La vie trépidante de Laura Wilson

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Espace culturel André Malraux au Kremlin-Bicêtre , Le Kremlin-Bicêtre

Le 26 janvier 2019
Durée : 1h20

CONTEMPORAIN

,

Coups de coeur

Repérée au Festival d'Avignon, ne manquez pas cette «chronique de la chute» haletante, tragique et drôle, mêlant musique rock, théâtre et vidéo live pour raconter l’histoire d'une héroïque combattante des temps modernes.
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La vie trépidante de Laura Wilson

De

Jean-Marie Piemme

Mise en scène

Jean Boillot

Avec

Philippe Lardaud

,

Régis Laroche

,

Hervé Rigaud

,

Isabelle Ronayette

  • Laura Wilson, héroïque combattante des temps modernes

Qui est Laura Wilson ? Une femme d’aujourd’hui que l’on pourrait tous avoir croisée ici ou là, une anonyme qui pourrait tout aussi bien être chacun de nous. Une femme qui vit somme toute une histoire banale, tristement quotidienne. Du jour au lendemain, elle a tout perdu : son travail, la garde de son enfant, son mari, les biens qu’elle possédait. Mais Laura Wilson est une guerrière. La contemplation d’un petit tableau de Brueghel La Chute des anges rebelles va lui donner la force de se battre pour garder la tête hors de l’eau et pour surtout, surtout, ne jamais céder au désespoir.

C’est l’histoire de ce combat écrit par Jean-Marie Piemme que Jean Boillot a choisi de montrer en plongeant le spectateur dans un récit haletant à la fois tragique et drôle, qui mêle musique rock, théâtre et vidéo. On suit fascinés l’histoire de cette héroïque combattante des temps modernes qui au-delà de sa propre colère dénonce une société sans appel où les perdants ont toujours tort.

  • La presse en parle :

« [...] Drôles et tragiques à la fois, ces courtes scènes trépidantes à la manière d’une série télé disent la désespérance et la rage de vivre au quotidien. […] », Télérama

  • Un personnage sympathique

Laura aurait pu céder à l’abattement ou au cynisme : rencontre inopinée et décisive, la contemplation du petit tableau de Brueghel (La chute des anges rebelles) va changer son regard. Son engagement n’est pas né de la fréquentation d’un parti ou d’une sensibilité transmise. Il est la suite d’un choc, son licenciement.

Sa conscience politique est informelle, spontanée, généreuse, intermittente,fruit de son expérience et de ses réflexions. Malgré les injustices dont elle est victime, elle croit toujours en la justice. Elle se bat, pour elle ou pour le monde, c’est pareil : pour récupérer la garde de son enfant, retrouver un emploi, un nouveau domicile, sortir de sa solitude, elle se bat contre la pingrerie des nantis, contre l’imposture des économistes, contre le terrorisme intellectuel, contre le machisme ordinaire, contre l’intolérance et l’indifférence ; elle monte sur un tonneau pour dénoncer l’inanité des votes, allonge une claque à son ex-patron, donne de l’argent aux miséreux alors qu’elle n’a pas le sou, chante dans la rue pour refaire société... C’est un combat individuel, à l’enjeu démesuré. Sa capacité à changer le monde peut sembler bien maigre. Au moins, elle survit. Laura est une femme de la classe populaire ou de ce qu’il en reste, prolétariat à l’aire du numérique, de la mondialisation, de la culture de masse, de l’illusion individualiste libérale.

Malgré l’échec de son mariage et ses histoires sans lendemain, elle croit toujours en l’amour. Sa « vie trépidante » est une suite d’aventures amoureuses. Ainsi elle rencontre Julien. Tout semble les opposer : elle n’a pas fait d’études, lui est un brillant universitaire, archéologue  ; il est riche, elle pauvre... Leur histoire pourtant se développe, comme une sorte de parenthèse enchantée. Elle s’interrompt brutalement au moment où Julien interfère sur le désir de justice de Laura.

Laura est une rêveuse. L’imaginaire de Laura occupe une place essentielle dans sa vie. Les séries TV, les films hollywoodiens qu’elle voit à la TV avec son amie Véro, les chansons qu’elle entend à la radio, puis les tableaux du musée et les affiches publicitaires : toutes ces images dialoguent avec elle, remplaçant l’humanité absente des vivants, de la famille, des voisins, des collègues...

Laura est un personnage survivant, contradictoire, dotée d’une vitalité exceptionnelle qui nous la rend infiniment sympathique. Elle est une de ces « nageuses» que Jean-Marie Piemme affectionne de décrire, filles du peuple, héroïnes banales et modestes, qui s’agitent intensément pour ne pas couler.

Jean Boillot

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