L'espèce humaine

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Théâtre de l'Opprimé , Paris

Du 15 mars au 15 avril 2006

CONTEMPORAIN

,

Coups de coeur

En 1943, le mari de Marguerite Duras, alors âgé de 26 ans, choisit de combattre dans la résistance. En juin 1944, il est arrêté par la Gestapo et déporté. Pendant son retour des camps, il parle. Deux ans plus tard, il publie L’espèce humaine… La Cie Aberratio Mentalis a décidé de porter sur scène la parole de Robert Antelme, de la faire entendre et de nous en faire le relais, faire en sorte que la mémoire reste vive, douloureuse, mais active.
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Spectacle terminé depuis le 15 avril 2006

 

L'espèce humaine

De

Robert Antelme

Mise en scène

Claude Viala

Avec

Geoffroy Barbier

,

Alain Enjary

,

Hervé Laudière

La mécanique du mépris
L'adaptation
La presse

  • La mécanique du mépris

En 1943, le mari de Marguerite Duras, alors âgé de 26 ans, choisit de combattre dans la résistance. En juin 1944, il est arrêté par la Gestapo et déporté. Après Fresnes, Buchenwald, Gandersheim, il se retrouve à Dachau un an plus tard, moribond. Le camp est bloqué par les troupes américaines par peur du typhus, mais deux amis réussissent à le faire sortir, Dionys Mascolo et Georges Beauchamp. Pendant le voyage du retour à Paris, qui dure deux jours, Robert Antelme ne cesse de parler, de raconter. Jour et nuit, il parle. Deux ans plus tard, il publie L’espèce humaine

Résistant jusqu’au bout, témoin à la fois de l’inhumanité dans l’homme, mais aussi de l’unicité, de l’indivisibilité de l’espèce humaine, Robert Antelme a mis à jour une mécanique du mépris et du déni de l’autre qui finit toujours par justifier son asservissement ou son exploitation. Dans le camps SS, cette mécanique atteint un caractère paroxystique dont l’objectif est l’anéantissement : « je ne veux pas que tu sois ». Mais nous pouvons en débusquer les traits dans la plupart des organisations humaines…

Le théâtre permet de partager activement des émotions, des enseignements, des valeurs. La Cie Aberratio Mentalis a décidé de porter sur scène la parole de Robert Antelme, de la faire entendre et de nous en faire le relais, faire en sorte que la mémoire reste vive, douloureuse, mais active.

Le texte est publié chez Gallimard.

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  • L'adaptation

"Entendre un livre qui parle à voix haute. L’adaptation est un travail de longue haleine et un projet que je porte depuis plusieurs années. J’ai sélectionné des séquences à l’intérieur desquelles je n’ai rien retranché. Froid, poux, mort, faim : le choix des séquences peut se résumer à cela, Antelme lui-même résume ainsi les choses. Quand on travaille ce texte, on s’aperçoit qu’il est étonnamment vivant, qu’il se déploie en différentes couches, en différentes temporalités, comme si on dégageait plusieurs angles de vue.

L.L.Hamon a recréé pour le T.O notre salle de répétition : lumière latérale, cafetière qui glougloute, banc au fond. Le défi était de ne pas présenter une parole figé, finie, mais vivante. Dans cette espèce de cirque qu’est notre société, ce livre résiste au spectaculaire. Et pourtant il s’agit bien de théâtre puisque des gens se rassemblent pour parler et entendre." Claude Viala

Propos recueillis par Catherine Robert, La Terrasse, mars 2005

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  • La presse

« Il ne faut pas manquer cette adaptation forte d’une partie du texte majeur de Robert Antelme. » Aude Brédy, l'Humanité le 27 mars 06

« Emouvante Espèce humaine. L'adaptation est belle, émouvante et fidèle. » André Lafargue, Le Parisien , mardi 28 mars 2006

« C’est une première mondiale. La Compagnie Aberratio Mentalis joue le livre essentiel de Robert Antelme : L’espèce humaine. Elle joue l’espèce humaine, elle joue donc l’humanité même, dans le cadre modeste et infini qu’est la pièce nue du Théâtre de l’Opprimé.Geoffroy Barbier, Alain Enjary et Hervé Laudière portent jusqu’à l’extinction de voix le témoignage et le style parlé et silencieux, le style si personnel, si frappant du résistant Robert Antelme. » Yaël Hirsch, En3mots, le 20 mars 06

« Ce texte dont Perec dit qu’il met le lecteur en rapport avec l’origine de la littérature, nous met aussi en rapport avec l’origine du théâtre : comme chez les Grecs, dans un rapport à un public donné, le récit tout à coup se divise, des personnages prennent forme, l’acteur étant à la fois le récitant et le personnage. Alors, de manière extraordinaire, ce texte devient tout à coup quelque chose de présent. » Propos recueillis par Catherine Robert, La Terrasse, mars 2006

« L’interprétation et une certaine intériorité qu’elle a suggérées à ses comédiens (tous trois très différents mais également excellents, et comme pris en relais au piano) laisse au spectateur sa liberté d’imaginer l’absurde et l’insoutenable. Aucun pathos dans ce spectacle rigoureux, charpenté par la langue massive, vibrante de Robert Antelme. » Marie Ordinis. Monde et Vie

« Ne manquez pas L’espèce humaine de Robert Antelme mis pour la première fois en scène au Théâtre de l’Opprimé. C’est un moment exceptionnel ! » Hélène Kuttner, Radio J, 23 mars 2006

« C’est gonflé, pas de concession au spectaculaire et ça marche ! On est suspendu à cette parole partagée. » Jehan. Radio Libertaire, 13 mars

« Il faut aller découvrir cette belle création signée Claude Viala qui a le privilège inouï d’adapter le livre de Robert Antelme. Pari réussi, tout est fort, on ne décroche pas de ce récit porté par un chœur à trois voix. » Paul de Cineti, Radio Notre-Dame, 10 mars

« Le spectacle est à l’égal de l’acuité du regard d’Antelme, d’une vivacité de chaque instant, d’une luminosité même. » O.Qt, Le Nouvel Observateur, semaine du 6 avril 2006

« Superbe, à ne pas manquer. » Y.L Nouvelle vie Ouvrière, hebdo 31 mars

« Dans une proximité digne et sobre avec le public, Claude Viala parvient à faire entendre la voix du résistant Robert Antelme. » Agnès Santi, La Terrasse, avril 2006

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