
Deux visions du romantisme naissant : l’une introspective et poignante, l’autre plus ardente et conquérante, à éprouver au plus près de l’époque de composition dans l’interprétation historique de l’Orchestre des Champs-Élysées et son chef fondateur Philippe Herreweghe, de retour à La Seine musicale pour éclairer l’authenticité et la modernité de deux œuvres majeures.
Deux visions du romantisme naissant : l’une introspective et poignante, l’autre plus ardente et conquérante, à éprouver au plus près de l’époque de composition dans l’interprétation historique de l’Orchestre des Champs-Élysées et son chef fondateur Philippe Herreweghe, de retour à La Seine musicale pour éclairer l’authenticité et la modernité de deux œuvres majeures.
Connu et reconnu dans la musique ancienne, Herreweghe évolue en réalité au milieu des partitions du XIXe siècle depuis longtemps. Il a d’ailleurs gravé une magnifique intégrale des symphonies de Beethoven.
Mais d’abord, la soirée s’ouvrira sur la Symphonie n° 8 de Schubert, fascinante de mystère. Inachevée, elle déploie en deux mouvements une intensité lyrique bouleversante, dans un perpétuel jeu d’ombre et de lumière, caractéristique du compositeur. Murmurée et grave, elle se fait ensuite tendrement chantante et irradie d’un chaleureux éclat dans l’Andante. À ses côtés, la Symphonie n° 7 de Beethoven rayonne elle aussi. Elle est portée par un élan rythmique quasi dansant et une attention sensible du chef au phrasé qui fait respirer le tissu orchestral. L’énergie ne s’épuisera que dans le final, incandescent.
1, cours de l'Ile Seguin 92100 Boulogne-Billancourt