
La shakespearienne ouverture du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn avant l’exigence du violoncelle de Schumann.
Schumann voyait dans l’ouverture du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn « un ruissellement de jeunesse ». Et pour cause : le compositeur prodige l’écrit à dix-sept ans. Sa musique saisit l’essence de la comédie shakespearienne en restituant le murmure des fées comme l’ardeur des amants ou le braiment d’un âne.
En son temps, le Concerto pour violoncelle de Schumann fut perçu comme une œuvre insolite. Rares étaient alors les musiciens à s’intéresser au violoncelle et à ses potentialités expressives. Ces partis pris devaient pourtant augurer de la fortune de ce concerto, donné ici sous l’archet vibrant d’Anastasia Kobekina.
Le chef Dinis Sousa et l’Orchestre de chambre de Paris complètent ce programme avec la Symphonie n° 36, « Linz », de Mozart. Composée en quatre jours seulement lors d’un passage de Mozart et Constance à Linz pour un concert sollicité par le théâtre de la ville, elle exprime la verve de l’urgence d’un auteur « contraint d’écrire une symphonie à toute allure ».
Mendelssohn, Le Songe d’une nuit d’été, ouverture op. 21
Schumann, Concerto pour violoncelle op. 129
Mozart, Symphonie n° 36 K. 425 « Linz »
15, avenue Montaigne 75008 Paris