Compositrice, chanteuse, pianiste, Pauline Viardot fait partie des figures de la vie musicale française de la seconde moitié du XIXe siècle.
Née Pauline Garcia en 1821, elle grandit au sein d’une famille espagnole de musiciens. Son père, Manuel est ténor. Ami proche de Lorenzo da Ponte, le célèbre librettiste de Mozart, il a participé à la création du Barbier de Séville de Rossini. Sa mère Joaquina Sitchez est aussi artiste lyrique. Elle enseigne très tôt le chant à Pauline, qui travaille son piano auprès de Franz Liszt. Le virtuose voit en elle une future concertiste. Mais le décès brutal, en 1836, de sa sœur Maria, la « Malibran », promise à une très grande carrière selon ses contemporains, va bouleverser la vie de Pauline. Sa mère décide qu’elle remplacera Maria et la destine à une carrière lyrique. En 1839, Pauline Garcia tient son premier rôle à l’opéra, la Desdémone d’Otello de Rossini. Parallèlement, elle poursuit sa carrière de pianiste, seule ou à quatre mains avec Clara Wieck, future madame Robert Schumann. En 1840, elle se marie avec Louis Viardot, critique musical et directeur de théâtre.
Pauline Viardot est très vite reconnue par le monde musical et devient influente. Gravitent autour d’elle de nombreux musiciens, artistes, et même écrivains comme George Sand, qu’elle réunit régulièrement à son domicile parisien. Gounod lui destine son opéra Sapho, Saint-Saëns lui dédie Samson et Dalila. Brahms, Schumann, Fauré composent pour elle également. Cependant, le couple Viardot, républicain convaincu, va s’éloigner de la France lors de l’accession au pouvoir de Napoléon III, en 1849. Pauline Viardot s’installe quelque temps à Baden-Baden, où elle compose beaucoup. Elle va se produire jusqu’à Saint-Pétersbourg, et sera l’une des premières artistes à faire connaître le répertoire russe en Europe occidentale.
Elle revient à Paris en 1859, et triomphe dans Orphée et Eurydice de Gluck, qu’Hector Berlioz a remanié en français à son intention. Quelques années plus tard,sa voix fatiguée l’oblige à mettre un terme à sa carrière lyrique. Elle se concentre alors sur la composition et l’enseignement de l’art lyrique à de futures chanteuses. En 1874, les Viardot s’installent à Bougival, dans une demeure de maître offerte par leur ami très proche, l’écrivain Ivan Tourgueniev, qui réside sur le même terrain. Dans les alentours, vit Georges Bizet qu’elle soutient.
Pauline Viardot s’éteint à 89 ans. Longtemps publiée, son œuvre est actuellement en train de renaître.
Athénée Théâtre Louis-Jouvet, Paris
Cendrillon est le dernier opéra de Pauline Viardot, compositrice, pianiste et cantatrice, qui est l’une des grandes figures oubliées de la vie musicale française du XIXe siècle. Créé en 1904, l’ouvrage est une variation lumineuse du conte de Perrault, qui rend le destin de l’héroïne plus réaliste et plus humain sans altérer le merveilleux de l’histoire.
Théâtre des Champs-Elysées, Paris
Une date symbolique et des artistes prestigieux pour célébrer les femmes compositrices à travers l'histoire.
Théâtre le Ranelagh, Paris
Opéra-Comique, Paris
Ménilmontant, Paris
L'Azimut - Théâtre F. Gémier / P. Devedjian, Antony
Théâtre des Sources, Fontenay-aux-Roses
Village, Neuilly-sur-Seine