Béatrice Massin - Que ma joie demeure

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Théâtre Jean Arp , Clamart

Le 13 décembre 2014
Durée : 60 minutes

MUSIQUE & DANSE

,

Coups de coeur

La chorégraphe Béatrice Massin nous restitue le côté ludique et somptueux de la danse baroque, tout en flirtant avec la danse contemporaine sur un fond d’allégresse. Un dialogue de plaisir entre la musique éclatante de Bach et la danse.
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Spectacle terminé depuis le 13 décembre 2014

 

Béatrice Massin - Que ma joie demeure

De

Béatrice Massin

Avec

Céline Angibaud

,

Bruno Benne

,

Sarah Berreby

,

David Berring

,

Laura Brembilla

,

Olivier Collin

,

Laurent Crespon

,

Damien Dreux

,

Adeline Lerme

,

Gudrun Skamletz

Avec un J comme joie
Note d'intention
La Compagnie Fêtes Galantes
Pourquoi la danse baroque ?

  • Avec un J comme Joie

C’est une (petite) injustice qui se trouve réparée : la danse baroque n’avait pas encore eu vraiment droit de cité sur les grandes scènes parisiennes. Béatrice Massin et sa compagnie Fêtes galantes, va donc ouvrir le bal.

Le cinéaste Gérard Corbiau qui lui avait commandé les pas savants de son film Le roi danse, et Bob Wilson, des conseils pour Les Fables de La Fontaine. Et Béatrice Massin continue ses propres recherches sur le patrimoine chorégraphique français du XVIIe et XVIIIe siècle, avec une rare vitalité.

Sa danse baroque a ceci de particulier qu’elle abonde de références mais ne sombre jamais dans la nostalgie. Que ma joie demeure en est le meilleur exemple : dix danseurs sont réunis sur scène dans des costumes aux tons vifs, longues vestes rouges, roses, jaunes qu’ils tomberont plus tard avec grâce. Très vite, on retrouve sur scène ce langage baroque codifié, main légèrement repliée, bras tendu, petits sauts.

Mais l’art de Béatrice Massin n’est pas figé : elle y ajoute des effets de lignes chorégraphiques qui se croisent dans un canevas sophistiqué, des batailles rangées entre quatuor de danseurs, des courses au rythme trépidant du plus bel effet contemporain aussi.

Le plus beau est encore à venir dans cette danse à la musicalité enjouée sur les Concertos brandebourgeois de Bach : pas de deux irrévérencieux, roulades au sol et petits coups frappés du talon. Il est alors difficile de résister à cette joie qui se diffuse sur le plateau et entraîne le spectateur dans un univers tout à la fois baroque et actuel.

Chez Béatrice Massin, on danse comme on respire : et avec Joie.

Ph. N

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  • Note d'intention

 " Si le corps du danseur était un instrument de musique... Si la Compagnie Fêtes Galantes devenait un orchestre chorégraphique...

Un sol rouge, éclatant, conçu pour devenir sous les pieds des danseurs un instrument de musique laissant sonner les " glissés " , les " tombés " , les " frottés " spécifiques à la danse baroque.

Des costumes sobres permettant de lire les corps. Un jeu de couleurs chaudes et lumineuses, jouant sur une harmonie, des nuances subtiles propres à chaque interprète. Un détail vestimentaire, clin d’œil, nécessaire pour installer une complicité avec le monde baroque.

Une architecture chorégraphique à partir de phrases, très lisibles d’abord, à l’unisson puis en canons, en fugues, en questions, en réponses, en sujets, en contre-sujets.

Un son recherché et longuement étudié des pas, base de la phrase chorégraphique, partant de l’ensemble parfait pour aller vers la plus grande des polyphonies.

La musique de J. S. Bach se glisse alors dans cette charpente chorégraphique conçue pour l’accueillir et jouir de son dynamisme et de sa plénitude. La musique arrive donc en contraste ou en prolongement des climats installés par la danse.

La danse est un complément, une prolongation de la musique. Il y a des moments où seul le son des pas des danseurs accompagne les mouvements. Cela permet de mieux apprécier le moment où cette danse en silence se fond dans la musique.

Un dialogue de plaisir entre la musique et la danse ; le mouvement indispensable à la musique et à la musicalité de la danse. " 

Béatrice Massin

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  • La Compagnie Fêtes Galantes

La Compagnie Fêtes Galantes, créée en 1993, approfondit sa recherche sur les multiples aspects de la danse baroque. Elle étudie, entre autres, les nombreuses partitions chorégraphiques qui traduisent la fantaisie des chorégraphes de l’époque et l’immense liberté d’interprétation laissée aux danseurs.

Les pas et les trajets sont notés, mais pas l’utilisation des bras, des mains, les mouvements de tête etc. C’est à la lecture libre de ces partitions par Béatrice Massin et ses danseurs que la compagnie développe une interprétation et un style propres.

Le dialogue entre la musique et la danse est une constante des XVIIe et XVIIIème siècles. Béatrice Massin recherche, elle aussi, cette relation de complicité, avec les musiciens de la compagnie qui participent à ses spectacles, de leur conception à leur réalisation.

La Compagnie Fêtes Galantes envisage ses créations, comme des voyages entre le monde baroque et la sensibilité contemporaine. C'est ainsi qu’elle s'est constituée, peu à peu, un répertoire de pièces chorégraphiques.

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  • Pourquoi la danse baroque ?

Pour Béatrice Massin, la rencontre avec l’époque baroque confirme sa volonté de considérer le corps dansant comme un instrument musical.

Son choix de la danse « baroque » est déterminé par le désir de toujours composer sur la musique de l’époque qui EST mouvement, énergie, vitalité.

Elle est convaincue que les compositeurs de cette époque avaient eux-mêmes la mémoire de la danse.

En concevant ses chorégraphies à partir de ces musiques, elle complète ainsi la partition musicale.

Cette musique est conçue par et pour des personnes en constante mobilité, pratiquant quotidiennement la danse et de nombreuses activités physiques. La musique EST danse, la danse lui donne d’ailleurs ses rythmes et ses phrasés. Elle est une écriture spatiale de la musique.

Musique et danse parlent le même langage, celui de la sarabande ou du menuet, voire de la gavotte ou de la passacaille.

Concevoir ses chorégraphies sur les musiques du XVIIe et du XVIIIe siècles est primordial pour Béatrice Massin. Cela lui permet une grande liberté de composition, avec un goût pour l’improvisation. Des chorégraphies à dramaturgie importante, où la danse est théâtralisée (Charpentier des ténèbres, Pimpinone) à l’abstraction d’une architecture en mouvement (Water Music, Que ma joie demeure), tout devient possible. Il s’agit de ne pas confondre ornement et maniérisme : l’ornement souligne un point fort, quand trop d’ornementation crée le maniérisme.

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