
L’Orchestre de chambre de Paris célèbre les femmes compositrices contemporaines à travers la figure de la coréenne Ehwa Hong.
Plus de deux cent cinquante ans après sa conception, la Symphonie concertante pour vents de Mozart demeure auréolée de mystère. Les parties furent perdues lors de leur envoi à la copie et leur auteur se proposa de les réécrire. Nulle trace cependant d’un tel manuscrit et l’on ne sait pas vraiment d’où provient la partition « réapparue » à la fin du XIXe siècle. Les solistes de l’Orchestre de chambre de Paris sont les interprètes de cette version avec flûte reconstituée par Levin.
Stravinsky attribue également la forme concertante à l’une de ses premières œuvres, les Danses concertantes, achevées sur le continent nord-américain. Tous les pupitres de l’orchestre sont conviés à entrer dans la danse, rivalisant de solos espiègles aux fortes identités sonores.
De Mozart à Stravinsky, une œuvre nouvelle d’Ehwa Hong, commande de l’Orchestre de chambre de Paris, interroge les jeux de miroir culturels : altérité, influence, complémentarité et réflexivité d’un continent à l’autre.
Mozart, Symphonie concertante pour vents K. 297b (reconstitution de Robert Levin)
Ehwa Hong, Création mondiale pour orchestre (Commande de l’Orchestre de chambre de Paris dans le cadre de l’Académie des jeunes compositrices)
Stravinsky, Danses concertantes
15, avenue Montaigne 75008 Paris