Les naufragés

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Bouffes du Nord , Paris

Du 12 septembre au 02 octobre 2019
Durée : 1 heure

CONTEMPORAIN

Nous les côtoyons tous les jours. Souvent ils sont ivres et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font peur. Nos regards se détournent. Qui sont ces marginaux aux visages ravagés ? Ce sont les clochards. Fous d'exclusion. Fous de pauvreté. Fous d'alcool. Et victimes surtout. De la société et de ses lois.
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Les naufragés

De

Patrick Declerck

Mise en scène

Emmanuel Meirieu

Avec

Stéphane Balmino

,

François Cottrelle

D’après le roman Les naufragés, Avec les clochards de Paris de Patrick Declerck.

Nous les côtoyons tous les jours. Souvent ils sont ivres et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font peur. Nos regards se détournent. Qui sont ces marginaux aux visages ravagés ? Ce sont les clochards. Fous d'exclusion. Fous de pauvreté. Fous d'alcool. Et victimes surtout. De la société et de ses lois.

Patrick Declerck a suivi les clochards de Paris pendant quinze ans. Étudiant, il décide de se faire embarquer avec les clochards jusqu’au centre d’hébergement d’urgence de Nanterre. Incognito, en immersion complète, ils partagent leurs nuits… « Un vieux bonnet, un collier antipuce pour chien autour du bras, un autre autour de la cheville, des poudres insecticides et anti gale, je verse sur mes vêtements la moitié d’une bouteille de mauvais vin et j’attends le passage du bus de ramassage ».

En 1986, il ouvre la première consultation d'écoute destinée aux SDF. Il pratique la psychanalyse au Centre de Soins Hospitaliers de Nanterre, comme un infirmier de guerre répare les corps sur le front. « La consultation psy, j’y allais en chaussure montante. A causes des puces. A cause des milliers de poux qui dégoulinent en cascade quand on rase la tête d’un patient et qu’on détruit les nids ». Un patient l'obsède encore : Raymond qui était devenu son ami. Raymond qui s’est laissé mourir devant le centre d'accueil, une nuit d'hiver et dont le corps a disparu.

Après sa mort, Patrick va mener l’enquête, essayer de comprendre. Et chercher sa dépouille.

Depuis près de dix ans, Emmanuel Meirieu porte des romans à la scène, et toujours sous la forme de témoignages. Face au public, au micro et seuls en scène, des êtres viennent se raconter, brisés, viscéralement humains.

« Au théâtre, je crois d’abord aux mots et aux histoires pour dire ce que nous vivons, ce que nous ressentons, au plus profond de nous-même. Je suis convaincu qu’on peut faire du théâtre de milles façons, après quinze ans de travail, j’ai trouvé la mienne : un personnage vient se raconter à vous, tout simplement. Quand je fais du théâtre, je veux que les spectateurs oublient que c’est du théâtre. Je veux que, dès les premiers mots prononcés, ils croient que celui qui leur raconte son histoire est celui qui l’a vraiment vécu, comme dans un groupe de parole. Qu’ils croient que les acteurs prononcent ces mots-là pour la première fois de leur vie, et qu’ils le font pour eux. Il n’y a qu’au théâtre que le personnage d’une histoire est physiquement présent comme cela devant nous, vivant, dans le même endroit du monde et au même moment, respirant le même air, séparé simplement de quelques mètres de nous. Il n’y a qu’au théâtre qu’il peut s’adresser directement à nous, vous pouvez presque le toucher. Ces personnages de roman devenus des hommes de chair et d’os, des êtres vivants, humains, crèvent le quatrième mur pour se confier à nous, partager leurs émotions. C’est nous qu’il regarde, c’est à nous qu’ils parlent. Ce ne sont plus des monologues de théâtre, ce sont des témoignages, des faits vécus par la personne qui nous les raconte ».

Avec Les Naufragés, Emmanuel nous donnera à écouter le témoignage d’un homme parti vivre avec les oubliés, les naufragés, les indigents. « J’ai voulu pour ces hommes fracassés, sans paroles, sans histoires, sans traces, ériger une sorte de monuments. Un mémorial qui leur ressemble un peu. Un peu de travers donc. D’un goût douteux parfois. Quelques pierres sans plus. Presque ruines... »

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