Eugénie Grandet ou l’argent domine les lois, la politique et les mœurs

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Théâtre 13 - Seine , Paris

Du 25 février au 29 mars 2020
Durée : 1h40

CLASSIQUE

,

Avec les ados

,

Comédie de moeurs

Derrière des vitres poussiéreuses, six acteurs se volent la parole pour nous faire découvrir Eugénie Grandet comme figure de résistante ! Cette « femme, qui n’est pas du monde, au milieu du monde » se dresse avec force contre l’autorité paternelle et le pouvoir de l’argent. Ce roman aux héros ordinaires interroge notre quotidien et ses motivations : jusqu’où l'argent peut-il nous déshumaniser ? Entre dénonciation politique, hymne à l'amour et humour balzacien, le spectacle apparaît comme un formidable miroir de notre époque et une invitation à la lutte !
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Eugénie Grandet ou l’argent domine les lois, la politique et les mœurs

De

Honoré de Balzac

Mise en scène

Camille de la Guillonnière

Avec

Hélène Bertrand

,

Lara Boric

,

Erwann Mozet

,

Pélagie Papillon

,

Charles Pommel

,

Lorine Wolff

La représentation sera suivie d'une rencontre avec l'équipe artistique du spectacle.

  • L'argent et l'amour

En laissant sonner la musique de Balzac, les acteurs, tantôt en solo, en duo, trio, quatuor, quintet et même en sextet, nous livrent l'histoire d'Eugénie. Ici, pas de réécriture ni de distribution de rôles, uniquement le roman offrant, seul, ses péripéties. Les acteurs, plutôt que de donner à voir, donnent à imaginer. Comme quand nous nous laissons peu à peu gagner par une histoire lorsque nous lisons un roman, les acteurs, en portant ces mots, se laissent peu à peu gagner par l’émotion et l’incarnation.

Nous plongeons ici dans une terrible société provinciale, faite de calculs et de mesquineries. Derrière les portraits au vitriol des « Cruchots » et des « Desgrassins », personnages tous plus sales et plus faux les uns que les autres, apparaissent les femmes de la famille Grandet : Nanon la bonne, au physique disgracieux mais à la force herculéenne, Madame Grandet, jaune comme un coing, et sa fille Eugénie, réduite à la naïveté infantile par un père totalitaire. Derrière ces figures tristement comiques se dresse le père Grandet, carnassier qui domine le drame, prêt à bondir, manipulant à loisir tout ce petit monde.

Derrière la tragédie domestique se révèle la toute-puissance de l'argent qui dirige notre rapport à l'autre. Pour le père Grandet, l'autre n'existe que comme moyen de réaliser quelque profit et tractation financière. Sa fille, Eugénie est une enfant brimée qui, à l’âge de raison, choisit de refuser le monde paternel qu’on lui propose, préférant l’amour à l’argent, l’humanité́ à l’individualisme. Le choix d'Eugénie, à l'heure où le capitalisme semble être le seul modèle de société possible, nous met face à notre propre responsabilité. Qu'est-ce qui dirige notre quotidien ? L'être ou l'avoir ? Balzac apporte un début de réponse : dans les mains d'Eugénie, richissime héritière de son avare de père, l'argent devient un moyen et non un but.

  • La presse

« Le metteur en scène s’efface pour laisser place à une maîtrise parfaite des mots et du sens. Un théâtre de texte et d’acteurs, délicat et engagé. » I/O La Gazette des festivals

« Un roman offert dans toute sa splendeur narrative, porté parune véritable troupe théâtrale qui joue à l’unisson. » Vaucluse matin

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