
Fruit de la collaboration entre la chorégraphe Sharon Eyal et l’artiste plasticien George Rouy, BODYSUIT donne vie à une peinture grand format. Portée par cinq interprètes, la performance brouille les frontières entre danse, arts visuels et musique électronique. Une immersion sensorielle totale.
Déployée sur un sol réfléchissant, piste de danse aux reflets miroitants, BODYSUIT offre une incarnation vibrante des notions de distorsion et de transformation, omniprésentes dans l’œuvre de George Rouy, figure majeure d’une jeune génération d’artistes contemporains pour qui le croisement des formes et des genres est une évidence. Sa collaboration avec Sharon Eyal semble en être une autre, performance pluridisciplinaire en perpétuelle mutation où les interprètes évoluent devant une grande toile que le peintre britannique a réalisée à l'huile, au fusain et à la peinture chromée. Sur la musique électronique qu’il a composée, teintée de sonorités house, leurs mouvements se déploient en une chorégraphie saccadée où les torsions les plus inconfortables semblent légères et libres.
Entre précision et abandon, BODYSUIT saisit et raconte ce moment où les corps se heurtent : chaque interprète déploie un vocabulaire différent, dont la chorégraphe organise le dialogue en un saisissant jeu de contrastes et ruptures de rythmes. Insensiblement, la répétition des motifs et des mouvements ouvre à de nouveaux états, de nouvelles ambiances. Fidèle à une écriture où le mouvement est précis, minimal et intense, Sharon Eyal poursuit ici son travail de radiographie des sentiments et une approche « ultra physique » et sensuelle du geste.
Vincent Théval
« BODYSUIT reproduit à la perfection l’imagerie de l’exposition de Rouy « The Bleed, Part II » en capturant ce moment fécond où les corps entrent en collision. » Steven Vargan, LA Dance Chronicle, mars 25
« Nijinsky est bien vivant ! C’est du moins ce qu’on aurait pu croire en découvrant la prestation magistrale des cinq danseurs de BODYSUIT, une œuvre extraordinaire créée par la toujours fascinante Sharon Eyal, fondatrice de la méthode Gaga, et l’artiste britannique Georgy Rouy, avec le mari de Sharon Eyal, Gai Behar, crédité comme co-créateur. Présentée samedi lors de sa première américaine à la galerie Hauser & Wirth Downtown de Los Angeles – la dernière des trois représentations à guichets fermés –, cette pièce de 45 minutes a eu un impact viscéral et s’apparentait à ce que Wagner appelait autrefois le « Gesamtkunstwerk », une œuvre d’art totale. » Victoria Looseleaf, fjord, world-class review of ballet and dance, février 25
« Une œuvre visionnaire. » FAD magazine, avril 25
« Une performance en direct révolutionnaire qui brouille les frontières entre la peinture, le mouvement et le son, BODYSUIT est la première création collaborative de Rouy et Eyal, offrant une synthèse visionnaire de la danse contemporaine, des arts visuels et de la musique électronique. Cette performance est une immersion sensorielle totale, mettant en scène cinq danseurs évoluant dans un environnement conçu pour susciter un engagement émotionnel et physique intense. » BJ Panda Bear, reservedmagazine.com
1, Place du Trocadéro 75016 Paris