Les Bouffes de Bru Zane - Planquette / Henrion

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Studio Marigny , Paris

Du 17 au 19 mai 2019

MUSIQUE & DANSE

,

Palazzetto Bru Zane

« One woman show » avant l’heure, ces deux titres explorent tous les talents de jeu de la vedette du café-concert parisien dans une palette allant de la bourgeoise jalouse à la femme de chambre sans-gêne. L’occasion pour le Palazzetto Bru Zane de remettre en lumière deux compositeurs, dont l’un – Planquette – figurait sur les cartouches ornant la façade du Théâtre Marigny à sa construction.
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Les Bouffes de Bru Zane - Planquette / Henrion

De

Paul Henrion

,

Robert Planquette

Mise en scène

Pierre-André Weitz

Avec

Ingrid Perruche

  • « One woman show » avant l’heure

On demande une femme de chambre de Planquette et Chanteuse par amour d'Henrion. Le point commun entre ces deux ouvrages ? L’abattage scénique hors pair de la soprano Anna Judic pour qui les théâtres parisiens des années 1870 commandèrent des ouvrages la présentant seule en scène dans les situations les plus cocasses qui soient.

« One woman show » avant l’heure, ces deux titres explorent tous les talents de jeu de la vedette du café-concert parisien dans une palette allant de la bourgeoise jalouse à la femme de chambre sans-gêne. L’occasion pour le Palazzetto Bru Zane de remettre en lumière deux compositeurs, dont l’un – Planquette – figurait sur les cartouches ornant la façade du Théâtre Marigny à sa construction.

  • On demande une femme de chambre

Opérette en un acte de Robert Planquette sur un livret de Pierre Véron, créée à Saint-Pétersbourg en mai 1876.

Claudine, tout juste arrivée à Paris et à la recherche d’une place de domestique, est envoyée chez Mme de Saint-Gommès pour y être embauchée. Il n’y a cependant personne au domicile de la baronne. D’abord craintive, puis de plus en plus aventureuse, la jeune postulante explore le boudoir à la recherche d’indices permettant de se faire une idée de sa future patronne. Cette pièce pour un seul personnage, écrite pour Anna Judic (1849-1911), est l’adaptation musicale d’une scène dialoguée à deux personnages que son librettiste Pierre Véron a fait publier dans le Journal amusant en décembre 1875. Sans doute testée dans des salons particuliers au cours des premiers mois de l’année 1876, l’oeuvre part dans les valises de Judic lors de sa tournée russe et semble créée en public à Saint-Pétersbourg. Plutôt qu’une pochade, On demande une femme de chambre propose une critique douce-amère de la société parisienne après la Commune. Les couplets des deux lettres mettent en comparaison le ton de la séduction de la haute société à celui des paysans. Si on voulait critique ensuite l’usage des artifices dans les toilettes des femmes du monde, chargées de charmer des hommes qui « n’peuv’nt pas souffrir c’qui r’ssemble à la nature ». Alors que les couplets de la cigarette apportent à Claudine une forme d’ivresse, celle-ci retombe bientôt en constatant que la baronne est en proie aux huissiers, malade et se trouve bientôt sans ressource (Mélodrame). L’opulence du monde n’est qu’un mirage et le salut de la jeune paysanne sera dans le retour au bercail.

  • Chanteuse par amour

Opérette en un acte de Paul Henrion sur un livret de Georges Vibert et Raoul Toché, créée au théâtre des Variétés le 1er septembre 1877.

Si la ville d’Étretat est bien calme ordinairement, elle voit à la belle saison se ruer sur elle la fine fleur de la gaîté parisienne. Suivant une mode notamment lancée par Jacques Offenbach, la bourgade normande se transforme rapidement en station balnéaire et se trouve souvent débordée par les demandes de logements. Faute d’hôtel disponible, Suzanne, chanteuse de café-concert délaissée par son amant, a dû trouver refuge chez une actrice partie en tournée. Il est cependant temps pour elle de faire ses valises : la propriétaire regagne ses quartiers à la fin de la journée. La tâche s’avère délicate et Suzanne finit par déballer ses cartons plutôt que de plier ses affaires : son professeur, auteur de chansons, lui a envoyé tout ce qui lui est nécessaire pour remporter des succès, depuis les partitions jusqu’aux accessoires. Quand elle a enfin trouvé l’air qui lui convient le mieux, elle est cependant interrompue par un étrange tuyau communiquant avec l’appartement du dessus… Présentée au théâtre des Variétés en septembre 1877, Chanteuse par amour tient à la fois du souvenir de vacances et de la parodie du café-concert. La pièce aurait en effet été concoctée alors que les librettistes, le compositeur et l’interprète (Anna Judic) séjournaient au même moment à Étretat. En plus de la référence aux difficultés de logement, ils s’amusent du tourisme lié aux célébrités qui apparaît à l’époque : ces hommes prêts à tout pour suivre des actrices. La séquence d’ouverture du carton à chansons leur donne par ailleurs l’occasion d’imiter le style de certains des artistes les plus en vue du moment, jusqu’à celui d’Anna Judic elle-même.

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