David Wampach - Bascule

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MC93 , Bobigny

Du 06 au 07 mai 2006
Durée : 55 minutes

MUSIQUE & DANSE

Qui peut dire quand ça bascule - à quel moment précis ça a basculé ? Le mouvement physique de bascule est un défi pour la perception, il demande d’interroger le moindre frémissement. Pour interroger ce moment paradoxal, David Wampach s’est appuyé sur toutes les matières premières du spectacle : les corps, la lumière et les costumes qui les révèlent ou les cachent et la musique qui les met en vibration. Il tente ainsi de saisir les mouvements de transition, le transitoire qui s’opère dans un corps mais aussi entre les corps, introduisant en eux des séries de décalages subtils.
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Spectacle terminé depuis le 07 mai 2006

 

David Wampach - Bascule

De

David Wampach

Avec

Maeva Cunci

,

Bruno Péré

,

Virginie Thomas

« Bascule : tout système de corps suspendu sur un point, mobile ou non, et autour duquel ce corps oscille jusqu’à ce qu’il se trouve en équilibre. »

  • Un moment paradoxal

Bascule : un point sur lequel s’appuie une surface - point qui crée l’attente, la tension, nœud de l’équilibre et du déséquilibre, qui fait passer de manière imperceptible d’un état à un autre.

Qui peut dire quand ça bascule - à quel moment précis ça a basculé ? Le mouvement physique de bascule est un défi pour la perception, il demande d’interroger le moindre frémissement. Pour interroger ce moment paradoxal, David Wampach s’est appuyé sur toutes les matières premières du spectacle : les corps, la lumière et les costumes qui les révèlent ou les cachent et la musique qui les met en vibration. En étroite collaboration avec chaque acteur du processus, il tente ainsi de saisir les mouvements de transition, le transitoire qui s’opère dans un corps mais aussi entre les corps, introduisant en eux des séries de décalages subtils.

À partir d’une combinaison de gestes répétés de manière presque machinale, un système complexe s’installe entre les trois danseurs : relais de couleurs, de positions, variations d’intensité et d’amplitude du mouvement. Mais quelque chose dégénère à l’intérieur de ce système, qui permet au regard de s’intéresser peu à peu à ce qui ne s’intègre pas : aux déviations, au détail d’une vibration irrégulière. Ce moment de basculement impossible à localiser devient alors recherche d’un dérèglement dans la structure - et c’est la position-même du regard qui est mise en doute.

Dans les errances de ce regard trouble, les danseurs - exposés dans une boîte vide elle-même posée sur la scène - dévoilent leurs zones obscures, leur obsédante sensualité. La boîte cadre les corps, qui, dans leur position incertaine, se décadrent en permanence. Une image tremblée apparaît, un arrêt en mouvement à l’intérieur duquel viennent s’intercaler d’autres images, d’autres codes gestuels. Ces interférences nous font basculer derrière les murs - comme des écrans vides reflétant ce qui se joue dans la représentation du corps médiatisé.

Gilles Amalvi

« Le rassurant de l’équilibre, c’est que rien ne bouge. Le vrai de l’équilibre, c’est qu’il suffit d’un souffle pour tout faire bouger. » Julien Gracq

« Le mouvement est facile à affoler. L’équilibre est facile à détruire. » JMG Le Clézio, L’extase matérielle

  • La presse

« Les lumières de Cathy Olive ensorcèlent Bascule, première pièce collective de David Wampach. Des vêtements paraissent peints à même la peau de ses trois interprètes pourtant nus. Une contradiction sensuelle se glisse par là, qui agace le regard et fait songer aux gestes mêmes comme un autre genre d’habits. Une heure durant, sur un son cadencé et sourd, s’éprouvent méthodiquement d’autres dissociations. Quoique obstinément simples, repérés - balancements, inversions - les gestes vibrent à l’extrême opposé du naturel. Bascule provoque ainsi quantité de petits vertiges, et ouvre autant de micro espaces vides, qui aspirent l’esprit avec ténacité. Ce goût étrange, unique, continue de racler longtemps derrière la tête, bien après la fin du spectacle. Maîtrisé et courageux, celui-ci se révèle étonnamment novateur et fécond sur des principes qu’on avait trop vite cru épuisés (le nu, le masculin-féminin, la construction du regard, etc.) » Gérard Mayen, Danser

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