
Plateau partagé réunissant Steven Nacolis et Alexandre Fandard-Augier-Spindler.
À partir de 10 ans.
Durée : 30 minutes
Figure géométrique, symbolique et universelle, le cercle permet de multiplier les narrations tout en préservant son abstraction. Ainsi, si la trajectoire effectuée par ce corps-satellite peut répondre à la force gravitationnelle d’un trou noir autant qu’au désir d’émancipation d’un être humain, Vortex n’en reste pas moins une pièce qui use des procédés de répétition et de transformation du mouvement pour nous interroger sur la relation corps-espace-temps. Son et lumière participent de cette recherche et concourent à la dramaturgie de la pièce.
Durée : 30 minutes
Dans cette nouvelle création, Alexandre Fandard-Augier-Spindler, artiste plasticien et chorégraphe aux origines afro-caribéennes, s'engage à plonger au cœur de la mémoire antillaise et créole pour interroger notre rapport à la mémoire et à l’identité et a célébrer la pluralité. Ce travail s'inscrit comme le dernier volet d'une trilogie d'autoportraits, où chaque pièce dévoile une facette de son identité et de son parcours artistique. Dans le premier volet, intitulé Quelques-uns le demeurent et inspiré par la citation de Beckett « Nous naissons tous fous, quelques-uns le demeurent », il y explore une altérité radicale, celle qui est en chacun de nous. Dans Comme un symbole, il s’empare de la figure du banlieusard et propose exploration allégorique et picturale de l’univers de la banlieue, décortiquant les stéréotypes socioculturels.
Ce qu'ils nous laissent se présente comme une ode aux métissages et aux luttes, un témoignage de la richesse des influences qui ont façonné la culture créole. L’artiste s'inspire des récits de vie, des chants et des danses des Antilles, tout en les réinterprétant à travers un prisme contemporain. Ce dialogue entre le passé et le présent, entre mémoire et modernité, permet de célébrer un « Éden » culturel, un espace où se rencontrent les traditions ancestrales et les expressions artistiques actuelles. Cet Éden, symbole de beauté et de fertilité, devient une métaphore de la culture créole en tant qu'entité vivante, dynamique et en constante évolution.
Au cœur de cette nouvelle création se trouve une quête d'héritage, une recherche sur les racines culturelles des Caraïbes. Alexandre entend mixer des éléments de danses folkloriques traditionnelles, telles que le belé (une danse rythmée de la Martinique, imprégnée de chants et de percussions), le damier (une danse et technique de combat) et le gwoka (une danse guadeloupéenne accompagnée de chants et de tambours, symbole de résistance et d'identité). La whipping dance (une pratique développée par l'artiste qui mélange la technique de lutte du damier martiniquais et la pratique du fouet, qu'il développe depuis plusieurs années également en tant que plasticien, où le fouet a remplacé dans son atelier le pinceau) constitue une autre facette de cette fusion. Pour découvrir et vivre l'histoire des peuples antillais, leurs luttes, leurs élans de vie et leur résilience.
Les musiques qui accompagnent cette œuvre mélangeront sonorités issues des racines africaines, caraïbéennes, indiennes et également européennes plus contemporaines pour créer un paysage sonore onirique et commun à la fois. Ce solo devient ainsi un espace de vibration. À travers cette œuvre, Alexandre Fandard-Augier-Spindler aspire à transcender les frontières culturelles, à célébrer la pluralité et à rappeler que la mémoire, bien qu'ancrée dans le passé, continue d'influencer notre présent et notre avenir.
Ce qu'ils nous laissent interroge notre rapport à la mémoire et à l'identité, tout en rendant hommage à la beauté des cultures créoles et à leur pouvoir de résilience. C'est une célébration de la diversité, une affirmation de l'héritage vivant des Caraïbes, qui, à travers la danse, s'épanouit et se réinvente sans cesse.
16, rue Georgette Agutte 75018 Paris