Des rangées / Epluche ce qu’il en reste

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Echangeur , Bagnolet

Du 13 au 28 octobre 2007
Durée : 2h20, entracte compris

CONTEMPORAIN

Deux spectacles : Épluche ce qu'il en reste de Marie Marfaing et Des rangées de Catherine Vallon.
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Spectacle terminé depuis le 28 octobre 2007

 

Des rangées / Epluche ce qu’il en reste

De

Daniil Harms

,

Catherine Vallon

Mise en scène

Marie Marfaing

,

Catherine Vallon

Avec

Philippe Allée

,

Stéphanie Auberville

,

Séverine Batier

,

Aurélie Coppens

,

Ghislain de Fonclare

,

Éric Feldman

,

Jean-Michel Fête

,

Alban Gérôme

,

Tamara Schmidt

,

Anne Seiller

,

Pierre Tourette

Épluche ce qu'il en reste
Des rangées

  • Épluche ce qu'il en reste

Mise en scène et scénographie Marie Marfaing.
Avec Stéphanie Auberville, Jean-Michel Fête, Pierre Tourette et Anne Seiller.
Rythmé par trois courts textes de Daniil Harms : Ounivers, Dispute et Le rêve.
Par la Cie L'enjambée.

250 kg soit 2 hommes et 2 femmes, 3 textes de Daniil Harms, 1 liste de verbes d’action culinaire, 1 kg de carottes, 1 sac de pommes de terre, 1 sac de farine, 2 belles pommes, 4 rouleaux de ruban adhésif, 9 tables encastrables, dont une à roulettes, 4 économes et couteaux, 6 cartons d’emballage (dimension du cadre de table), 2 plexis (de même dimension), 1 miroir (de la dimension d’un plateau de table), 4 miroirs (sensiblement plus petits), 1 micro, 1 réchaud, 1 poêle à frire, 1 marmite d’eau frémissante.

Eplucher, trancher, séparer, lier les éléments les uns aux autres, mêler les goûts, mélanger les odeurs
Prenons une boîte
- magique, une scène.

En jouant avec cette boîte, peuplée de tables
Qui cadrent, décadrent, recadrent des morceaux de corps,
En jouant avec des miroirs qui les reflètent,
Qui reflètent le dessus ou le dessous-de-table,
En jouant avec des caches, des cartons,
Des plexis, du ruban adhésif
Qui découpent et recomposent ces morceaux de corps,
Et révèlent, par défaut, un autre point de vue
Vu d’un autre oeil,
Un tableau alors se dévoile,
Une vision-illusion de ce que nous savons du monde apparaît,
Puis fait place à une autre,
Et ainsi, si ce n’est à l’infini,
Au moins dans une infinité de regards.

"Quant à la commission sanitaire, après avoir vu Kalouguine au cours de sa tournée des appartements, elle le déclara antisanitaire et inutilisable, et elle ordonna au comité des locataires de le jeter avec les ordures."Daniil Harms Le Rêve 22 août 1936

Dispute et Rêve sont publiés aux éditions Bourgois, traduction Jean-Philippe Jaccard
Ounivers est publié aux éditions Verdier, traduction Yvan Mignot.

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  • Des rangées

Conception et mise en scène Catherine Vallon.
Avec Philippe Allée, Séverine Batier, Aurélie Coppens, Alban Gérôme, Tamara Schmidt et en alternance Eric Feldman et Ghislain de Fonclare.
Par la Cie Le Dithyrambe.

Cinq acteurs, ni personnage, ni figure, « des solitudes », hantent un espace de chaises, chaises de tout genre, absolument disparates, semblables et différentes, récupérées ici et là, de bois, de fer, de paille… Ils ne parlent pas, seuls leurs regards disent. Livrés à leur vulnérabilité, ils sont défaillants, et décalés. Ce sont des êtres singuliers aussi tragiques que comiques.

Vêtus de blouses, ou de chemises, ils font penser à des travailleurs, des vendeurs, des ouvriers, des médecins, des banquiers, des soldats, des prisonniers, des aliénés, des maîtres, des élèves, des enfants, des hommes et des femmes… Leur identité n’est jamais tranchée. Ils sont constamment à la recherche de leur place. Les chaises posées là comme des invitations à s’asseoir, exposent la verticalité difficile de ces corps « fatigués » d’arpenter.

Agençant ces chaises dans l’espace de la scène, se débattant, les acteurs tracent des limites, des lieux clos, ils créent des « milieux », jamais définissables en soi, écoles, prisons, entreprises, hôpital, salle des fêtes…

Dans cet espace de jeu chaque solitude va à la rencontre d’une autre, des autres. Ces solitudes réunies, forment une communauté, une petite société : un petit peuple malmené.

"J’aimerais donner à contempler ces Solitudes en prise à l’ordre établi, les contempler jusqu’à s’abîmer le regard, pour retrouver l’aspiration de l’espace vacant, de l’imprévu..." C. V.

« Catherine Vallon a créé un dispositif de travail, capable de capter les failles souterraines de notre époque... et qui sillonnent aussi le théâtre public... tout en avançant l’idée d’un théâtre autre, tourné vers la rencontre de l’autre et qui n’est autre qu’à être animé par cette question de l’autre... » Marie-Mai Corbel

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