
En 1988, Bernard Marie Koltès laisse plusieurs projets inachevés, dont Coco, qui porte une dédicace à Coco Chanel. Cet écrit consiste en trois fragments mettant en scène les échanges de la styliste et sa domestique Consuelo. Dans un huis clos dévorant, madame Coco attend inexorablement la mort, veillée par sa bonne. Tordue par la vieillesse et la maladie, elle inflige pour sa seule distraction, ses dictats grinçants et ses tortures morales à sa domestique.
« La manière dont la metteur en scène, qui interprète également le rôle-titre, a étiré ces trois scènes ne rend que plus forte cette sensation de temps arrêté, et presque palpable cet écoulement tragique des instants ultimes d’une vie. » David Sanson, Mouvement, février 2009
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