George Kaplan

Cartoucherie - Théâtre de la Tempête , Paris

Du 07 mai au 07 juin 2015
Durée : 1h30

CONTEMPORAIN

,

Coups de coeur

,

Avec les ados

Quel est le lien entre un groupe activiste clandestin en pleine dissolution, une équipe de scénaristes à la recherche d’un concept pour une série télé et un gouvernement aux prises d’un danger qui menace la sécurité intérieure du pays ? Un seul nom : George Kaplan. Une comédie irrésistible de Frédéric Sonntag.
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Spectacle terminé depuis le 07 juin 2015

 

Photos & vidéos

George Kaplan

De

Frédéric Sonntag

Mise en scène

Frédéric Sonntag

Avec

Alexandre Cardin

,

Florent Guyot

,

Lisa Sans

,

Jérémie Sonntag

,

Fleur Sulmont

  • Un personnage fantôme

George Kaplan est un personnage du film d’Alfred Hitchcock, La Mort aux trousses. On se souvient de l’avion poursuivant, dans cette séquence restée célèbre, Cary Grant dans un champ de maïs. Ce dernier interprétait un homme innocent que tout incriminait car pris pour un espion du gouvernement : le fameux George Kaplan.

Fasciné par ce personnage fantôme, Frédéric Sonntag a fait le choix de réinventer une identité collective, en racontant l’histoire d’un groupe d’archivistes qui se réunit pour tenter de se mettre d’accord sur ses activités, d’un groupe de scénaristes engagés par un mystérieux client, d’un gouvernement menacé par la sécurité intérieure du pays. Cela donne un cocktail explosif et vertigineux où tous les fantasmes sont permis. George Kaplan est partout, il nous guette, nous le guettons.

Dans cette comédie irrésistible, Frédéric Sonntag, auteur, metteur en scène, directeur de compagnie, questionne la passivité, la puissance manipulatrice, notre société individualiste et la menace universelle. Mais qui est ce George Kaplan à qui nous aurions tous envie de ressembler ?

  • La presse

« Frédéric Sonntag joue avec la théorie du complot, tout au long d’un texte malin et captivant. » Le Matricule des anges

« C’est fort habilement écrit, bien joué, malin et drôle. Avec suspense à la clé. (...) On sort plus intelligent de ce décryptage de nos narrations privées et publiques, de nos fantasmes individuels et collectifs. » Fabienne Pascaud, Télérama T

« Cette pièce est donc une composition brillante. On est par moment dans le mythe, dans le canular, dans la contre-fiction comme le dit au début l’un des activistes. Les comédiens sont très à l’aise dans tous les rôles. En sortant on a l’impression de voir des George Kaplan à tous les coins de rue ! » Stéphane Capron, sceneweb, 16 mai 2015

« Plus qu’un brillant exercice de style, cette pièce étrange questionne notre processus de construction du sens, notre besoin de rationalisation et les schèmes qui guident notre lecture du réel. Une aventure de spectateur aussi drôle que captivante… » Gwénola David, La Terrasse

« Ludique, malin comme diable, plaisant. » Armelle Héliot, Figaroscope

« D'une virtuosité et d'une drôlerie époustouflante, elle renverse la tête et les sens. Il faut aller la découvrir d'urgence au Théâtre de la Tempête. » Philippe Chevilley, Les Échos

« L’auteur et metteur en scène a du talent, de l’humour et des choses à dire sur la société. [...] Frédéric Sonntag imprime à sa mise en scène un rythme vif et nerveux. » Marie-Céline Nivière, Pariscope

« La réussite de « George Kaplan » tient à ce mélange acidulé entre le sérieux du propos sur le fond et le ton décalé des échanges, parfois à la limite du burlesque. » Marianne blog

  • Note d'intention

Qui est George Kaplan ?
George Kaplan est un personnage du film North by Northwest autrement intitulé en version française La Mort aux trousses, daté de 1959, un des films les plus célèbres d’Alfred Hitchcock, immortalisé par la poursuite de Cary Grant par un avion dans un champ de maïs et par une scène finale d’anthologie sur le Mont Rushmore. Si ces deux scènes appartiennent à la mémoire collective de l’histoire du cinéma, on ne garde souvent qu’un souvenir très flou du déroulement narratif qui y conduit et les relie et, très souvent, aucun souvenir de celui qui en est pourtant le personnage principal : George Kaplan.

Un résumé rapide : lors d’un déjeuner d’affaire, Roger Thornhill (Cary Grant), publicitaire, est pris par mégarde (lors d’une scène de quiproquo désarmante de simplicité et d’un classicisme théâtral absolu) pour un certain George Kaplan. Il est alors enlevé par un groupe de malfrats persuadés d’avoir affaire à George Kaplan, un espion du gouvernement lancé à leurs trousses. Ils tentent alors de le faire coopérer, puis devant son refus (légitime car Thornhill n’est véritablement pas George Kaplan) tentent de le supprimer. Roger Thornhill échappe alors de peu à la mort, et lorsqu’il cherche à lever le voile sur toute cette histoire il ne fait qu’aggraver son cas et se retrouve accusé à tort d’un meurtre commis sous ses yeux à l’O.N.U. Il n’a alors plus d’autre solution, pour tenter de prouver son innocence, que de fuir et de retrouver ce fameux George Kaplan avec lequel on s’obstine à le confondre.

Le film est ensuite une longue fuite en avant et la tentative d’un citoyen lambda, pris dans les rouages d’une histoire qui le dépasse, de prouver qu’il n’est pas celui qu’on croit qu’il est (George Kaplan) et de démontrer son innocence alors que tout l’incrimine. George Kaplan, s‘il est un personnage central de La Mort aux trousses, son point aveugle pourrait-on dire, est donc avant tout un non-personnage, une coquille vide, une pure fiction.

Du film à un projet de pièce
J’entretiens depuis longtemps un rapport de fascination pour George Kaplan personnage fantôme s’il en est, Roger Thornhill ne se retrouvant à incarner George Kaplan que malgré lui. Cette identité fictive à laquelle on essaie de donner un semblant de réalité et qui finit par en recouvrir une par le plus grand des hasards, trouvait une résonnance particulière avec certains de mes thèmes et de mes préoccupations concernant les espaces de friction et de confusion entre réel et fiction, la définition des identités et leurs limites, ainsi que leur potentielle perméabilité.

À partir de ce personnage, a donc commencé à mûrir le projet d’une pièce au centre de laquelle se trouverait un certain George Kaplan sans qu’il soit pourtant jamais incarné, sans qu’il soit pourtant jamais aperçu ; une pièce où on n’aurait de cesse de parler de George Kaplan, sans que pourtant jamais il n’apparaisse. Comme dans le film, George Kaplan serait ce point aveugle à partir duquel se construirait toute la pièce. Une pièce qui s’intitulerait, évidemment, George Kaplan.

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ClaudeM (24 avis) 04 juin 2015

Autour de l'identité pièce attachante sur le thème de l'identité construite autour de l'argumentaire de la Mort aux trousses. beaucoup de clins d'oeil, et une construction élaborée sur trois plans. Conviction et entrain…
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