Si la voiture est fétiche, l’accident ne l’est pas

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Echangeur , Bagnolet

Du 06 au 11 mars 2023
Durée : 1h20

CONTEMPORAIN

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Philosophie

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Société

En prenant comme objet d’étude l’automobile, Aurelia Ivan, par le biais de la scène théâtrale, questionne l’impact philosophique, historique, sociologique de la voiture. Dès 15 ans.

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Si la voiture est fétiche, l’accident ne l’est pas

De

Aurélia Ivan

Mise en scène

Aurélia Ivan

Dès 15 ans.

  • Une pièce–composition autour de l'objet voiture

« Que voulez-vous, les gens aiment la bagnole ! », avait lancé, il y a un demi-siècle déjà, un président de la République. Ils l’aiment, c’est vrai. Et à force de la regarder avec les yeux de l’amour, à force de faire corps avec elle, au quotidien, ils ne s’interrogent plus sur cet étrange objet, qui pourtant régit nos vies et résume notre époque.  

En mettant le sujet-voiture en scène, Aurelia Ivan brise cette familiarité acquise. Usinée et déconstruite sous nos yeux, la voiture retrouve son identité d’artefact industriel. Elle gagne une matérialité nouvelle, qui nous oblige à la considérer avec des yeux neufs. Décillés par le théâtre, et guidés par les textes de Jean Baudrillard ou André Gorz, nous pouvons enfin voir ce qu’est vraiment « la bagnole » : un mythe social, un totem ; une violence faite aux corps, à la ville, à l’espace ; le lieu d’un vertige dont nous sommes tous saisis.

Aborder l’objet automobile est une manière de questionner le rapport à la scène et au théâtre. En s’appuyant sur le potentiel d’évocation poétique et dramatique des matériaux de la carrosserie, ce spectacle convoque la mythologie automobile. Ce n’est ni un hommage, ni une critique de l’automobile mais une pièce–composition, un agencement abordé par un prisme opératique dans le sens où toutes ces approches techniques, philosophiques, anthropologiques et sociétales du sujet automobile convergent vers une même esthétique.

Cette pièce peut être entendue comme un théâtre de matières. Tout se transforme et évolue sous nos yeux, en voyant la mécanique se faire, c’est comme si l’on voyait le mécanisme de penser à l’œuvre.

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