’auteur, Doug Wright. C’est sa fascination pour le personnage de Charlotte qui nous a guidés. Dans le spectacle, j’interprète Charlotte et tous les personnages autour d’elle, il y en a près de trente, mais je ne cherche jamais à les jouer. Je suis plutôt dans la lignée d’un conteur, qui tire le fil d’une histoire, avec tous ses protagonistes.

Qu’est-ce qui vous plaît dans cette histoire ?
Davantage que la question de l’identité, c’est celle de la revendication d’une différence. Bien sûr il y a cet étrange destin, ce Lothar Berfelde qui part chez sa tante, à la fois baroque et protectrice, à l’âge de quinze ans pour fuir un père obsédé par le nazisme, et qui revient chez lui en jupe et en talons, affublé du prénom de Charlotte, qu’il ne quittera plus. Ça c’est le côté existentiel, qui fait que j’ai gardé ma barbe pour camper ce personnage, et que je n’ai pas mis de maquillage. Mais il y a aussi le côté universel, cette résistance par l’affirmation d’une personnalité en totale opposition avec les codes de l’époque, cette façon de tenir tête aux courants ambiants par une authenticité d’être, une originalité affirmée comme un manifeste.

Vous en faites presque une héroïne ?
Oui, car on a besoin aujourd’hui de ce genre de figure qui imposent leur singularité. L’Art est une échappatoire, pas seulement dans les régimes totalitaires, mais par tous les temps…

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Avis du public : Ich bin Charlotte

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Jean-paul C. (31 avis) 19 novembre 2018

Jean-Paul et Laurent Très grand numéro d’acteur!....valorisé par une belle mise en scène ...
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Nazanin L. (1 avis) 18 novembre 2018

A voir absolument Thierry Lopez habite ce personnage et une trentaine d'autres. Superbe!
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Marie-christine L. (2 avis) 10 octobre 2018

Ich Bin Charlotte Un spectacle extraordinaire. Une performance d'acteur. Scotchés, nous étions
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SYLVIE N. (2 avis) 21 juin 2019

Un bel enthousiasme au sortir de ce spectacle. Frédéric Lopez incarne à la perfection ce personnage de Charlotte aux multiples facettes, et bien d'autres.
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Marie D. (5 avis) 29 mai 2019

bluffant une acteur d'une présence et d'un talent rare. Il manque à mon gout la palette de l'intime pour entrer totalement dans l'histoire
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Simone C. (2 avis) 29 mai 2019

ich bin Charlotte Le comedien est excellent mais on est si mal assis ( chaise raides, peu profondes et très srrées.) que le plaisir est moitié gâché. Pourquoi des tables en plus pour encombrer le passage.
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Janine C. (2 avis) 28 mai 2019

ich bin charlotte très belle performance de Thierry Lopez , sensible, joueur , bref doué
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Harvey V. (5 avis) 23 mai 2019

Eviter A New York cette pièce originale était émouvante, délicate, souvent amusante. Ici c'est vulgaire, artificielle, une mise en scène pour la boite de nuit comme Crazy Horse. J'étais profondément ennuyé !
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Isabelle B. (23 avis) 15 mai 2019

Quelle remontée dans le temps Bravo Thierry Lopez , vous êtes un très beau comédien, très délicat et plein de force et de subtilité....je vous ai découvert dans ce très beau personnage que vous m’avez fait découvrir.....merci de ce travail de réincarnation,c’était très émouvant
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EWA G. (29 avis) 17 janvier 2019

Un sacré texte! Une histoire captivante et envoûtante . Excellente prestation d'acteur. Doublez les étoiles!!! Je quittais le théâtre en larmes, tellement ce seul-en-scène inoubliable a provoqué un surgissement des émotions. Merci.
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