
Ici, en Occident, l’adoption n’échappe pas à l’extraction sociale, aux déséquilibres globaux ni aux logiques coloniales qui l’ont façonnée. À partir de 14 ans.
À partir de 14 ans.
Les adopté·es en héritent malgré elleux et s’opposent aux formes que ces violences continuent de prendre. Amal, prénom équivoque qui donne bien sens à la douleur. Elle a mal. Depuis son baptême, ce jour où il faut donner un prénom à une enfant que l’on va abandonner.
Il y a longtemps, voire toujours, la mère s'est retirée, l’enfant adulte cherche des empreintes dans le sable mouillé. Entre crise d’identité et quête de ses origines. Amal est une création pour le théâtre intimiste, entremêlée de poèmes, qui remontent le cours de l'histoire jusqu'au parcours d'une exilée enceinte.
La précarité pousse d'abord la jeune mère à confier sa fille à l'assistance publique jusqu'à être dans l'obligation d'abandonner son enfant. Au départ, une naissance, et 30 ans plus tard, un dossier administratif ouvert à l'Aide sociale à l'enfance. Un renversement inattendu, assaisonné de colère, de tristesse. Déclamer et partager, c'est se réapproprier l'histoire et la légitimité d'exister.
Faire taire le silence d’un passé ignoré. Cette pièce est la trace d’un lien qui existe. Puisse-t-il trouver écho dans d’autres histoires.
18 rue de l'Orillon 75011 Paris