
Dans la lignée des Jirí Kylián, Ohad Naharin ou encore Crystal Pite, le chorégraphe Julien Lestel impose un style singulier avec ses créations résolument modernes, uniques, esthétiques et puissantes.
Sur une commande du Centre Culturel Tjibaou de Nouméa pour célébrer le centenaire de la création du Sacre du Printemps au Théâtre des Champs-Élysées à Paris en 1913, Julien Lestel nous donne sa version en s’appuyant sur la culture kanak. Sur la partition originale d’Igor Stravinsky, ce ballet est composé de deux parties constituées d’un enchaînement de scènes incantatoires et de jeux rituels qui aboutissent, dans la première, à la danse intense de la terre où les hommes interrogent l’avenir selon les rites et, dans la deuxième, à la grande danse sacrale où une femme est désignée pour être livrée aux dieux.
« Julien Lestel s’appuie sur la culture traditionnelle mélanésienne et garde toute la profondeur originelle de la pièce culte, avec la partition d’Igor Stravinsky. » La Provence
La chorégraphie s’ouvre sur une image simple et presque rituelle : 10 danseurs, disposés en cercle, forment une communauté silencieuse. Ce cercle, figure d’unité et d’égalité, devient le point de départ d’un dialogue muet. Chacun semble à la fois présent pour soi et attentif aux autres.
De cette attention partagée jaillit alors la danse. Ce qui était au départ une juxtaposition d’individualités devient une écriture collective, fluide et organique. Le cercle initial ne disparaît jamais vraiment ; il se métamorphose en une dynamique vivante, symbole d’une communauté en mouvement.
4, boulevard de Strasbourg 75010 Paris