
La légende de Chaillot
Un Théâtre national et populaire depuis 1920
Le T.N.P. devient le Théâtre National de Chaillot
Installé au cœur du Palais de Chaillot, le Théâtre National de Chaillot, qui est devenu en 2016 Chaillot – Théâtre national de la Danse, est une des institutions culturelles les plus prestigieuses de Paris, non seulement pour la place unique qu'il occupe dans l’histoire du spectacle vivant - notamment dans la grande aventure du Théâtre national populaire fondé par Firmin Gémier, puis porté et développé par une personnalité mythique, Jean Vilar – mais aussi dans celle de la France et du monde puisque c’est dans la grande salle du théâtre que fut signée, le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Chaillot - Théâtre national de la Danse est l’un des cinq théâtres nationaux français et le seul à porter un projet construit autour et à partir de la danse. Placé sous la tutelle du ministère de la Culture, il est dirigé depuis avril 2021 par le chorégraphe Rachid Ouramdane.
Le retrait des places s'effectue 30 minutes avant le début du spectacle.
Deux vestiaires sont à votre disposition pour le dépôt de vos affaires personnelles.
Chaillot s'associe à Bande de Cheffes pour proposer une cuisine de produits frais et cuisinés dans une démarche responsable. Mangez dans un cadre exceptionnel face à la tour Eiffel avant et après le spectacle.
Entièrement dédiée à la danse, la librairie de Chaillot offre un choix exceptionnel d’ouvrages, de revues et de DVD, ainsi que quelques exclusivités. Elle est ouverte avant et après les spectacles et pendant les Chaillot Expérience.
Le théâtre est accessible aux utilisateurs de fauteuil roulant ainsi qu’aux personnes à mobilité réduite. L’entrée se fait par les jardins du Trocadéro. Il vous est néanmoins conseillé de réserver directement auprès du théâtre au 01 53 65 30 00 (pour vérification des disponibilités, l’organisation de votre venue et toute demande de placement particulier).
Compte tenu de la configuration du théâtre, nous recommandons aux personnes aveugles ou malvoyantes de venir accompagnées. Certaines représentations sont en audio-description. Des jumelles de théâtre sont à la disposition de tous, gratuitement, sur simple demande.
Pour ressentir au plus près l’émotion d’un spectacle de danse, Chaillot vous propose des gilets vibrants. Ce dispositif permet de ressentir la musique à travers ses basses fréquences et d’appréhender ainsi au plus près l’univers sonore du spectacle. N’hésitez pas à les demander au personnel d'accueil (sur remise d'une pièce d'identité).
Chaillot est équipé de boucles magnétiques en salle. Si votre appareil auditif dispose de la position T, vous pouvez vous en servir. Sinon, Chaillot prête des boucles magnétiques individuelles. Les dispositifs sont à retirer gratuitement avant la représentation en échange d’une pièce d’identité.
En partenariat avec l'association Culture Relax, Chaillot a mis à disposition des spectatrices et spectateurs en situation de handicap psychique et/ou mental un espace chaleureux et bienveillant : avec ou sans handicap, toutes et tous peuvent souffler pendant le spectacle si le besoin s'en fait sentir dans un espace Relax.
Chaillot – Théâtre national de la Danse est l’un des six théâtres nationaux français (établissements publics dont les missions sont définies par l’État) et le premier à porter un projet construit autour et à partir de la danse. Placé sous une tutelle double, celle du ministère de la culture et celle du ministère du budget, les principales missions sont notamment la création et la diffusion de spectacles de danse à Paris et en tournée en France et à l’étranger, la programmation d’artistes internationaux, l’accueil en résidence d’artistes ainsi que le développement de toutes les catégories de publics dont les scolaires ou les personnes éloignées des pratiques culturelles, à travers notamment des activités artistiques et culturelles, comme les "Chaillot colos" ou "Pépites d'art" qui proposent aux enfants et adolescents des activités pendant les vacances scolaires.
Installé au cœur du Palais de Chaillot, le Théâtre National de Chaillot, qui est devenu en 2016 Chaillot – Théâtre national de la Danse, est une des institutions culturelles les plus prestigieuses de Paris, non seulement pour la place unique qu'il occupe dans l’histoire du spectacle vivant - notamment dans la grande aventure du Théâtre national populaire fondé par Firmin Gémier, puis porté et développé par une personnalité mythique, Jean Vilar – mais aussi dans celle de la France et du Monde puisque c’est dans la grande salle du théâtre que fut signée, le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Lieu exceptionnel de la capitale, le théâtre peut accueillir chaque soir plus de 1 600 spectateurs, dans ses trois salles (Salle Jean Vilar de 1200 places, Salle Firmin Gémier de 390 places, Studio Maurice Béjart de 100 places). Son Grand Foyer, qui fait face aux fontaines du Trocadéro, à la tour Eiffel et au Champ-de-Mars, offre de jour comme de nuit l’une des vues les plus célèbres du monde. Les espaces publics du théâtre abritent en outre une importante collection de sculptures, peintures, fresques et pastels signés des plus grands artistes de l’époque : Paul Belmondo, Louis Billotey, Pierre Bonnard, Maurice Brianchon, Roger Chapelain-Midy, Maurice Denis, Othon Friesz, Henri Laurens, Aristide Maillol ou encore Édouard Vuillard.
Firmin Gémier est l'un des précurseurs du théâtre populaire. Le 11 novembre 1920, il est nommé au théâtre du Palais de Chaillot, situé dans le palais du Trocadéro, édifié pour l'Exposition Universelle de 1878 par Davioud face au champ de Mars.
S'inspirant des "oeuvres dramatiques et théoriques de Romain Rolland ainsi que de l'expérience de Maurice Pottecher" il lance le Théâtre National Populaire ; il instaure un système d'abonnement, " les spectacles alternent chaque soir : grandes auditions, opéras, festivals, matinées classiques et cinéma pour la jeunesse. " Homme idéal, il rêvera d'une société universelle du théâtre jusqu'à sa mort en 1933. Albert Fourtier, son codirecteur reprend la direction avant la fermeture pour travaux en 1935.
En 1938, Paul Abram, est nommé à la direction du théâtre rebaptisé : Théâtre du palais de Chaillot. Les nouveaux locaux sont inaugurés par le Bourgeois gentilhomme. Mais les crédits attendus ne sont pas débloqués et ses projets ne voient pas le jour.
Le 1er septembre 1939, la seconde guerre mondiale s'engage, Paul Abram doit fuir.
Pierre Aldebert le remplace. Pendant l'occupation " la politique d'accueil et les prix réduits sont maintenus. Les pièces à grandes mises en scène se succèdent, entrecoupées de représentations offertes par les services allemands, remplacées en 1945 par des soirées en hommage aux combattants, résistants et aux alliés. "
En 1948, Chaillot devient le siège de l'O.N.U. C'est dans la grande salle que fut signée la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme le 10 décembre de cette même année.
En 1947 a lieu à Avignon la première Semaine d'Art dirigée par Jean Vilar préfigurant ce qui deviendra le Festival d'Avignon.
Jeanne Laurent alors directrice des Arts et des Lettres au ministère de l'Education Nationale est à l'origine des premières subventions et de la création des centres dramatiques nationaux en province. Elle propose Jean Vilar à la tête de Chaillot ; il est nommé directeur en 1951. En attendant la restitution des locaux il part jouer à Suresnes et monte le Cid ainsi que le Prince de Hombourg, avec Gérard Philipe qui a dès lors une grande popularité. Pour Vilar, le théâtre doit devenir un service public " nécessaire comme l'eau, le gaz et l'électricité " . Il marche sur les pas de Gémier et se déclare régisseur plutôt que metteur en scène. La conception du théâtre civique apparaît avec le renouvellement du T.N.P. dont le sigle est dessiné par Jacno. Le début du spectacle est à 20h15, le public est accueilli en musique dès 18h45. Au bar on sert des collations à prix réduits. Le vestiaire est gratuit, les pourboires supprimés. Le public est invité à rejoindre sa place au son des trompettes de Maurice Jarre. Les portes sont fermées dès le début du spectacle par respect des oeuvres et du public. On peut acheter le texte-programme de chaque pièce. Des matinées scolaires et étudiantes sont organisées les jeudis et samedis.
De Brecht à Shakespeare, de Hugo à Kleist, Vilar offre un répertoire nouveau à mise en scène épurée.
Mais en 1963 suite à de nombreux détracteurs, suivis d'une baisse de fréquentation du public, il désigne Georges Wilson pour lui succéder.
Ce dernier monte, entres autres, les Enfants du soleil de Gorki et Chant public pour deux chaises électriques d'Armand Gatti. Il inaugure une nouvelle salle de 500 places baptisée salle Gémier, où l'on joue principalement des pièces contemporaines et provocatrices. Pourtant, victime de sa notoriété et de son âge, le T.N.P. est considéré comme rangé, comparé à une jeunesse qui lui fait de l'ombre. " Le T.N.P. subit la crise générale des institutions. "
En 1972, le sigle est attribué au théâtre de la Cité de Villeurbanne.
Fin 1972, le Ministère de la Culture nomme Jack Lang à la direction du théâtre dont Antoine Vitez devient le directeur artistique. Jack Lang décide la transformation de la grande salle qui passe de 2600 places à 1300 et devient modulable. Le Théâtre des Enfants voit le jour, sous chapiteau, au château de Vincennes où se joue Vendredi ou la vie sauvage d'après Michel Tournier, mis en scène par Antoine Vitez. Les travaux n'étant pas terminés, les autres spectacles de la programmation sont présentés à la Gaîté Lyrique et en d'autres lieux.
André-Louis Perinnetti est placé à la tête du théâtre en 1974. Tandis que la salle Gémier reçoit des spectacles divers comme Jocaste de René Ehni mis en scène par Perinetti et Vingt-quatre heures d'Alfredo Arias. Divinas Palabras de Valle Inclan est joué dans la nouvelle grande salle. Malgré des subventions en baisse, il reçoit la Taganka de Youri Lioubimov et le Grand Magic Circus. Il démissionne le 4 mars 1981.
Antoine Vitez prend sa suite le 1er juillet. Il ouvre la saison avec Faust de Goethe. Il s'intéresse également aux oeuvres rares et démesurées comme le Soulier de Satin de Paul Claudel qui dure dix heures, et introduit les spectacles de marionnettes. Le souhait d'Antoine Vitez est de créer à Chaillot " un théâtre élitaire pour tous " .
En juin 1988, Jérôme Savary, fondateur du Grand Magic Circus devient directeur. Il présente fin 88, d'Artagnan, puis le symbolique Bourgeois gentilhomme. Ses choix sont éclectiques ; il monte aussi bien Shakespeare " en féeries poétiques à grand spectacle, dont le Songe d'une nuit d'été, La nuit des rois, la Mégère apprivoisée mais aussi des pièces de guerre comme Mère Courage, la Résistible ascension d'Arturo Ui avec Guy Bedos. Il accueille Béjart, Ute Lemper, Catherine Ribeiro, Mireille... Mais aussi Planchon, Langhoff, Benno Besson, Hans Peter Cloos... Sa jovialité et son style lui valent la fidélité de son public. " Alors, si, dans les années 90, le théâtre est populaire quand il réunit par une promesse de plaisir généreux des milliers de spectateurs de tous âges, de toutes catégories socioprofessionnelles - même si on ne peut parler d'ingénieurs - instituteurs - ouvriers - alors le Chaillot de Jérôme Savary est le théâtre populaire des années 90. " (in - Chaillot un théâtre national et populaire - Colette Godard - Editions Norma 1998.)
De 2000 à 2011, Ariel Goldenberg, Dominique Hervieu, José Montalvo et Didier Deschamps se sont succédés à la direction de Chaillot.
Nommé à la Présidence du théâtre en avril 2021, le chorégraphe Rachid Ouramdane, renouvelle l’ambition de Chaillot et impulse une approchante innovante.
Un classique de la danse contemporaine. Créé en 1983, Rosas danst Rosas propulse Anne Teresa De Keersmaeker sur la scène internationale.
Et si nos héritages n’étaient pas des vestiges, mais des souffles pour l'avenir ? Avec Sibylline, le chorégraphe guadeloupéen Léo Lérus invite neuf interprètes à explorer la mémoire vive de la Caraïbe.
Une plongée dans l’histoire des danses hip-hop. C’est la promesse de cette soirée partagée, où les Sons of wind distillent leur freestyle magnétique dans Bounce, tandis que Mounia Nassangar, transporte le public aux origines du whacking avant STUCK, en révélant la force célébratoire et contestataire de cette danse.
Un programme dansé comme un hommage à la peinture impressionniste. Angelin Preljocaj signe, en trois temps, des tableaux vivants à la beauté fugace inspiré de Gustave Caillebotte, Edgar Degas, Edouard Manet et Claude Monet.
Près de 20 ans après sa création, les deux artistes chorégraphes La Ribot et Mathilde Monnier réactivent leur pièce iconique Gustavia. Un duo grinçant, drôle et percutant inspiré du burlesque, dont le renouveau des mouvements féministes permet de souligner aujourd’hui la vivacité, la pertinence et l’impertinence.
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Espace de création, de liberté autant que de revendication et d’émancipation, les cabarets sont de véritables symboles nationaux. Le temps d’un week-end, Chaillot invite les plus grands cabarets parisiens ainsi que les scènes alternatives et fait la part-belle à ce genre iconique en perpétuelle transformation.
Solène Wachter aime faire le show, elle aime surtout tordre le show. Avec Machine à spectacle, elle s’amuse à créer une fabrique d’illusions. Pour sa nouvelle création, elle mixe les mondes : danse, cascade et machinerie pour vous faire entrer dans l’envers du décor dans une proposition à haute prise de risque, sans filet ! À partir de 8 ans
L’art peut-il nous pousser à agir face à l’urgence climatique ? Avec 1 Degree Celsius, la chorégraphe Sung Im Her signe une œuvre militante. Sept danseurs traduisent en mouvements la montée des températures terrestres.
Sommes-nous les esclaves de nos propres profils ? Avec Tomorrowisnowtodayisyesterday (TiNTİY), la chorégraphe Sung Im Her livre une performance électrique sur notre addiction aux réseaux sociaux.
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Impossible de manquer ce nouveau rendez-vous avec la plus audacieuse des chorégraphes espagnoles ! Chacune des créations de Rocío Molina promet un savoureux cocktail de surprise et de passion. Cette fois, l’iconoclaste artiste rembobine le flamenco jusqu’à la base : ces frappes de pied caractéristiques, à partir desquels sa danse prend son envol.
Une œuvre culte, vingt interprètes, cinq générations réunies sur scène dans une pièce qui conserve toute sa force. Rosas danst Rosas renaît au présent, porté par celles qui l’ont traversé hier comme aujourd’hui.
Des masculinités plurielles se révèlent dans Credo, où huit danseurs guidés par le chorégraphe Nicolas Huchard interrogent et subvertissent les assignations de genre.
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Chorégraphe des sensations extrêmes, Damien Jalet compose pour la jeune compagnie norvégienne Nagelhus Schia Productions un spectacle en trois temps où les corps dialoguent avec les forces de la nature.
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Laissez-vous porter. Il est comme ça l’univers de Dalila Belaza, profondément fin et sensible. Sa nouvelle création, Un peu pour mon cœur…, vous fait entrer dans une multitude de minuscules strates culturelles et intimes pour devenir une œuvre chorale et vibratoire où les corps et les voix s’unissent dans un rite universel.
1, Place du Trocadéro 75016 Paris