Anne-Teresa De Keersmaeker - Bartok/Beethoven/Schönberg

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Opéra Garnier , Paris

Du 27 avril au 12 mai 2018
Durée : 1h45

MUSIQUE & DANSE

,

Ballet

,

Coups de coeur

,

Danse contemporaine

Ce triptyque traverse dix années de création (de 1986 à 1995) et témoigne des singuliers dialogues d’Anne Teresa De Keersmaeker avec les grandes partitions de la musique classique (Quatuor n°4, Die Grosse Fuge et Verklärte Nacht). Partageant la même intensité musicale, les trois ballets composent un ensemble à la fois poétique et mystérieux, qui fait aujourd’hui son entrée au répertoire du Ballet de l’Opéra de Paris.
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Photos & vidéos

Anne-Teresa De Keersmaeker - Bartok/Beethoven/Schönberg

De

Bela Bartok

,

Ludwig Van Beethoven

,

Arnold Schönberg

Chorégraphie

Anne-Teresa De Keersmaeker

Direction musicale

Jean-François Verdier

« Chaque danseur est comme un instrument de musique, qui a sa sonorité et sa couleur propres. » Anne Teresa De Keersmaeker

  • Entrée au répertoire d'un triptyque

Ce triptyque traverse dix années de création (de 1986 à 1995) et témoigne des singuliers dialogues d’Anne Teresa De Keersmaeker avec les grandes partitions de la musique classique. Sans doute le mot « dialogue » est-il d’ailleurs trop fade pour rendre compte de ce corps-à-corps entre deux arts. De Keersmaeker s’adresse à la musique selon toutes les nuances de la passion amoureuse : demande, défi, surenchère. Notion-clé : polyphonie.

L’irrésistible énergie que délivrent ces corps fluides et nerveux – tantôt bardés d’insolence, tantôt exténués et comme vaincus par la musique – relève essentiellement d’un « vertige du contrepoint ». Toujours une voix en plus, toujours une diagonale nouvelle, une combinaison imprévue, multipliant les courbes d’une spirale de mouvements où le spectateur se perd, et jubile de se perdre.

Le travail sur le Quatuor n°4 de Bartók relève du premier style de De Keersmaeker : une combinatoire de courts motifs, déployés avec un humour sec par un quatuor de jeunes filles à la féminité adolescente. La virtuose chorégraphie de la Grande Fugue de Beethoven, très masculine cette fois et basée sur la figure de la chute, permet de mesurer le mûrissement de la technique compositionnelle de la chorégraphe. Le troisième volet, La Nuit transfigurée, consacré au jeune Schönberg, dévoile enfin sa part la plus secrète : la soirée se ferme dans un déchirant abandon, avec l’évocation quasi narrative d’un couple transfiguré par le don d’amour – à l’image d’une danse possédée par la mélomanie.

Partageant la même intensité musicale, ces trois ballets composent un ensemble à la fois poétique et mystérieux, qui fait aujourd’hui son entrée au répertoire du Ballet de l’Opéra de Paris.

Avec les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet et l'Orchestre de l’Opéra national de Paris.

  • Programme

Quatuor n°4
Musique : Béla Bartók, Quatuor n°4
Chorégraphie, décors, lumières : Anne Teresa De Keersmaeker
Costumes : Rosas

Die Grosse Fuge
Musique : Ludwig van Beethoven, La Grande Fugue, op.133
Mise en scène : Jean-Luc Ducourt
Décors : Jan Joris Lamers
Costumes : Nathalie Douxfils, Rosas
Analyse musicale : Georges-Elie Octors

Verklärte Nacht
Musique : Arnold Schönberg ; La Nuit transfigurée op. 4, version pour orchestre à cordes
Décors : Gilles Aillaud, Anne Teresa De Keersmaeker
Costumes : Rudy Sabounghi
Lumières : Vinicio Cheli
Analyse Musicale : Georges-Elie Octors, Rosas

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