Là-bas, chansons d'aller-retour

1
2
3
4
5

Le Local , Paris

Du 07 janvier au 07 février 2022
Durée : 1h15

MUSIQUE & DANSE

,

Théâtre musical

,

Musique du monde

Deux soeurs, deux voix, un seul chant, ancré dans les petits trésors populaires des artistes déracinées.

Continuer la lecture
RESERVER

À partir de 13,50 € au lieu de 16,50 €

Prix tous frais inclus


Promotions
Consignes sanitaires
Les théâtres appliquent les directives sanitaires actuelles qui comprennent la présentation à l'entrée en salle d'un pass sanitaire valide pour les personnes de plus de 12 ans. Merci de respecter les gestes barrières et de vous munir d’un masque dont le port est obligatoire.
 

Photos & vidéos

Là-bas, chansons d'aller-retour

Mise en scène

Simon Abkarian

,

Nathalie Joly

Avec

Nathalie Joly

,

Valérie Joly

,

Thierry Roques

  • Une histoire liée à l'exil

Un retour troublant sur la terre natale de l’autre côté de la Méditerranée.

Inspirée par les témoignages des femmes rencontrées lors de sa résidence en Algérie et de son histoire familiale, Nathalie Joly a imaginé un duo chanté avec sa soeur où souvenirs d’exode se mêlent à des chansons françaises, espagnoles, orientales, grecques ou cubaines, rythmées par les samples, le clavier et l’accordéon du musicien Thierry Roques. Cette création, où se côtoient humour, entrain et nostalgie, célèbre une lignée de femmes d’exception, téméraires et fières, solaires.

  • La presse

« Un spectacle à deux voix. Le duo qu'elle forme avec Valérie Joly, sa sœur, est un bonheur. » Allegro Théâtre, 12 janvier 2021

« Futé et plaisant à la fois. On est souvent comme envoûté. Des fragrances de citron et de fleur d’oranger aux couleurs chaudes de Cuba en passant par le lent va et vient des vagues de la méditerranée, le charme opère ! » Le Monde du cinéma, 7 janvier 2021   

« L’invitation à ce voyage s’avère délicieux, tant il est synonyme d’émotions, de découvertes, de tendresse. Un spectacle tout en finesse qui distille un charme tenace. » Regard en coulisses, 21 janvier 2021

  • Note d’intention

Nathalie Joly prolonge son travail autour des Diseuses et du parlé chanté. Lauréate d'une bourse d'écriture de l'Institut français d'Algérie, elle interrogeles femmes Bounaet les traditions des Fkiret d’Annaba, rencontre des historiennes, pharmaciennes, gynécologues, enseignantes, artistes locaux, et assiste à des rituels. En septembre 2019, le Hirak bat son plein et pour pouvoir manifester ou aller à la plage les femmes « font le carré ». Inspirée par les témoignages des femmes rencontrées lors de sa résidence de l'autre côté de la Méditerranée, ainsi que des non-dits, bribes de récit, rêves ou souvenirs d’exode elle a imaginé un dialogue entre deux sœurs qui célèbre une lignée de femmes d’exception, téméraires et fières, solaires. Les rôles sont constamment remaniés. Les femmes sont les guerrières qui imprègnent nos mémoires et nous donnent force et courage pour marcher dans leurs pas. Amazones aux différents visages, leur flow s’articule entre eux pour donner une scansion, langue d’un continent en forme d’aveu intime et d’exutoire. Entre réel et fiction, ce récit chanté en quinze tableaux est celui d’un exil, d’une traversée, d’un retour troublant sur la terre natale.

L’Histoire des Diseuses est liée à l’exil, à l’histoire des flux migratoires, au parlé-chanté avec lequel elles ont porté la parole des femmes : bien avant nous, Polaire ou Eugénie Buffet, entre Tlemcen et Marseille, sont les premières Diseuses pieds-noirs. À Cuba, les soeurs Faez créent la Trova familiale avec les ida y huelta (chants d’aller-retour) ; Les Sœurs Abatzi s’exilent de Smyrne au Pyrrhée où les cabarets enfumés retentissent de haschich songs... Entre deux cultures, entre deux mondes, entre mot dit et mot chanté, la « Diseuse » telle que nous allons l’évoquer, est un modèle féminin, un levier pour les enjeux de notre monde actuel, la parité, l’égalité entre les sexes, une diversité culturelle.

La crise actuelle a bouleversé notre rapport à la mort ; l’absence du rituel de deuil a réveillé le registre de la disparition. Le spectacle commence par un chant de deuil qui se transforme en rumba. Porter à la scène ce rituel nous rappelle que le deuil est intime et sociétal. A Cuba la musique est plus puissante que la mort. Les vivants s'imaginent souvent morts et conversent avec eux-mêmes, les cadavres de la musique populaire cubaine quittent leurs cercueils en plein enterrement, et sortent avec les vivants. Les chansons parlent d’exil. L’empreinte du passé perdu, la dépossession, la nostalgie sont perceptibles dans cette langue disparue pleine d’humour méditerranéen ; une langue du sourire, nécessaire pour oublier les vicissitudes de l’existence, faite de superstitions et de conjurations. La mélancolie de ces chansons célèbre ce que nous avons perdu.

Pour parler de leur terre natale, deux sœurs retracent les mémoires et les silences, pour aborder les questions de transmission, d’héritage, de tabous et de refoulements. La langue diffère mais l’histoire est la même. Celle des déracinées. Cette sororité qui permet de traverser main dans la main la méditerranée, et tout ce qui s’en suit pour s’adapter à une terre étrangère.

« Tout ce qui s’ouvre, même une valise, a quelque chose à dire. » Hélène Cixous

L’ambiance éclectique du café-concert se décline au gré des couleurs teintées du parlé chanté qui a circulé au-delà des mers. Dans ce va-et-vient perpétuel entre l’interprétation et l’écriture s’exprime une parole contestataire, qui communique le sens du courage d’être libre. Des boucles d’accompagnement seront proposées. L’aspect numérique se développera sur le plateau à l’aide d’une surface de contrôle, gérée par le musicien en direct, permettant d’intervenir et de modifier en direct le son des boucles.

Comprendre les artistes d’hier c’est aussi savoir décrypter le monde d’aujourd’hui. Les icônes du passé, à travers leurs chansons, enrichissent la musique actuelle. Ce nouveau projet ancré dans la mémoire de ces trésors populaires, propose un objet sonore contemporain. Il faut, grâce au patrimoine, s’émanciper des clivages qui cantonnent les projets dans un style prédéfini appartenant à une époque révolue, pour conjuguer le présent avec le passé.

« Là-bas » explore l’articulation de cette odyssée vocale. Nourrie de couches successives, cette sédimentation est comme un terreau qui sert de tremplin à l‘écriture. Confronter ces formes, c’est raconter la genèse de cet art singulier, présent dans les chants d’exil : le répertoire de la Havane, le rembetiko grecissu des vagues migratoires, le cabaret de l’entre-deux-guerres symbole de la décadence, l’art meddahate des raïssa dans les cafés oranais... se croisent avec des compositions. Les récits de réfugiés, des déracinés, des exilés nourrissent des textes chantésdans lesquelles la poésie s’exprime par métaphores. Surfant sur cette frontière, ce projet s’inspire des croisements culturels, pour s’inscrire au-delà des clivages stylistiques et générationnels

Pourraient aussi vous intéresser

Avis du public : Là-bas, chansons d'aller-retour

0 Note

0 avis

1
2
3
4
5

Excellent


(0)

Très bon


(0)

Bon


(0)

Pas mal


(0)

Peut mieux faire


(0)
Donnez votre avis
Excellent
Très bon
Bon
Pas mal
Peut mieux faire
Vous pouvez consulter notre politique de modération
UTILES + NOTES + NOTES - RÉCENTS ANCIENS

Spectacles consultés récemment