La Bobine de Ruhmkorff

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Théâtre de l'Aquarium - La vie brève , Paris

Le 04 février 2022
Durée : 1h10

CONTEMPORAIN

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Coups de coeur

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Cirque

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BRUIT – Festival théâtre et musique

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Festival

Avec ce nouveau spectacle à la fois cru et poétique, drôle et grave, Pierre Meunier prolonge sa méditation autour du sexe, de l’amour, du rapport à l’autre, engagée avec Sexamor. Il part en quête des lois de l’attraction, de l’attirance entre les pôles opposés, du courant qui passe ou ne passe pas, avec son regard étonné, à la fois buté et grand ouvert. Spectacle conseillé à partir de 15 ans.

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Photos & vidéos

La Bobine de Ruhmkorff

De

Pierre Meunier

Avec

Pierre Meunier

  • Un vagabondage à la fois cru et poétique

Avec La Bobine de Ruhmkorff, du nom de ce générateur électrique capable d’obtenir des tensions particulièrement élevées, Pierre Meunier prolonge sa méditation autour du sexe, de l’amour, du rapport à l’autre, engagée avec Sexamor en compagnie de Nadège Prugnard. Comme toujours, en effet, c’est à partir de frottements avec la matière et avec les machines bricolées qu’il s’empare du sujet et le travaille (au corps), cette fois dans une forme en solo, légère et rêveuse.

Avec une écriture qui n’appartient qu’à lui, Pierre Meunier invite les spectateurs à un vagabondage à la fois cru et poétique, drôle et grave, tendre toujours, sur les sentiers de la redécouverte de la splendeur du monde et de l’énigme qui le constitue. Il part ainsi en quête des lois de l’attraction, de l’attirance entre les pôles opposés, du courant qui passe ou ne passe pas, avec son regard étonné, à la fois buté et grand ouvert, drôle et offert.

Laure Dautzenberg

  • La presse

« Quel lien, direz vous, existe-t-il entre les étincelles de l'invention de Ruhmkorff et le sexe ? La décharge, justement. Pour nous en convaincre, l'acteur bricoleur passe par des chemins de traverse qui sont un vrai bonheur, pour qui aime l’absurde poussé dans ses derniers retranchements. » Le Monde

« Gaston Bachelard, auteur d’essais sur l’imagination de la matière et du mouvement ne renierait certainement pas cet enfant égaré dans le milieu du théâtre, moitié clown, moitié philosophe, moitié bricoleur moitié rêveur, aux prises avec la chair et l’éther, avec les idées et les objets, qui avance à pas feutré dans la forêt des questions sans réponses, des énigmes insolubles de l’existence. » Pariscope

« Les manches retroussées, Pierre Meunier, va et vient, du cuivre au cul, du con au ciboulot, ça carbure, ça fait des étincelles, ça bande, ça jute de mots. L’acteur raconte et bricole des tas de trucs. On le suit ce Merlin matérialiste, c’est un enchanteur terrien. » Rue 89

« Le langage est cru, jamais vulgaire, et porte en lui des accents poétiques ou cocasses qui déclenchent les rires. » Webthea

  • Entretien avec Pierre Meunier

Après Sexamor, spectacle créé avec Nadège Prugnard, Pierre Meunier poursuit sa méditation autour du sexe, du désir et de l'amour, en solo cette fois. On y retrouve son goût pour les mots et les matières, l'invention et le vagabondage.

Laure Dautzenberg : Pourquoi avez-vous choisi ce titre, La Bobine de Rumhkorff ?
Pierre Meunier : Ce qui m'intéressait, c'était de creuser les parallèles entre les lois du désir et les lois physiques de l'attraction, de l'induction. Au cours de mes recherches, je suis tombé sur ce bonhomme, Rumhkorff, qui a inventé une bobine permettant de transformer une énergie de faible intensité en décharge atteignant 60 000 volts. Ça m'a paru lumineux ! J'ai vu là la puissance fulgurante du désir, avec ses décharges électrisantes et la force de bouleversement libérée lors de la décharge...

Laure Dautzenberg : Dans Sexamor, vous abordiez déjà la thématique sexuelle mais à deux, avec Nadine Prugnard. Pourquoi cette envie de solo ?
Pierre Meunier : Beaucoup de textes écrits pour Sexamor ou auparavant autour du même thème n'ont pas trouvé de place dans le spectacle, j'ai donc eu envie de poursuivre cette interrogation. Quant au solo, c'est autre chose de voir portées ces questions par un homme seul plutôt que par un couple. Cette fois, j'explore la rêverie solitaire (mais active !) d'un homme traversé par des visions, des fantasmes, des hypothèses. Rien ni personne ne vient le contrarier, il n'y a pas l'autre pour réagir. Cela donne un spectacle qui explore différentes tonalités, différentes compositions.

Laure Dautzenberg : Dans ce spectacle comme dans les précédents, vous convoquez la physique concrète…
Pierre Meunier : J'aime m'entourer de matières en mouvement, de machines. J'ai d'ailleurs retrouvé une bobine de Ruhmkorff de la fin du XIXe siècle, magnifique, en cuivre et laiton, dont je me sers dans le spectacle… Leur particularité, c'est qu'elles peuvent dérailler, se mettre à fonctionner de manière imprévue. Cela m'oblige à rester complètement éveillé, à mobiliser mon corps et mon esprit afin de pouvoir faire face à tout ce qui peut surgir, d'intégrer les aléas qui peuvent aller jusqu'à la panne et l'accident.

Et puis ces machines permettent de dépasser l'illustration limitée d'un propos. L'imaginaire peut y voir des correspondances mais elles sont suffisamment riches pour résonner avec d'autres dimensions. Il y a toujours ce conditionnel : « Ce pourrait être ça » ; cela peut le représenter, avoir un rapport, mais ça l'excède aussi. Ça permet de respirer. Cela permet à la fois d'être pile dans le propos et de l'élargir. Comme le sexe, qui fait vibrer toutes les couches de la conscience et de la perception du monde.

Et puis la poétique peut alors apparaître. C'est l'éternel vœu secret : que la dimension poétique surgisse sans qu'on l'ait mise explicitement en œuvre.

Laure Dautzenberg : Votre spectacle explore la question du sexe et du désir, mais vous comparez aussi le rapport entre le spectateur et l'acteur au rapport amoureux…
Pierre Meunier : Tout à fait. Nos corps se font face. C'est très organique, cette situation, il y a un coude-à-coude, une masse respirante, des odeurs, un public immobile, aux aguets, ouvert, poreux et devant lui un corps seul, qui s'expose, propose et tente un partage autour de quelque chose qu'on aurait en commun. Sans cette hypothèse d'un « en commun », il n'y aurait pas de spectacle. Mon but est de réveiller, d'ébranler, de réalimenter, de redonner du mouvement et de l'appétit pour cet « en commun ». Je suis toujours très inquiet devant les forces de figement qui nous affectent et nous guettent sans répit. Au fond, mon désir constant est de provoquer du mouvement chez le spectateur, de faire résonner des endroits inhabituels qu'on déserte la plupart du temps. Il s'agit toujours de lutter contre l'étroitesse et la calcification de l'imaginaire et de la pensée.

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