De l'ambition

Manufacture des Abbesses , Paris

Du 24 août au 13 novembre 2022

CONTEMPORAIN

,

Coups de coeur

,

Avec les ados

A travers un groupe de cinq jeunes, Yann Reuzeau parle d'adolescence, de ce moment critique où il faut décider de qui on veut devenir, de ce qu’on veut, peut, doit faire. A voir en famille !

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Photos & vidéos

De l'ambition

De

Yann Reuzeau

Mise en scène

Yann Reuzeau

Avec

Julian Baudoin

,

Clara Baumzecer

,

Gaia Samakh

,

Gabriel Valadon

,

Ines Weinberger

  • Etre adolescent

Cinq adolescents à la fin de leur histoire.

La fin de leur adolescence, de leur amitié, de leur monde. Bientôt, le reste de leur vie. Il faut décider de ce que l’on veut devenir. L’avenir. Une chance ou une menace.

Léa veut sauver la terre entière, y compris ceux qui voudraient qu’on les laisse en paix. Parvaneh vit sous la menace (ou le soulagement ?) d’un retour dans le pays de son enfance. Eliott souhaite que leur groupe n’explose pas, et peut-être même ressentir quelque chose de personnel, un jour. Jonathan juge le monde avec distance et froideur, et veut y vivre selon ses règles.

Et il y a aussi Cécile. Qui regarde, observe, et prie pour que personne ne lui parle. Jamais.

  • Note d'intention

L’adolescence n’est pas un sujet, c’est une immensité. Ce n’est pas un passage, un âge de transition, mais presque une vie entière que l’on vit à cet âge‐là. Mille transitions, mille questions, qu’il n’est probablement pas possible de synthétiser dans une pièce. Alors il faut resserrer, chercher un angle, quelque chose de précis, un détail à explorer.

Ça sera la fin de l’adolescence. Le moment où l’on sent qu’on en vit les derniers instants, ou l’on se demande même un peu si ce n’est pas fini. Déjà. Les derniers mois, les dernières heures du lycée, qui coïncident, ici, avec la fin d’une histoire, la fin de l’amitié d’un groupe qui s’étiole, qui s’éloigne. Parce qu’ils ont grandi, déjà, qu’ils ne sont plus les mêmes que lorsqu’ils se sont rencontrés. Ils étaient des enfants. Ils sont presque des hommes, des femmes. Ont une sexualité. Ou pas. Des rêves. Ou pas. Une ambition. Ou pas. Ils s’aiment encore, un peu, ou commencent peut-être à se détester, se jalouser.

Ils ont eu une vie, ensemble, ont vécu une aventure incroyable, ont traversé l’âge des possibles, de toutes les transformations. Il leur restera le souvenir de cette aventure commune, et peut‐être un peu plus. C’est un âge de pulsion, encore, où les raisonnements sont balbutiants, à l’état d'ébauche. Mais ils sont là, ils prennent forme, petit à petit ou alors se transforment radicalement en quelques secondes. Tout ça pour tenter de découvrir qui l’on est, ce que l’on veut devenir. Et ça, c’est presque l’œuvre d’une vie, et ça demande définitivement une ambition immense.

  • Les personnages

Léa
Pour elle, à 17 ans, on doit bouffer le monde, vouloir sauver sa terre et sa banlieue, rêver en grand, en très grand. Avoir de l’ambition. L’amitié qu’elle porte aux autres peut-elle survivre à sa manière très dure de les juger, de plus en plus ?
« Je comprends pas qu’on puisse avoir 16 ans et qu’on ait pas envie de changer le monde. Je suis désolée, mais je trouve ça malsain, presque. »

Parvaneh
Une enfance en Iran, une adolescence en France, et un tiraillement permanent. Sa foi, ses convictions, son mode de vie se marient difficilement avec ceux de ses amis… qu’elle a pourtant choisis. Quand ses parents suggèrent un retour « là-bas », l’idée la séduit autant qu’elle la terrifie. Évidemment, dans ce contexte, penser au reste, à l’amitié, aux études, à un métier, c’est compliqué…
« Mais moi, je sais que mes parents souffrent. Et c’est dur parce qu’en plus… En plus, ils souffrent et moi, je suis tellement heureuse ! »

Eliott
Tout va bien. La vie est belle, calme et paisible. Bien sûr, son groupe d’amis se fissure, des lignes de front apparaissent ici et là, mais justement, il est plutôt fort pour colmater les brèches… alors tout va bien. Et pourtant, un goût amer dans la bouche, quelque chose qui ne passe pas, qui manque, qu’il ne comprend pas…
« A un moment, Jonathan a dit, c’est débile mais il a dit… ‘ceux qui disent qu’ils écoutent de tout, qu’ils aiment tout, ben en fait, ils aiment rien’… J’ai trouvé ça débile, tu vois, mais après, j’me suis rendu compte que c’est le genre de phrase que je dis souvent… J’écoute « un peu de tout ». Je mange « un peu de tout ». J’aime bien « un peu tous les types de filles ». Et ça me prend la tête. Genre, vraiment. »

Jonathan
Il est misanthrope, oui, peut-être. Ou alors, peut-être qu’il traverse juste une petite crise d’adolescence. C’est possible. Il accepte ses diagnostics-là, d’ailleurs, s’il faut absolument expliquer sa frustration, sa colère, son mépris des autres, du monde. Mais peut-être aussi, qu’il a choisi. Une autre voie. Une autre vie. Un vrai choix.
« Parce que t’as fini par représenter tout ce que je déteste. Les choses qu’on est censé faire et qui nous rendent dingues… Pas seulement sur le travail, les études… mais… sur les gens. Ta manière d’aider les gens. Ça me donne envie de vomir. Tu les aides parce que c’est comme ça qu’on censé être. Parce qu’il faut être solidaire, parce qu’il faut être «bien»… mais c’est un rôle, un mensonge, j’y crois pas. »

Cécile
Ne rien faire, ne rien dire. Surtout ne pas se faire remarquer. Et se laisser glisser dans des rêves merveilleux, où sa soif de sexualité s’épanche, où elle peut tuer, à l’occasion, où tout se déroule selon ses souhaits, toujours… Jusqu’au jour où quelqu’un brise son système. Où quelqu’un lui parle. Et plus rien ne fonctionne. D’autres choses lui polluent alors l’esprit, et s’insinuent, même, jusque dans ses rêves…
« J’y arrive plus, là ! Parce que t’es venue, t’as tout changé et… et moi, je voulais pas ça, moi ! Je voulais juste être bien. Et j’étais bien, avant que tu ne viennes me parler. Maintenant, je suis pas bien. C’est à cause de toi ! Il faut que tu m’aides.  »

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Philippe B. (3 avis) 15 septembre 2015

A voir absolument Les 2 comédiennes principales sortent du lot : Alexia Hébrard, jeu solide, présente et portée par une voix hors du commun, et Maryne Bertieaux en petit oiseau affolé capable de mettre de l'intensité à chaque scène. Les dialogues sont crus et directs, la mise en scène dynamique. Un très bon moment à partager avec des ados.
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