Cirque Aïtal - Pour le meilleur et pour le pire

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Théâtre des Bergeries , Noisy-le-Sec

Le 09 avril 2021
Durée : 1 heure

CONTEMPORAIN

,

Coups de coeur

,

Cirque

,

Poésie

Lui brun de Toulouse, elle, blonde de Finlande. Le colosse et la voltigeuse, ensemble à la ville comme sur scène, pour le meilleur et pour le pire, comme l’indique le titre de ce nouveau spectacle qui raconte les hauts, très hauts et les bas d’une vie amoureuse et artistique.
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Photos & vidéos

Cirque Aïtal - Pour le meilleur et pour le pire

De

Victor Cathala

,

Kati Pikkarainen

Mise en scène

Victor Cathala

,

Michel Cerda

,

Kati Pikkarainen

Avec

Victor Cathala

,

Kati Pikkarainen

  • Tout en opposition et en harmonie

Accueilli au théâtre avec son premier duo La Piste là il y a presque 15 ans, le Cirque Aïtal, avait déjà soufflé le public avec ses numéros de main à main réglés au millimètre et ses portés de choc… Couple sur la scène et dans la vie, Victor et Kati conjuguent les extrêmes, lui, grand brun doux et costaud, elle, petite blonde fluette au tempérament bien trempé. Pour le meilleur et pour le pire reprend le fil de leur vie de couple et de cirque nomade. Sur scène une vielle Simca 1000 rouge – tour à tour vestiaire, boîte à musique et débarras – prend rang de personnage. Les portières claquent, les coups de manivelle pleuvent, les bouquets de fleurs volent dans une escalade de gags vifs et légers. Portés intrépides et jeux de bascules virevoltantes, le duo franco-finlandais n’a de cesse de se mettre en danger, ajoutant à son savoir-faire, travail avec la perche, dressage de chiens et jeux icariens – des techniques particulières de propulsion. Entre rire et émotion, le suspens est total !

  • La presse

« Il y a là un beau morceau de théâtre monstrueux extirpé par de jeunes artistes qui, faisant front tous ensemble, veulent en découdre avec leur art et leur époque. » JP Thibaudat, Mediapart

« Portés intrépides sur le front de Victor Cathala, jeux de bascules virevoltantes, le duo franco-finlandais tire sur l’élastique de sa différence sans jamais se faciliter la tâche de l’exploit. C’est toujours beau, fragile, avec ce côté sanguin à fleur de peau qui fait oublier la technique » Rosita Boisseau, Le Monde

« A bord d’une vieille Simca 1000 customisée, Victor et Kati franchissent un cap. Sur cette piste-ci, ils ne sont pas deux mais trois, tant le véhicule rouge – tour à tour vestiaire, boîte à musique et débarras – prend rang de personnage. Intrépide, impertinente, Kati Pikkarainen affirme ses talents de clown et de voltigeuse. [...] Un beau voyage qui s’amorce. » Télérama

  • Virtuoses de l’équilibre

De toutes ces expériences, ils tirent La Piste là, « assemblage des différentes histoires de cirque qu’on a vécues », un spectacle qui va tourner pendant quatre ans sur les routes du monde, jusqu’au Brésil et en Argentine (en passant par Paris quartier d’été 2010), laissant dans son sillage des légions de spectateurs réjouis. Leur nouvelle création poursuit un peu plus avant le récit de leurs biographies liées, Pour le meilleur et pour le pire.

Ce spectacle, c’est eux : leur vie, leurs chiens, leur Simca 1000. Un road movie sous chapiteau, où l’on est à la fois dans le décor et à l’envers, en l’air et sur terre. Est-on sur la route ou sur la piste ? Invités à la maison ? À l’entraînement ? En représentation ? Sous le chapiteau, même la voiture a un secret, la radio devient autonome, les objets apparaissent, les animaux disparaissent, le pot d’échappement devient une perche, le siège devient une trinka, un chien devient un éléphant, un couple devient le cirque.

Virtuoses de l’équilibre, ils s’y tiennent droit entre dévoilement et pudeur, fidèles au choix d’une piste à 360° au centre des regards, au milieu, sans issue de secours, et conservant au cirque ses fonctions premières : « Ça doit être accessible à tous les publics, émouvoir et faire rire. »

Faire rire et faire rêver, pendant une petite heure, c’est le beau projet pas modeste d’Aïtal. « Ce sont les rêves qui m’ont amenée à faire du cirque, écrit Kati. Les rêves m’ont fait oublier la vie. Le cirque me fait rêver, tous mes rêves, je les ai vécus. Et si je ne rêvais plus… Peut-être que c'est à moi de faire rêver maintenant. »

Vaut-il mieux une vie de rêve ou une vie bien rêvée ? Question de goût. Mais on notera que s’il est toujours facile d’imaginer le pire, l’usure, la séparation, la chute, on ne peut que rêver au meilleur…

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