
Pompon, c’est l’histoire de Marion, qui essaie de faire un spectacle drôle. Mais dans sa tête, il y a foule : la petite fille qu’elle a été, l’ado cabossée, et sa conscience qui veille au grain.
Pompon, c’est l’histoire de Marion, qui essaie de faire un spectacle drôle. Mais dans sa tête, il y a foule : la petite fille qu’elle a été, l’ado cabossée, et sa conscience qui veille au grain.
Le spectacle se tord, danse, dérape. À force de glissements, se dessine la quête d’un chemin à soi, sous les couches d’injonctions qu’on empile sur nos corps. Et de ce qu’il faut traverser pour décrocher un bout de joie.
Un seule en scène éclectique qui explose les tabous et où le rire devient une porte d’entrée vers l’intime, le chaos et la joie.
Tout part d’une envie : faire rire. J’ai vite senti que je me cachais derrière les blagues, cherchant à plaire plutôt qu’à dire. Pompon part de ce constat : on croit voir un spectacle d’humour, quand ça déraille. Le rire reste, mais il n’est plus une fin en soi. Il devient une porte d’entrée vers autre chose : l’intime, le politique, le corps en mouvement.
Pompon, c’est aussi l’enfance, c’est un mot doux, celui d’avant la chute. Et c’est resté quelque part en moi comme une promesse : celle d’un mouvement, d’un appel à la joie. Après tout, décrocher le pompon, c’est gagner. Mais gagner quoi ?
Voici une tentative de réponse. Une tentative de s’affranchir des injonctions et des croyances qui nous collent à la peau. Une tentative de créer un espace sensible où chacun·e peut reconnaître un morceau de soi. Une tentative de mettre à nu l’intime pour parler du collectif. Ce spectacle ne prétend pas dire toutes les expériences. Il part de moi, de mon corps, de mon expérience située : celle d’une femme blanche, cis, hétéro, valide. Si ce point de départ est une limite, c’est aussi une responsabilité car l’intime peut rencontrer d’autres vécus, et il est aussi politique.
Marion Claisse
7 rue Véron 75018 Paris