
Résumé
La mise en scène
La Compagnie Divinas Palavras
Paco et Tonho partagent une chambre dans un taudis de São Paulo. Sans le sou et vivant de petits boulots, l’un rêve d’une flûte, l’autre d’une paire de chaussures...
Une pièce légendaire et bouleversante de l’auteur Plínio Marcos, qui dénonce les difficultés de la jeunesse brésilienne. Un cri contre la violence et l’exclusion.
La mise en scène de Deux perdus dans une nuit sale s’inspire du langage direct et dépouillé du texte. C’est sur le corps et la voix des acteurs que la mise en scène s’appuie. Des corps marqués par le désespoir du manque d’argent et de la solitude. Corps qui s’enferment en eux-mêmes, soumis au besoin de survivre et à la peur de l’autre - cet état si répandu dans nos grandes villes.
La sordide chambre de pension qu’ils occupent nous frappe par sa pénurie et son manque de confort. Plus qu’une chambre, nous trouvons un abri contre les intempéries, presque une cachette. Sous un éclairage peu contrasté, deux lits croulants, deux sièges, une penderie, le tout improvisé avec des caisses en bois.
Il s’agit ici de créer une mise en scène qui rehausse les deux éléments à mes yeux fondamentaux dans l’art théâtral : la dramaturgie et l’interprétation - éléments tout aussi primordiaux dans l’œuvre de Plinio Marcos.
João Pires
Née à Rio de Janeiro et installée à Paris en 2001, elle se consacre à la divulgation d’auteurs de langue portugaise.
Présenté au XI Festival du Théâtre Portugais, au Studio 14 Paradis et à Avignon, Deux perdus... est son troisième spectacle. En préparation, Un certain nommé Judas, d’après la comédie de Martins Penna.
157, rue Pelleport 75020 Paris