Dieu habite Düsseldorf

Lucernaire , Paris

Du 10 avril au 08 juin 2019
Durée : 1h10

COMEDIE & BOULEVARD

,

Absurde

Monsieur 1 et Monsieur 2. Chacune présente l’un des personnages en homme médiocre, timide, inapte, inoffensif, jamais en révolte. Ils ne sont pas des héros mais plutôt des zéros qui s’empêtrent dans des discussions irrésistibles sans queue ni tête.
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Spectacle terminé depuis le 08 juin 2019

 

Photos & vidéos

Dieu habite Düsseldorf

De

Sébastien Thiéry

Mise en scène

Eric Verdin

Avec

Renaud Danner

,

Eric Verdin

  • Monsieur tout le monde

Le texte Dieu Habite Düsseldorf est décomposé en sept séquences mettant en scène deux hommes : Monsieur 1 et Monsieur 2. Chacune présente l’un des personnages en homme médiocre, timide, inapte, inoffensif, jamais en révolte. Ils ne sont pas des héros mais plutôt des zéros qui s’empêtrent dans des discussions irrésistibles sans queue ni tête.

Monsieur 1 et Monsieur 2 sont des êtres sans nom de famille, numérotés, purs produits d’un monde qui couve et contrôle des inadaptés, des handicapés, des incapables. Aussi angoissés et plus désemparés que jamais, ils parlent de tout et de rien et surtout n’importe comment.

Leurs dialogues loufoques sont peut-être, au fond, l’inventaire désenchanté d’une contemporaine et irrémédiable solitude. Une comédie loufoque et cruelle par le maître du non-sens où deux hommes cherchent désespérément à corriger leurs incapacités pour devenir enfin banals comme tout le monde.

  • La presse

« L'ensemble est mené dans un formidable climat de tranquillité apocalyptique. » Gilles Costaz

  • Farce futuriste

Dieu Habite Düsseldorf est une farce futuriste qui se déroule dans un monde plastique et suranné rappelant Orange mécanique, mais pour les ratés : plutôt une sorte de « Banane pathétique », de cauchemar burlesque. Dans un étrange laboratoire dialoguent deux êtres vaguement ringards : Monsieur 1 et Monsieur 2.

Plus proches du zéro que du héros, ils n’ont pas d’amis, pas de sexe, plus de famille, bref : ils en ont un peu marre de leur vie, ils en ont jusque-là, ça commence à suffire, il faut agir. Produits numérotés d’un monde qui surveille et évalue les inutiles et les incapables, ils vont alors alterner les rôles du dominé ou du dominant, du quidam ou du chef de service, dans d’irrésistibles et absurdes discussions.

  • Note d'intention

Les premiers textes de Sébastien Thiéry, Dieu habite Düsseldorf et Sans ascenseur mettent en scène deux hommes, Monsieur 1 et Monsieur 2 : des êtres sans nom de famille, numérotés, purs produits d’un monde qui couve et contrôle des inadaptés, des handicapés, des incapables. Un monde où les hommes sont triés par incompétences, n’ont pas d’amis, pas de sexe, pas de femme, plus de parents. Ils sont proches de zéro, des zéros plutôt que des héros. Impuissants et lâches, ils n’arrivent même pas à se supprimer. Ils sont condamnés à dialoguer, à échanger.

L’ensemble des sketchs compose un catalogue d’incapacités poussées à leur paroxysme jusqu’à l’absurde. On veut se comporter normalement, être comme tout le monde, se prénommer Alain, mais les tares qu’on véhicule sont tellement énormes qu’on n’arrive plus à trouver sa place dans la relation. Qu’on essaye de créer du lien social ou affectif, qu’on joue au docteur et au malade, au marchand et au client, à ami-ami, tout finit toujours par se dérègler. C’est pathétique et hilarant. On s’est posé la question : Et si les sketchs de Sébastien Thiéry décrivaient un monde réel, qui existe vraiment, quel monde ce serait ?

On pense à Orange mécanique, à Lynch, à Brazil, à la série Black Mirror, où l’étrangeté et le décalage sont susceptibles de faire irruptions à tout moment et provoquent tantôt une inquiétude, tantôt un rire. Un univers de cauchemar, de film d’anticipation où un médecin vous handicape, où le sexe n’est plus organe génital mais accessoire ménager, où on empaille vivant…

La scénographie du spectacle empruntera au clinique et au ludique. Peut-être à l’atelier d’un savant fou ou au bureau d’un contrôleur qualité. Un espace blanc, plastique, stérilisé, signe d’un processus de désincarnation, expression d’une menace latente, mettant en lumière les anormalités, les imperfections de nos petits bonshommes qui les condamneraient au rejet et au malheur, espace en « négatif », révélant leurs gesticulations de perdants, et rendant leurs désirs encore plus cruellement drôles.

Éric Verdin et Renaud Danner

Le texte Dieu Habite Düsseldorf est décomposé en sept séquences mettant en scène deux hommes :

Monsieur 1 et Monsieur 2. Chacune présente l’un des personnages en homme médiocre, timide,

inapte, inoffensif, jamais en révolte. Ils ne sont pas des héros mais plutôt des zéros qui s’empêtrent

dans des discussions irrésistibles sans queue ni tête.

Monsieur 1 et Monsieur 2 sont des êtres sans nom de famille, numérotés, purs produits d’un monde

qui couve et contrôle des inadaptés, des handicapés, des incapables. Aussi angoissés et plus

désemparés que jamais, ils parlent de tout et de rien et surtout n’importe comment. Leurs dialogues

loufoques sont peut-être, au fond, l’inventaire désenchanté d’une contemporaine et irrémédiable

solitude.

Une comédie loufoque et cruelle par le maître du non-sens où deux hommes cherchent

désespérément à corriger leurs incapacités pour devenir enfin banals comme tout le monde.

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Jean francois A. (1 avis) 28 avril 2019

Dieu habite Düsseldorf Très bon duo d'acteurs. De l'absurde et de l'humour. A voir.
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