Boesman et Léna

1
2
3
4
5

Cartoucherie - Théâtre de la Tempête , Paris

Du 13 mars au 12 avril 2015
Durée : 1h20

CONTEMPORAIN

,

Afrique du Sud

Sud-Africain, blanc, Athol Fugard décrit avec acuité les conséquences humaines de l’apartheid et devient, dans les années 60, une des figures marquantes de l’opposition politique de son pays. Boesman et Lena, métis, étaient ouvriers : un bulldozer les a chassés de leur bidonville… L’arrivée d’un vieux Bantou mourant bouleverse leur relation. Mis en scène par Philippe Adrien.
Continuer la lecture

Spectacle terminé depuis le 12 avril 2015

 

Photos & vidéos

Boesman et Léna

De

Athol Fugard

Mise en scène

Philippe Adrien

Avec

Christian Julien

,

Tadié Tuéné

,

Nathalie Vairac

  • Une histoire d'amour où chacun représente le destin de l'autre

Homme de théâtre sud-africain, blanc, né en 1932, Athol Fugard se présente comme « un Afrikaner qui écrit en anglais ». Sa description aiguë des conséquences humaines de l’apartheid a fait de lui, dans les années 60, une des figures marquantes de l’opposition politique de son pays. Chassés d’un bidonville par le bulldozer de l’homme blanc, Boesman et Léna, un couple de « bruns » – métis, errent jusqu’à un terrain vague où lui va, une nouvelle fois, construire un abri. L’arrivée d’un vieux Bantou – pour eux, un « nègre », un cafre – bouleverse leur relation. « Des yeux : une autre paire d’yeux ! Savoir qu’il y a quelque chose qui vous voit ! » : elle croit possible le dialogue ; lui ne comprend pas, se montre jaloux, haineux… Qu’est-ce qui est mutilé ? Au-delà du désespoir, c’est la guerre qui fait rage dans le couple.

Boesman reproduit sur Léna l’oppression dont il est lui-même l’objet. Tous deux, placés dans une situation invivable, sont à la fois bourreaux et victimes… En somme, une histoire d’amour où chacun représente le destin de l’autre. Créé au Festival de théâtre des Abymes en Guadeloupe, le spectacle s’est joué, dans le cadre du Festival d’Avignon, à la Chapelle du Verbe incarné.

Texte français Isabelle Famchon.

  • La presse

« C’est de manière militante, ostensiblement incarnée que Philippe Adrien montre les atrocités de l’apartheid à travers les errances de Boesman et Léna, ce couple hottentot misérable crevant de détresse et de faim en Afrique du Sud, au temps où le régime raciste dominait encore le pays. Violences politiques qui deviennent en retour violences intimes : Fugard montre avec un lyrisme sauvage comment l’oppression publique engendre l’oppression privée. Porté par des acteurs bruts, au verbe qui cogne, aux timbres âpres (Christian Julien, Tadié Tuene, Nathalie Vairac), le spectacle s’impose étrangement dans les mémoires par les rugosités de sa langue même et les déchaînements où elle entraîne. » Fabienne Pascaud, Télérama

« L'adaptation, la mise en scène et la direction d'acteurs réalisées par Philippe Adrien constituent un sans faute. » Simone Alexandre, Theatrauteurs

« La mise en scène porte avec justesse les accents des personnages par ses changements de rythme, ses ruptures et décalages, son dosage réaliste sans excès, et sa direction d’acteurs.» Jean Chollet, Webtheatre

  • Léna, courageuse et infatiguable

« Toute l’Afrique du Sud pauvre s’est retrouvée dans cette pièce écrite en 1969 par un Blanc, de père anglophone et de mère afrikaans, qui relate la rencontre d’un couple brun et d’un Noir. Les Bruns sont « les plus Sud-Africains » : ils descendent à la fois des Hottentots qui habitaient primitivement le pays, des colons européens et des tribus noires qui migrèrent depuis le XVIIe siècle. Significatif est le surnom de Boesman, le Bochiman / Bushman, premier occupant de l’Afrique du Sud. C’est un petit homme débrouillard, infatigable, qui erre de point d’eau en rivière, vivant de plantes ramassées et du produit de sa chasse. Il n’a pas de point fixe et son passé est une succession de « Kraal », campements sommaires. Entre l’amertume qui rend Boesman méchant et Outa qui n’a pas d’arme linguistique pour se défendre, il y a Léna : courageuse et infatigable, elle supporte finalement tout : les humeurs de Boesman, les brimades de l’homme blanc, la solitude de l’homme noir. Fugard montre le difficile chemin qui reste à faire pour réunir les opprimés, eux aussi victimes de l’apartheid et de ses préjugés, victimes du « diviser pour régner » des Blancs, victimes de la haine qu’engendre la misère. »

Georges-Marie Lory

Pourraient aussi vous intéresser

Avis du public : Boesman et Léna

0 Note

0 avis

1
2
3
4
5

Excellent


(0)

Très bon


(0)

Bon


(0)

Pas mal


(0)

Peut mieux faire


(0)
Donnez votre avis
Excellent
Très bon
Bon
Pas mal
Peut mieux faire
Vous pouvez consulter notre politique de modération
UTILES + NOTES + NOTES - RÉCENTS ANCIENS

Spectacles consultés récemment