L'Avare

Signé Ludovic Lagarde, voici à l'Odéon un Avare de choc, bourreau des autres comme de soi-même, faisant le malheur de ses proches et la joie de ses spectateurs !
Signé Ludovic Lagarde, voici un Avare de choc, bourreau des autres comme de soi-même, faisant le malheur de ses proches et la joie de ses spectateurs ! Avide autant qu’avare, Harpagon veut à la fois accumuler et retenir. Et surtout, ne pas consommer.
  • Adaptation moderne

Signé Ludovic Lagarde, voici un Avare de choc, bourreau des autres comme de soi-même, faisant le malheur de ses proches et la joie de ses spectateurs ! Avide autant qu’avare, Harpagon veut à la fois accumuler et retenir. Et surtout, ne pas consommer.

Lagarde nous montre la demeure de son Harpagon quasiment sans mobilier, mais encombrée de containers prêts à être réexpédiés, en vertu de la loi du profit. Toute solidarité, tout lien familial ou social sont solubles dans l’or. Pour Harpagon, la richesse est faite pour disparaître au fond d’un trou noir, sans retour et sans fond, pareil à celui qu’il creuse au fond de son jardin pour y enfouir sa chère cassette. Tant pis pour les autres – et pour soi-même, car ce trou est aussi une fosse au fond de laquelle l’Avare creuse sa propre tombe...

Comment donc en sortir ? Est-ce seulement possible ? Ludovic Lagarde met brillamment en relief les deux faces de L’Avare, sommet de la comédie noire. Comédie, car on n’échappe pas si facilement à la vitalité de la vie (même Harpagon songe à se remarier !). Noire, parce que l’Avare reste incurable : l’or lui tient lieu de corps, et la cassette de dernière demeure... Dès lors, quel avenir un tel homme peut-il laisser à ses enfants ? Et si son monde est bien le nôtre, quel visage voyons-nous dans le sombre miroir qu’il nous tend ?

  • La presse

« Le metteur en scène Ludovic Largarde transpose, et va très loin dans l'ironie noire. (...) les 13 comédiens assurent. » Mathieu Perez, le canard enchaîné, 6 juin 2018

Sélection d’avis du public

Pas une ride ! Par Armand D. - 29 juin 2018 à 01h33

On pouvait avoir un doute sur la mise en scène résolument contemporaine et le texte de Molière (environ 350 ans). Contre toute attente... ça colle ! Dès le début de la pièce, "les codes" volent en éclats (j'entends par "les codes" une mise en scène classique d'une pièce de Molière) pour nous mettre dans le bain immédiatement. Harpagon et Valère sont grandioses ainsi que Frosine, ils passent d'un personnage comique à un personnage pathétique d'une manière remarquable, nous passons donc par toute la palette des émotions. Merci Molière et surtout merci à Ludovic Lagarde.

une lecture intéressante , très (trop?) contemporaine de l'Avare Par Paule M. - 24 juin 2018 à 11h03

L'action est située dans un entrepôt et on comprend (d'après le programme) qu'Harpagon fait de l'import export...Il y a des outrances (fouille au corps d'un valet, Frosine se met à boire..Le texte original a été coupé en particulier la scène où Anselme retrouve ses enfants. En revanche l'introduction des téléphones, tablettes portables et autres vidéos est judicieuse et bien amenée La lecture serait excellente si elle allégeait la pièce mais au contraire il y a des longueurs.. Par ailleurs pourquoi ne pas faire d'entracte? Chaque acteur est parfois bon , parfois très mauvais. La diction n'est pas toujours au rendez vous, le jeu corporel est intéressant

Par Paule B. - 22 juin 2018 à 19h17

Le texte de Molière vécu par des contemporains mérite toute approbation.La mise en scène de Ludovic Lagarde en rend compte.Le jeu des acteurs est d'une jeunesse rafraîchissante .Des excès aussi:entre Marianne et son galant tous deux débraillés par leur jeu de l' amour au début, la fouille au corps de l'ami, la Frosine en revanche est un bonheur . De la corbeille les voix de Mariane, Elise et Maître Jacques n'étaient audibles que faiblement. Le comique ,surgi de l'introduction très intégrée de la technologie moderne pourrait réactiver le goût de ce théâtre usé par d'autres interprétations. La morale de l'argent qui ne fait pas le bonheur est plus à imputer au caractère d'Harpagon qu'à la possession.Harpagon c'est le Shylock de Shakespeare placé au centre de la pièce qui se devait de respecter les 3 unités. Reste à écrire une pièce où l'argent et celui qui le possède attire à lui, pour leur perte. Papillons brûlés par la lumière de leur idole..Un thème d'actualité sur lequel réfléchir. Merci pour ce beau travail qui redonne goût au théâtre classique.

l'avare Par Charles D. - 17 juin 2018 à 09h52

originalité de la mise en scène : parfaite perfection du texte de molière qui, 300 après, reste contemporain MAIS, parfois , dans les textes "criés", la compréhension est impossible. et pourquoi cette volonté de rendre ivre rosine : cela n'ajoute rien les autres interprètes sont parfaits et je recommanderai le spectacle où je suis allé après une critique de "la croix"

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Pas une ride ! Par Armand D. (1 avis) - 29 juin 2018 à 01h33

On pouvait avoir un doute sur la mise en scène résolument contemporaine et le texte de Molière (environ 350 ans). Contre toute attente... ça colle ! Dès le début de la pièce, "les codes" volent en éclats (j'entends par "les codes" une mise en scène classique d'une pièce de Molière) pour nous mettre dans le bain immédiatement. Harpagon et Valère sont grandioses ainsi que Frosine, ils passent d'un personnage comique à un personnage pathétique d'une manière remarquable, nous passons donc par toute la palette des émotions. Merci Molière et surtout merci à Ludovic Lagarde.

une lecture intéressante , très (trop?) contemporaine de l'Avare Par Paule M. (31 avis) - 24 juin 2018 à 11h03

L'action est située dans un entrepôt et on comprend (d'après le programme) qu'Harpagon fait de l'import export...Il y a des outrances (fouille au corps d'un valet, Frosine se met à boire..Le texte original a été coupé en particulier la scène où Anselme retrouve ses enfants. En revanche l'introduction des téléphones, tablettes portables et autres vidéos est judicieuse et bien amenée La lecture serait excellente si elle allégeait la pièce mais au contraire il y a des longueurs.. Par ailleurs pourquoi ne pas faire d'entracte? Chaque acteur est parfois bon , parfois très mauvais. La diction n'est pas toujours au rendez vous, le jeu corporel est intéressant

Par Paule B. (1 avis) - 22 juin 2018 à 19h17

Le texte de Molière vécu par des contemporains mérite toute approbation.La mise en scène de Ludovic Lagarde en rend compte.Le jeu des acteurs est d'une jeunesse rafraîchissante .Des excès aussi:entre Marianne et son galant tous deux débraillés par leur jeu de l' amour au début, la fouille au corps de l'ami, la Frosine en revanche est un bonheur . De la corbeille les voix de Mariane, Elise et Maître Jacques n'étaient audibles que faiblement. Le comique ,surgi de l'introduction très intégrée de la technologie moderne pourrait réactiver le goût de ce théâtre usé par d'autres interprétations. La morale de l'argent qui ne fait pas le bonheur est plus à imputer au caractère d'Harpagon qu'à la possession.Harpagon c'est le Shylock de Shakespeare placé au centre de la pièce qui se devait de respecter les 3 unités. Reste à écrire une pièce où l'argent et celui qui le possède attire à lui, pour leur perte. Papillons brûlés par la lumière de leur idole..Un thème d'actualité sur lequel réfléchir. Merci pour ce beau travail qui redonne goût au théâtre classique.

l'avare Par Charles D. (1 avis) - 17 juin 2018 à 09h52

originalité de la mise en scène : parfaite perfection du texte de molière qui, 300 après, reste contemporain MAIS, parfois , dans les textes "criés", la compréhension est impossible. et pourquoi cette volonté de rendre ivre rosine : cela n'ajoute rien les autres interprètes sont parfaits et je recommanderai le spectacle où je suis allé après une critique de "la croix"

Théatre de l'Odéon : L'Avare. Par Joseph D. (1 avis) - 14 juin 2018 à 22h05

Nous sommes venus à quatre et nous avons tous beaucoup apprécié cette interprétation de l'Avare. La confrontation de l'écriture originale et des adaptations tant dans le texte que dans le décor et surtout le jeux de tous les acteurs est très réussie. Je vous en félicite tous et en ai déjà largement parlé autour de moi.

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Spectacle terminé depuis le samedi 30 juin 2018

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