Gus

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Colline (Théâtre National) , Paris

Du 06 au 29 décembre 2017

JEUNE PUBLIC

,

Ados

,

Familial

,

Primaire

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Théâtre musical

« Peut-on souffrir d’être trop aimé ? Se remettre d’un abandon ? Peut-on aimer et abandonner ? Un chat qui griffe est-il nécessairement méchant ? Comment comprendre Gus ? Et surtout, Gus est-il heureux ? » Sébastien Barrier. Tout public à partir de 8 ans.
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Gus

De

Sébastien Barrier

,

Nicolas Lafourest

Mise en scène

Sébastien Barrier

Tout public à partir de 8 ans.

  • L'artiste et le chat

Dès le début de l’année 2017, alors qu’il présentait Chuncky Charcoal  à La Colline, Sébastien Barrier travaillait Gus. Du nom du chat de son ami guitariste Nicolas Lafourest, un chat trouvé dans une poubelle, arraché à sa famille alors qu’il n’était pas encore sevré. Bien qu’il fut couvé d’amour, Gus a développé un comportement et des phobies particuliers : anxiété, agressivité, méfiance, peur, angoisse, goût de la solitude et mélancolie persistante. De quoi attiser l’intérêt de Sébastien Barrier, qui nourrit un rapport à l’animalité métissé et une grande proximité aux félins.

Là se trouve l’analogie : tout comme un chat reste indomptable, un artiste ne peut forcer l’inspiration d’une création. Ni l’un ni l’autre ne se commandent. L’un et l’autre risquent de disparaître un jour. C’est ce rapport au risque, inhérent à la liberté, qu’entretient Sébastien Barrier dans ses spectacles. Sur un canevas déjà élaboré se brodent une immédiateté et une imprévisibilité inspirantes. Cette fragilité joyeuse sera renforcée par la porosité avec un public moins consensuel et plus naturel que sont les enfants ; promettant l’émergence de grands moments de spontanéité autour de la figure de Gus, chat plus attachant qu’il n’y paraît et célébration de la vie dans toute sa poésie.

  • Note d'intention

« Gus propose de brosser le portrait du chat éponyme. C’est celui de Nicolas Lafourest, guitariste et ami qui m’accompagnera sur ce spectacle. Nous jouons déjà ensemble au sein de Chunky Charcoal.

Quand, il y a trois ans, j’ai rencontré Nicolas, la découverte de son félidé ne m’avait pas non-plus laissé indifférent. Gus est en effet un chat singulier.

Pour la petite Histoire l’homme et le chat se sont trouvés un dimanche, il y a dix ans, aux abords du cinéma d’art et d’essai de la périphérie toulousaine dans lequel Nicolas officiait en tant que barman. Malgré son extraordinaire mémoire et son étrange capacité à se souvenir de presque toutes les dates qui jalonnent sa vie, Nicolas avait, ce jour-là, oublié de se munir d’un cadeau à offrir à sa compagne dont c’était pourtant l’anniversaire.

C’est sans doute le hasard qui mit ce chat sur son chemin. Plus précisément dans les poubelles du cinéma en question. La petite boule de poils noire et famélique d’un mois et demi qui deviendrait Gus y reposait au milieu des détritus, un panneau noué autour du cou portant, en lettres blanches sur fond noir, la mention « prenez-moi s’il vous plaît ».

Nicolas, curieux des rapports qu’hommes et bêtes peuvent nouer et déjà dépendant par ailleurs d’une relation forte avec un gros chien d’origine russe, Doudko – qui deviendra évidemment le meilleur ami de notre héros – s’est exécuté, et Gus devint ainsi le cadeau in-extremis de sa compagne.

Si Gus semble avoir manqué d’amour dans les premières semaines de sa vie au point qu’un humain l’abandonne, non-encore sevré, dans des poubelles, fussent-elles celles d’un cinéma d’art et d’essai, il n’en manqua plus jamais par la suite : Nicolas s’est dès lors employé à le couver d’affection.

Comment expliquer alors qu’il est devenu ce chat quasiment dangereux, qui siffle, gifle, crache, mord et griffe dès qu’un autre que lui s’en approche ? Pourquoi – question à laquelle le propre vétérinaire de Gus n’a pas le moindre début de réponse – a-t-il un jour perdu toutes ses dents du haut en quelques heures seulement ? Est-il normal que des parts entières de son pelage disparaissent et ré-apparaissent successivement au gré des errances de ses insondables humeurs ? Pourquoi Gus voue-t-il à la compagne de son sauveur une quasi détestation au point de s’épuiser parfois à redescendre de la chambre matrimoniale certains de ses vêtements pour les déposer, telles des proies mortes, devant la porte d’entrée de la maison ? Pourquoi reste-t-il si méfiant, sans cesse sur ses gardes, à l’affût de quelque danger, quand tout autour de lui n’est plus, désormais, qu’affection et sérénité ? Gus est-il déprimé ?

Déprimé de ne pas avoir été assez aimé, ou de l’être trop après ne pas l’avoir été du tout ? Peut-on souffrir d’être trop aimé ? Se remettre d’un abandon ? Peut-on aimer et abandonner ? Un chat qui griffe est-il nécessairement méchant ? Comment comprendre Gus ? Et surtout, Gus est-il heureux ? »

Sébastien Barrier

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