Adriana Mater

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Opéra Bastille , Paris

Du 30 mars au 18 avril 2006
Durée : 2h40 avec entracte

MUSIQUE & DANSE

C'est une création mondiale à l'Opéra Bastille. Peter Sellars met en scène cet opéra en langue française. Le livret est signé Amin Maalouf, la musique Kaija Saariaho et l'oeuvre pose des interrogations très contemporaines.
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Spectacle terminé depuis le 18 avril 2006

 

Adriana Mater

De

Amin Maalouf

,

Kaija Saariaho

Mise en scène

Peter Sellars

Avec

Patricia Bardon

,

Gordon Gietz

,

Jouni Kokora

,

Solveig Kringelborn

,

Stephen Milling

En langue française.

  • Un opéra qui pose des interrogations contemporaines

Adriana Mater se passe dans un pays en guerre. Aucun n’est désigné nommément, mais il n’est pas interdit de songer, en guise de référence mentale, à telle ou telle province balkanique dans les dernières années du siècle révolu.

Adriana, une jeune femme joviale et passionnée, est victime d’un viol. Son agresseur n’est pas un combattant ennemi, c’est un homme de sa propre communauté, et même l’un de ceux qui ont pris les armes sous prétexte de la protéger des « autres ».

Tombée enceinte, elle refuse de se débarrasser de l’embryon ; à sa sœur qui le lui conseille, elle répond que l’enfant qu’elle porte est le sien, non celui du violeur. Toutefois, en son for intérieur, elle n’en est pas si sûre. L’enfant à naître porte deux sangs, celui de la victime et celui du bourreau, et Adriana se demande avec angoisse s’il sera Abel ou bien Caïn, mais n’est-ce pas là une question qu’auraient pu se poser toutes les mères depuis Eve ? Cette inquiétude la poursuivra tout au long de sa grossesse, puis pendant l’enfance de son fils, qu’elle prénommera Yonas. L’heure de vérité sonnera lorsque celui-ci, devenu jeune homme, apprend que son père, l’agresseur de sa mère, qui avait fui le pays à la fin de la guerre, est de retour. Yonas jure de le tuer, et Adriana ne cherche pas à l’en dissuader.

Les interrogations qui sont au cœur de ce drame sont celles que nous impose le monde où nous sommes lâchés : Peut-on donner la vie dans un environnement de violence et de mort ? Peut-on faire confiance à l’avenir quand on sait de quoi nos congénères sont capables ? Doit-on pardonner en toutes circonstances ? Le pardon est-il courage ou couardise ?

Les dilemmes auxquels doivent faire face les protagonistes d’Adriana Mater sont ceux de tous nos contemporains, hommes ou femmes. Et aussi ceux que nous impose, depuis toujours, notre condition humaine.

Amin Maalouf

Opéra en sept tableaux (2006), Livret d’Amin Maalouf
Direction musicale : Esa-Pekka Salonen
Mise en scène : Peter Sellars
Décors : George Tsypin
Lumières : James F. Ingalls
Informatique musicale IRCAM
Réalisation informatique musicale : Gilbert Nouno
Chef des Choeurs : Peter Burian
Adriana : Patricia Bardon
Refka : Solveig Kringelborn
Tsargo : Stephen Milling, Jouni Kokora (le 10 avril)
Yonas : Gordon Gietz

Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris

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