Bérénice / Fragments

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Cartoucherie - Théâtre de l'Epée de Bois , Paris

Du 14 janvier au 27 février 2019
Durée : 1h30

CLASSIQUE

Sur les rivages de l'amour absolu, dans un Orient de rêve, la tragédie est sur le point d'être représentée, trois actrices disent les vers de Racine...
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Spectacle terminé depuis le 27 février 2019

 

Bérénice / Fragments

De

Jean Racine

Mise en scène

Laurence Février

Avec

Laurence Février

,

Véronique Gallet

,

Catherine Le Hénan

Antiochus aime Bérénice, reine de Palestine, qui aime Titus, empereur de Rome, qui aime « la reine des Juifs », mais qui va la répudier pour raison d'Etat.

  • Note d'intention

L'émotion n'a pas de sexe, la sensibilité non plus. On a dit de Racine qu'il y avait « une femme en lui »... Dans toutes ses pièces, les rapports entre les personnages ne sont pas fondés sur la sexualité mais sur les rapports d'aliénation que génèrent la passion. Il y a celui ou celle qui aime et celui ou celle qui n'aime pas. Qu'importe qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, les émotions sont les mêmes, la violence est la même, la douceur aussi. Jamais Racine n'entre dans une définition « genrée » de ses héros, c'est la passion qui les conduit à l'égarement, à la folie meurtrière, à la souffrance, jusqu'à l'envie de suicide comme seule échappatoire. Il n'y a qu'une seule voix qui « parle » au travers de tous ces personnages, celle de Racine, lui dont Madame de Sévigné disait qu'il ne « cessait d'être amoureux et dont le caractère était plein d'une passion inquiète et agitée »...

Dès cette époque, on l'a qualifié de « tendre Racine », et son oeuvre est apparue comme un événement théâtral novateur. Il a mis l'amour-passion au premier plan de ses tragédies, alors que Corneille célébrait les sentiments « nobles et mâles » en critiquant son jeune rival, la tragédie exigeant, selon lui, une ambition plus valeureuse que la crainte de « perdre une maîtresse ». Pourtant le « tendre Racine » a su, comme Freud, débusquer tous les méandres les plus inattendus et les plus sauvages de l'âme humaine, il a donné à ses personnages une « nature biologique commune », celle de l'émotion et de la violence. Cette « nature émotionnelle commune », d'où naît l'amour-passion, pulvérise toutes les constructions culturelles de la représentation des hommes et des femmes.

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